Le Journal de Quebec

42 heures à Rimouski

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Le fleuve, de nombreux Québécois le voient sept jours sur sept, 365 jours par année. On en vient à l’oublier! À Rimouski, «là où le fleuve commence à se donner des airs d’océan», on le goûte, on l’observe, on le visite et on se rappelle.

15 h | Arrivée au Bic

À notre arrivée vers Rimouski, par la route 132, le parc national du Bic 1 se déploie dans toute sa splendeur. Les chevreuils, au nombre de six, nous accueillen­t. Le dépaysemen­t est au rendez-vous. La superficie du parc est petite, 33,2 kilomètres carrés, mais tout y est: caps, baies, anses, îles et montagnes. Parce que le kayak en mer, ce n’est pas comme en rivière ou sur un lac, l’instant est parfait pour en faire la découverte, d’autant plus que des phoques se prélassent au soleil, près du rivage.

19 h | Repos et saveurs à L’auberge du Mange Grenouille

Une auberge théâtrale, mais accessible, pourquoi pas? On entre dans l ’ Au berge du Mange Grenouille 2 comme dans un musée, mais sans ambiance guindée. Découvrir chaque détail, chaque toile, chaque aspect décoratif nous prendra du temps, mais du temps bien investi. 22 chambres, toutes différente­s, s’offrent à nous. Un lit par chambre, pas de télévision, jardin d’eau, jardins fleuris, bar et ambiance intime, il ne reste plus qu’à attendre le coucher du soleil sur la terrasse récemment agrandie pour admirer l’un des plus beaux au monde. Le chef Jean-Félix St-denis, exilé de Montréal, propose des menus inspirés, avec tous les classiques du boeuf, les poissons et les fruits de mer. Nous commandons le menu dégustatio­n avec accords mets-vin et nous nous assoupisso­ns après un passage au célèbre bar «La Buvette», où musique et bons verres se côtoient.

9 h | Excursions sur l’île Saint-barnabé

Départ le matin, nous choisisson­s la route 132 plutôt que l’autoroute 20, pour profiter du panorama. Au quai, chaque demi-heure, un bateau transporte les randonneur­s sur l’île Saint-barnabé 3 maintenant de propriété pu-blique. Appareils-photo en mains, nous allons à la rencontre des nombreux hérons et des 72 espèces d’oiseaux qui gravitent autour de l’île. Nous marchons côté sud, où la ville de Rimouski se déploie. Côté nord, c’est le fleuve à perte de vue. Le temps est suspendu et des panneaux d’interpréta­tion nous font retourner en arrière, à l’époque où une quinzaine de naufrages se sont succédé autour de l’île et où la

contreband­e d’alcool faisait rage. Le 18 $ par personne vaut le coût. Surprise juste avant le départ, nous surprenons un orignal, qui a fait le chemin à marée basse.

12 h 30 | Burger de crabe au Bistro La Réserve

Au Centre-Ville, les endroits pour manger sont nombreux et présentent tous un cachet particulie­r. Nous arrêtons notre choix sur le Bistro La Réserve 4, pour sa table originale, mais abordable. Pour moins de 20 $, nous dégustons une crème de panais et un burger de crabe et ses accompagne­ments.

14 h | L’histoire… à pied

Après ce bref répit, nous tentons d’en apprendre plus sur l’histoire de la ville de Rimouski, par son architectu­re et son patrimoine. Découvrir l’historique d’une ville à travers ses bâtiments est une façon originale de s’imprégner de l’histoire. Trois circuits différents se font aisément à pied, à travers 27 panneaux d’interpréta­tion. Scieries et moulins, la croix lumineuse, la salle de spectacle Desjardins-télus, la Maison Gauvreau (qui loge aujourd’hui une goûteuse chocolater­ie) et l’histoire de l’immense incendie du centre-ville de 1950 sont racontés. Nous faisons le chemin du retour sur la passerelle, en bordure du fleuve St-laurent.

16 h | Le Bien Le Malt

Les pieds fatigués, c’est l’heure de s’arrêter le temps d’une dégustatio­n alcoolisée. La brasserie artisanale Le Bien Le Malt offre une panoplie de produits brassés sur place. On y apprend que les ingrédient­s utilisés sont presque exclusivem­ent québécois. Nous découvrons à ce moment qu’une route des bières au Bas-saint-laurent et en Gaspésie vient d’être élaborée. Nous nous promettons une seconde visite dans la région, au son du «tchin» de nos verres.

18 h 30 | Souper de la mer

La vue du fleuve nous appelle de nouveau. C’est à l’étage de la Capitainer­ie que le Restaurant de la Marina 7 nous attend. C’est l’heure de goûter les fruits de mer, poissons, homards et crabes, sans compromis.

20 h 30 | Une nuit dans un sous-marin

Claustroph­obe s’abstenir, l’expérience de passer la nuit dans un sous-marin, au modeste coût de 75 $, vaut le déplacemen­t. Baluchon à l’épaule, nous sommes accueillis par un capitaine d’armes, qui nous fait revivre le quotidien des marins à bord de l’onondaga le premier sous-marin accessible au public au Canada. Tels des matelots d’une autre époque, nous faisons nos classes afin d’obtenir notre insigne de sous-marinier. Avant le dodo, une soirée cinéma nous propose un film tourné à bord d’un sous-marin comme celui qui nous accueille. Le temps d’une nuit, impossible de ne pas se sentir comme ces hommes, qui vivaient confinés pendant des mois dans un sous-marin de 90 mètres. Tôt le matin, le déjeuner est servi et nous laissons place aux visiteurs, qui profiteron­t aussi du Musée Empress of Ireland, dont l’histoire de sa constructi­on en 1906 jusqu’au naufrage qui fit 1012 victimes en 1914, est racontée. Une visite s’impose aussi sur les anciens bâtiments de la station de phare et le Phare de Pointe-au-père l’un des plus hauts au Canada.

9 h 30 | Le Canyon des Portes de l’enfer

Avant le retour, un détour s’impose à Saint-narcisse-de-rimouski au Canyon des Portes de l’enfer Le Canyon s’étire sur près de cinq kilomètres, entre des parois resserrées et abruptes, atteignant parfois jusqu’à 90 mètres de hauteur. Nous parcourons les sentiers pédestres jusqu’à la plus haute passerelle suspendue au Québec, haute de 63 mètres. Vivre l’enfer? Nous descendons 300 marches jusqu’au niveau de la rivière avant de les remonter.

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Rimouski, «là où le fleuve commence à se donner des airs d’océan».
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