Frap­pés par une tor­nade d’une in­ten­si­té « plu­tôt rare »

Les ré­si­dents de la mu­ni­ci­pa­li­té s’af­fai­raient au net­toyage hier à Saint-julien

Le Journal de Quebec - - ACTUALITÉS - ELI­SA CLOUTIER

La tor­nade de force 2 qui a com­plè­te­ment pul­vé­ri­sé une mai­son mo­bile à Saint-julien dans Chau­dière-ap­pa­laches est d’une in­ten­si­té « plu­tôt rare » au Québec, se­lon En­vi­ron­ne­ment Ca­na­da.

« On en rap­porte en­vi­ron cinq ou six par an­née au Québec », in­dique le mé­téo­ro­logue Alexandre Pa­rent. La ma­jo­ri­té des tor­nades ob­ser­vées en pro­vince sont de ca­té­go­rie 0 à 1, pré­cise-t-il.

En­vi­ron­ne­ment Ca­na­da pré­cise que des vents souf­flant entre 180 et 220 km/h ont été en­re­gis­trés mer­cre­di à Saint-julien.

« Sur la trajectoire où la tor­nade a été le plus in­tense, près de 95 % des arbres sont cas­sés ou dé­ra­ci­nés. Et ce sont des arbres de 20 à 30 cen­ti­mètres de dia­mètre », a ob­ser­vé le mé­téo­ro­logue, qui s’est ren­du sur les lieux afin d’ana­ly­ser l’étendue des dé­gâts.

M. Pa­rent ajoute que le cor­ri­dor tou­ché at­teint plu­sieurs ki­lo­mètres de long et près de 200 mètres de large.

Les ré­si­dents de la mu­ni­ci­pa­li­té de 400 âmes s’af­fai­raient au net­toyage des routes hier, alors que plu­sieurs étaient tou­jours in­ac­ces­sibles en rai­son d’arbres et de fils élec­triques tom­bés au sol.

« J’ai trois bû­che­rons avec moi pour ra­mas­ser les dé­gâts et les arbres. Mais sur­tout, il faut re­don­ner le cou­rant aux ci­toyens », a in­di­qué l’ins­pec­teur municipal Éric Fau­cher, vi­si­ble­ment dé­bor­dé.

DOM­MAGES IM­POR­TANTS

Se­lon lui, il est en­core trop tôt pour chif­frer les dom­mages, qui se­ront « immenses », as­sure-t-il. « Ce sont des terres à bois qui ont été dé­truites. Il y en a un qui avait 8000 en­tailles sur son éra­blière et il lui en reste 1500 », énu­mère l’ins­pec­teur.

Lors du pas­sage du Jour­nal mer­cre­di, plu­sieurs ré­si­dents es­ti­maient leurs dom­mages à plu­sieurs di­zaines de mil­liers de dol­lars.

CAM­PAGNE DE SO­CIO­FI­NAN­CE­MENT

De son cô­té, la fa­mille Bois­son­neault a mis sur pied une cam­pagne de so­cio­fi­nan­ce­ment pour ai­der le couple qui a vu sa mai­son être anéan­tie par la tor­nade. La ré­si­dence n’était pas as­su­rée.

« Cette ca­tas­trophe nous lais­sant sans do­mi­cile et sans rien du tout nous force à de­man­der votre aide, car cette mai­son n’est qu’un tas de dé­bris », est-il in­di­qué sur le site One­dol­lar­gift.

AU­CUNE AIDE FI­NAN­CIÈRE

Le mi­nis­tère de la Sé­cu­ri­té pu­blique pré­cise qu’au­cune aide fi­nan­cière ne se­ra ac­cor­dée aux ré­si­dents, puisque « les dom­mages à un bâtiment ré­sul­tant de vents vio­lents sont as­su­rables, donc non ad­mis­sibles au Pro­gramme gé­né­ral d'aide fi­nan­cière lors de si­nistres réels ou im­mi­nents ».

« Le pro­gramme pré­voit néan­moins une aide fi­nan­cière pour les mu­ni­ci­pa­li­tés ayant dé­ployé des me­sures d’in­ter­ven­tion ou de ré­ta­blis­se­ment ou dont les biens es­sen­tiels ont su­bi des dom­mages lors d’un si­nistre », a in­di­qué le porte-pa­role Pa­trick Har­vey.

PHO­TOS COUR­TOI­SIE ET YVES CHARLEBOIS, AGENCE QMI

Cette grange de Saint-julien a été com­plè­te­ment dé­truite par les vents vio­lents. En mor­taise, une mai­son mo­bile a été ba­layée par la tor­nade, mer­cre­di. Des dé­bris de l’ha­bi­ta­tion se sont re­trou­vés des deux cô­tés du 3e rang Ouest.

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