Chaos à la Mai­son-blanche ? « Fake News », ré­torque Trump

Le pré­sident fait fi des cri­tiques et vante une Mai­son-blanche « bien hui­lée »

Le Journal de Quebec - - MONDE -

WA­SHING­TON | (AFP) Do­nald Trump a ten­té hier de dis­si­per l’im­pres­sion te­nace d’une pré­si­dence dys­fonc­tion­nelle, où les dé­parts se suc­cèdent à un rythme ef­fré­né sur fond de dé­ve­lop­pe­ments ju­di­ciaires lourds de me­naces.

« Les Fake News [...] adorent par­ler de chaos à la Mai­son-blanche, alors qu’ils savent qu’il n’y a pas de chaos, juste une “ma­chine bien hui­lée” avec des pièces rem­pla­çables ! », a-t-il tweeté.

Ob­jet de l’em­por­te­ment pré­si­den­tiel ma­ti­nal ? Un ar­ticle du New York Times af­fir­mant que sa fille Ivan­ka et son gendre Ja­red Ku­sh­ner ont joué un rôle dans le dé­part, an­non­cé mer­cre­di, de l’avo­cat de la Mai­son-blanche Don Mcgahn.

Ils n’ont « RIEN à voir » avec ce­la, a-t-il ré­tor­qué, après une sé­rie de tweets dans les­quels il dé­signe une nou­velle fois les mé­dias comme « l’en­ne­mi du peuple ».

La ro­ta­tion au sein du cercle rap­pro­ché du pré­sident de la pre­mière puis­sance mon­diale n’a – en soit – rien d’ex­cep­tion­nel tant la pres­sion est forte, l’exposition maxi­male.

Mais la fré­quence des dé­parts – vo­lon­taires ou for­cés – les condi­tions sou­vent ro­cam­bo­lesques de leur an­nonce, et les réactions a pos­te­rio­ri de cer­tains « exi­lés » ren­forcent l’image d’un pré­sident tem­pé­tueux qui ap­pré­cie peu le dé­bat contra­dic­toire et les voix dis­so­nantes.

DOS­SIER OMAROSA

Au coeur de l’été, c’est l’une de ses ex-conseillères, Omarosa Ma­ni­gault New­man, dont le rôle exact a tou­jours été dif­fi­cile à cer­ner, qui a ré­glé ses comptes par livre in­ter­po­sé avec ce­lui qui l’avait ren­due cé­lèbre grâce à son émis­sion de té­lé­réa­li­té The Ap­pren­tice.

Le pré­sident des États-unis a ré­pon­du par une salve d’in­sultes sur Twit­ter sur cette « folle dingue » qui n’est « ja­mais ar­ri­vée à rien ».

Dans cette at­mo­sphère de mé­fiance et dé­fiance, les proches conseillers du pré­sident sont sou­vent à la peine pour ex­pli­ci­ter, ar­gu­men­ter ou dé­ve­lop­per les tweets pré­si­den­tiels.

Fait ré­vé­la­teur : le point de presse quo­ti­dien du porte-pa­role de l’exé­cu­tif, tra­di­tion an­cienne à la Mai­son-blanche, a pra­ti­que­ment dis­pa­ru.

En toile de fond, une sé­rie d’en­quêtes en cours, au pre­mier rang des­quelles celle du pro­cu­reur spécial Ro­bert Muel­ler sur l’in­gé­rence russe dans la pré­si­den­tielle, qui em­poi­sonnent la « West Wing », qui vit au rythme des ré­vé­la­tions.

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