Le Journal de Quebec

Unis par l’haltérophi­lie

La famille Darsigny s’investit dans son sport depuis de nombreuses années

- Mathieu Boulay l Mboulayjdm

SAINT-HYACINTHE | Il est rare de voir plusieurs membres d’une famille avoir la piqûre pour le même sport. C’est pourtant parfaiteme­nt le cas avec les Darsigny en haltérophi­lie.

Tout a commencé quand Yvan Darsigny s’est mis à fréquenter Kim Barré, alors qu’ils étaient tous les deux des athlètes de haut niveau.

«Je me rappelle qu’il y a eu un déclic entre nous lors d’une compétitio­n», a raconté celui qui a pris part aux Jeux olympiques de 1984 et de 1992.

«Ce n’est pas rare que des couples se forment en haltérophi­lie en raison de nos nombreuses heures d’entraîneme­nt», a ajouté sa conjointe Kim Barré.

Quelques années plus tard, le couple a eu trois enfants: Tali (18 ans), Matt (14 ans) et Shad (13 ans).

UNE PIQÛRE FAMILIALE

Ceux-ci n’ont pas tardé à suivre les traces de leurs parents.

«Kim était policière alors que je voulais continuer à m’entraîner, s’est remémoré Yvan Darsigny. Je n’avais pas d’autre choix que de les emmener au gymnase.

«Quand ils ont eu 6 ou 7 ans, ils ont pris conscience de ce que je faisais dans la vie. Ils jouaient avec des petites barres et soulevaien­t de petites charges. Ils étaient déjà doués et ils ont pogné la piqûre par la suite.»

«Tout s’est fait naturellem­ent et ça n’a jamais été une obligation pour eux, a précisé Mme Barré, qui a la responsabi­lité de la logistique de la famille à tous les niveaux. Je suis contente que mes enfants aient une passion dans laquelle ils peuvent se développer et être fiers d’eux.»

DES RÉTROACTIO­NS à LA MAISON

Comme dans n’importe quel clan, les jeunes Darsigny ont leur lot de défis. Celui qu’ils vivent au quotidien est d’être dirigés par leur paternel au club de la Machine Rouge.

Une situation qui a des avantages et des inconvénie­nts selon les principaux intéressés.

«On peut avoir des rétroactio­ns à la maison, a souligné Tali Darsigny. En étant proches, on peut aussi établir des

stratégies de compétitio­n.

«Je crois cependant qu’il est plus sévère avec nous qu’avec les autres du club. Je ne le vois pas de façon négative. Ça ne peut que nous aider.»

«C’est un entraîneur exceptionn­el, a indiqué Shad Darsigny. S’il nous entraîne comme il le faisait pendant sa carrière, je crois que nos chances seront meilleures d’atteindre nos objectifs.»

objectif Jo de 2020 et 2024

Que ce soit Tali, Matt ou Shad, ils ont tous pour objectif de participer aux Jeux olympiques à l’instar de leur père.

«Tokyo 2020, c’est mon objectif principal, a déclaré Tali Darsigny, qui a terminé huitième aux derniers championna­ts du monde junior en Turquie. Si mon corps et mes études me le permettent, j’aimerais aussi faire ceux de 2024.»

Quant à Matt et Shad, il est plus logique qu’ils prennent part aux JO de 2024. On verra s’ils seront en mesure de repousser les standards établis et de conserver la passion qui caractéris­e si bien ce quintette maskoutain.

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Une famille complète d’haltérophi­les: de gauche à droite, Shad, Kim, Matt, Tali et Yvan Darsigny.

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