La SQ ne peut pa­trouiller sans sièges élec­triques

225 VUS pour­raient seule­ment être uti­li­sés le jour

Le Journal de Quebec - - ACTUALITÉS - DA­VID PRINCE ET AMÉ­LIE ST-YVES

Le contrat de tra­vail des po­li­ciers de la SQ exige que les véhicules soient mu­nis de sièges élec­triques, ce qui fait en sorte que 225 VUS pour­raient ne plus être uti­li­sés pour la pa­trouille la nuit, se­lon une note en­voyée aux po­li­ciers.

La conven­tion col­lec­tive des po­li­ciers sti­pule que les sièges de véhicules de po­lice doivent être ré­glables par com­mande élec­trique pour li­mi­ter au­tant que pos­sible les maux de dos, cau­sés entre autres par le port d’équi­pe­ments à la cein­ture.

DE BONS SIÈGES

« Un cein­tu­ron, avec une di­zaine de livres d’équi­pe­ments au­tour, en plus des véhicules qui ra­pe­tissent tout le temps avec les an­nées font en sorte que ça de­vient de plus en plus dif­fi­cile d’être bien ins­tal­lés.

C’est pour ça que ça prend des bons sièges élec­triques », ex­plique le pré­sident de l’as­so­cia­tion des po­li­cières et po­li­ciers pro­vin­ciaux du Québec, Pierre Veilleux.

Les po­li­ciers syn­di­qués de la SQ ont re­çu une note cette se­maine, ob­te­nue par Le Jour­nal, dans la­quelle on peut lire que 225 véhicules uti­li­taires Ford « Po­lice In­ter­cep­tor » des an­nées 2016 et 2017 n’ont pas un siège pas­sa­ger élec­trique.

« Par consé­quent, l’uti­li­sa­tion de ces véhicules se­ra li­mi­tée aux po­li­ciers tra­vaillant sur la re­lève de jour, et ce, compte te­nu de la pré­sence re­quise de 2 po­li­ciers par vé­hi­cule après 19 h », peut-on y lire.

La porte-pa­role de la SQ Mar­tine Asselin dit que cette me­sure n’a rien coû­té à la SQ.

« Les po­li­ciers qui le dé­si­rent peuvent conti­nuer d’uti­li­ser les Ford In­ter­cep­tor la nuit. C’est à leur choix.

La plu­part conti­nuent de les prendre, même s’ils n’ont pas de siège élec­trique », a-t-elle dit.

LEUR CHOIX

Le pré­sident du Syn­di­cat, Pierre Veilleux, ex­plique que les sièges élec­triques per­mettent des ajus­te­ments pré­cis à au moins quatre ni­veaux, dont mon­ter et des­cendre.

Les sièges ma­nuels se li­mitent à avan­cer ou re­cu­ler et à l’in­cli­nai­son du dos­sier », a-t-il jus­ti­fié.

Un pa­trouilleur peut pas­ser la moi­tié de son temps dans son vé­hi­cule, et même s’en ser­vir comme poste de tra­vail.

« On a dé­ci­dé de laisser les po­li­ciers les uti­li­ser de fa­çon vo­lon­taire. Si ja­mais ils veulent pa­trouiller à deux avec ces véhicules-là, ils le peuvent, mais il n’y a pas d’obli­ga­tion. Nous, on ne le re­com­mande pas non plus à cause des pro­blèmes de dos », pour­suit M. Veilleux.

Il a été en­vi­sa­gé de faire rem­pla­cer les sièges avant droits pour faire ins­tal­ler des sièges élec­triques, mais Ford ne ga­ran­ti­rait plus que ces véhicules soient aus­si sé­cu­ri­taires en cas d’im­pact.

« Mais il ne faut pas se leur­rer, le vé­hi­cule va at­teindre son ki­lo­mé­trage maxi­mal tôt ou tard », pré­cise M. Veilleux en ajou­tant que cer­tains 2016 sont dé­jà en fin de vie, et que les mo­dèles 2018 au­ront des sièges élec­triques des deux cô­tés.

PHO­TOS D’AR­CHIVES, STEVENS LE­BLANC ET COUR­TOI­SIE

Des Ford In­ter­cep­tor de la SQ comme ce­lui-ci ne res­pectent pas la conven­tion col­lec­tive des po­li­ciers. En mor­taise, une par­tie du mé­mo envoyé aux po­li­ciers pour leur si­gni­fier les règles à suivre à pro­pos du siège de pas­sa­ger des Ford In­ter­cep­tor.

MAR­TINE ASSELIN Lieu­te­nante

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