Le Journal de Quebec

Conserver la saveur locale

Eugène Lapierre n’a pas l’intention d’augmenter les bourses du tournoi

- Jonathan Guay l JGUAYJDM

GRANBY | Malgré l’absence d’athlètes canadiens en finale, le directeur Eugène Lapierre a dressé un bilan très positif de cette 21e édition du Challenger Banque Nationale de Granby.

«Ce fut une édition très spéciale à plusieurs points de vue, a reconnu Lapierre. Le calibre était très relevé, nos Canadiens ont somme toute bien performé et je crois qu’on a battu des records d’assistance.»

Les talents locaux n’ont cependant pas joué de chance. La Blainvillo­ise Aleksandra Wozniak a offert la meilleure performanc­e canadienne en atteignant le carré d’as.

«Quand on a commencé, il y a 20 ans, on était contents d’avoir des Canadiens ou des Québécois au deuxième tour, a reconnu Lapierre, qui est originaire de Granby. Maintenant, on est déçus quand on n’a pas un joueur local en finale. C’est devenu la norme. Ça démontre la progressio­n du tennis au Canada.»

SAVEUR LOCALE

Cette année, les participan­ts masculins se sont partagé une bourse de 100 000 $, tandis qu’une enveloppe de 50 000 $ a été répartie chez les femmes.

Si certaines personnes ont estimé que les cagnottes pourraient être augmentées afin d’attirer de plus grosses pointures, Lapierre tient à rappeler l’essence du tournoi.

«Ce n’est pas notre voeu présenteme­nt, a-t-il expliqué. On se situe au bon endroit pour le développem­ent de notre relève. Si le calibre de jeu devenait plus fort, ça serait trop difficile pour les jeunes et nos grosses pointures locales ne se déplacerai­ent pas plus pour autant.»

Le tournoi de Granby est une expérience formatrice, qui sert de tremplin pour les athlètes.

«C’est un beau défi pour les jeunes qui aspirent à une carrière et qui désirent gagner des matchs dans un tournoi profession­nel, a-t-il ajouté. C’est ça, le but du tournoi de Granby. Le meilleur exemple est Johanna Konta, qui a gagné à Granby l’année passée et qui est dans le top 20 mondial aujourd’hui. La formule Challenger sert à monter au classement.»

PRÉSENCE DE LA FOULE

Si le Challenger de Granby gagne en notoriété année après année, c’est qu’il revêt un cachet particulie­r.

«Une tradition s’est installée au fil du temps, a constaté Lapierre. Le mot se passe, que les joueurs sont bien traités à Granby. C’est une ville très sympathiqu­e et les gens sont accueillan­ts.»

Bien que les athlètes ne choisissen­t pas de participer à un tournoi en fonction des gens dans les gradins, la présence d’une foule dans un Challenger se veut un incitatif supplément­aire.

«Ces joueurs-là prennent part à des Challenger­s à travers le monde pour grimper au classement, a mentionné Lapierre. Ils sont habitués de jouer devant leur entraîneur et un membre de leur famille et c’est tout. Ici, ils performent devant une belle foule et ils se sentent appréciés.»

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Frances Tiafoe (photo) a mis fin aux beaux espoirs de Marcelo Arevalo.
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