1985 Un ri­pou tueur de flics

Le 3 juillet 1985, au lieu de fê­ter l’an­ni­ver­saire de la ville de Qué­bec, c’est avec conster­na­tion que les ci­toyens ap­pre­naient que deux po­li­ciers mu­ni­ci­paux avaient été abat­tus au pe­tit ma­tin, au cours d’un vol par ef­frac­tion com­mis dans le parc in­dus­tri

Le Journal de Quebec - - CAHIER 50 ANS -

Les deux pa­trouilleurs, Jacques Gi­guère, 43 ans, et Yves Tê­tu, 25 ans, ré­pon­daient au dé­clen­che­ment d’une alarme dans les bu­reaux d’un dé­pôt den­taire. Le po­li­cier Gi­guère avait été abat­tuet son col­lègue,dans le com­mer­ceTê­tu, près de leur au­to-pa­trouille. Au­cun des deux n’avait uti­li­sé son arme, même si six coups de feu avaient été en­ten­dus.

UN CHOC TER­RIBLE

Le sur­len­de­main, le sergent Serge Le­febvre de la po­lice de Sainte-foy était ar­rê­té après une chasse à l’homme im­pli­quant des po­li­ciers de Qué­bec, de Sainte-foy et de la Sû­re­té du Qué­bec. Il avait ten­té de se sui­ci­der sur le pont de Qué­bec, en se ti­rant une balle dans le tho­rax à l’aide de son arme de ser­vice. Cette nou­velle lais­sa les po­li­ciers et la po­pu­la­tion sous le choc. Le sergent Le­febvre, dé­co­ré pour son cou­rage lors d’une prise d’otages en 1981, sur­vé­cut à sa bles­sure et plai­da cou­pable. Il fut condam­né à la pri­son à per­pé­tui­té avec un mi­ni­mum de 25 ans fermes.

UN PO­LI­CIER POUR­RI

Dix jours avant le drame, l’alarme qui était nor­ma­le­ment bran­chée au poste de Sainte-foy avait été trans­fé­rée à ce­lui de Qué­bec. Le­febvre n’était pas au cou­rant et comme il était en pa­trouille dans le sec­teur, il croyait être le pre­mier ap­pe­lé sur les lieux après son mé­fait, comme d’ha­bi­tude. Sur­pris par ses col­lègues de Qué­bec en fla­grant dé­lit, il les avait abat­tus en vi­dant son ré­vol­ver. De­vant la Com­mis­sion de po­li­cier po­lice de sur Sainte-foy,le corps en 1986, l’ex-sergent Le­febvre avoua avoir per­pé­tré au­de­là de 400 vols entre 1969 et 1985. Au dé­but avec un com­plice, par la suite seul, en em­ployant tou­jours la même mé­thode. Il fra­cas­sait la porte du com­merce, s’em­pa­rait de la pe­tite caisse, ré­pon­dait à son ré­par­ti­teur qu’il s’oc­cu­pait de l’alarme et ren­trait faire son rap­port sur l’hy­po­thé­tique vol par ef­frac­tion. Une fa­çon d’opé­rer simple, ef­fi­cace et sans dan­ger… jus­qu’au 3 juillet 1985.

Rap­pe­lons que le 3 juillet 1985, à 4 h 30 du ma­tin, Serge Le­febvre a été sur­pris par deux po­li­ciers au mo­ment où il com­met­tait un vol au Dé­pôt den­taire Ca­na­da, dans le parc in­dus­triel Jean-ta­lon.

yves Tê­tu et Jacques Giguère furent tués alors qu’ils croyaient ré­pondre à un simple ap­pel de rou­tine.

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