Le Journal de Quebec

C’est quoi la mort?

- LOUISE DESCHÂTELE­TS louise.deschatele­ts@quebecorme­dia.com

La mort, quel grand mot! Comme catholique romaine, j’ai appris à l’école que Dieu avait dit à Adam « Si vous mangez de ces pommes, vous mourrez. » Donc la mort est le prix à payer pour la désobéissa­nce d’ève et Adam envers Dieu. Dans les évangiles nous apprenons que la mort est un sommeil tellement profond que seule la voie de Dieu pourra nous en réveiller.

À mon avis personnel, la mort est un moment de paix accordé à l’homme par Dieu dans sa grande bonté, pour lui permettre de se reposer des crimes et des horreurs commises sur terre à l’instigatio­n de Satan qui prend les terriens en otage pour assouvir sa haine. La mort c’est aussi la séparation d’avec les gens qu’on aime et qui nous aiment. Par exemple, quand bébé pleure et que papa et maman ferment la porte de sa chambre pour marquer la séparation, la coupure, et bien bébé se laisse mourir. On appelle ça d’ailleurs le syndrome du nourrisson.

Mais qu’on appelle ça le syndrome du nourrisson, le suicide de l’adolescent, le repos du guerrier, ou la déficience cardiaque de l’adulte, c’est du pareil au même. Il s’agit d’une détresse morale qui devient trop grande pour que l’humain puisse la supporter. Le refuge devient alors la mort qui se présente comme un repos, une fin de la souffrance et de la détresse. Pourquoi les gens pleurent-ils devant la mort? Parce que dans le fond d’eux-mêmes, ils ressentent sans trop s’en rendre compte, la détresse qui a causé la mort, parce que la mort est en elle-même une chose belle, puisqu’elle est un don de Dieu.

La mort c’est ce que j’ai demandé à mon libérateur pour apaiser ma détresse morale. Celle que personne ne veut m’aider à surmonter. La mort c’est un état où l’être qui en profite est en repos profond, et qui souvent pour ceux qui survivent aux morts, représente un débarras. La mort c’est ce que certaines personnes repoussent le plus loin possible parce qu’elles ont encore envie de voir le soleil se lever ou la pluie tomber. La mort, c’est une chose simple et douce, qui a une connotatio­n différente pour chacun.

Anonyme

Votre lettre m’a rendue profondéme­nt mal à l’aise tant vous faites de liens entre des choses qui ne se comparent pas. Le suicide est la conséquenc­e de la volonté de quelqu’un d’abréger ses souffrance­s morales. Mais le syndrome de mort subite du nourrisson, et non pas le syndrome du nourrisson, n’a rien à voir avec un geste volontaire suite à un rejet quelconque de l’enfant par ses parents. Il est impossible à quiconque de repousser la mort, puisque l’humain n’a aucun pouvoir là-dessus. En ce qui concerne votre détresse morale cependant, je vous souligne que vous seule pouvez prendre les moyens de la soulager. Plus spécifique­ment avec l’aide un(e) thérapeute.

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