Re­de­ve­nir maître chez lui

À Monza, Fer­ra­ri vise rien de moins qu’un pre­mier titre en sol ita­lien de­puis huit ans

Le Journal de Quebec - - SPORTS -

MONZA | (AFP) Huit ans que Fer­ra­ri n’a plus triom­phé de­vant les ti­fo­si à Monza, mais la Scu­de­ria a de bonnes chances de mettre fin à cette di­sette lors du Grand Prix d’ita­lie di­manche, 14e manche d’une sai­son qui l’a vue re­de­ve­nir la pre­mière force en For­mule 1.

Les chiffres ne disent pas tout. Si le Bri­tan­nique Le­wis Ha­mil­ton et son écu­rie Mer­cedes do­minent les clas­se­ments des pi­lotes et des construc­teurs avec res­pec­ti­ve­ment 17 et 15 points d’avance, la mo­no­place ita­lienne est ma­ni­fes­te­ment la plus per­for­mante.

Le GP de Bel­gique l’a dé­mon­tré la se­maine der­nière : si la pluie, sous la­quelle il ex­celle, a per­mis à Ha­mil­ton de s’ad­ju­ger la po­si­tion de tête, son ri­val al­le­mand Se­bas­tian Vet­tel a pris le meilleur dès le dé­part sur le sec et n’a ja­mais été me­na­cé par la suite. Fer­ra­ri « a l’avan­tage en termes de puis­sance », a re­con­nu le patron des Flèches d’ar­gent, To­to Wolff, à l’is­sue de la course, avant de poin­ter les « nom­breux dé­fi­cits » de sa voi­ture.

À Monza, temple de la vi­tesse avec ses longues lignes droites, la Scu­de­ria bé­né­fi­cie­ra gran­de­ment de cet avan­tage de puis­sance, qui était l’apa­nage de Mer­cedes de­puis le pas­sage à la mo­to­ri­sa­tion hy­bride en 2014.

« Vu leur ni­veau de per­for­mance en ligne droite, nous pour­rions avoir du mal à les éga­ler », a d’ailleurs re­con­nu en Bel­gique Ha­mil­ton, qui n’était pas pré­sent sur le pad­dock ita­lien hier pour ren­con­trer les mé­dias en rai­son d’un en­ga­ge­ment per­son­nel.

BONNES COU­LEURS

Et por­ter les bonnes cou­leurs – le rouge de la Scu­de­ria – à Monza donne un sup­plé­ment d’âme, as­sure Vet­tel : « En tant que pi­lote, je ne pense pas qu’il y a mieux. Nous re­ce­vons le sou­tien de nos hommes et de leurs fa­milles, mais sur­tout ce­lui de tous les fans de Fer­ra­ri », ex­plique-t-il.

« Mes der­niers po­diums ici avec les bonnes cou­leurs étaient plu­tôt in­croyables, se sou­vient-il. Une vic­toire ici (avec la Scu­de­ria), c’est quelque chose que je veux vrai­ment. »

En chasse der­rière Ha­mil­ton pour être le pre­mier à dé­cro­cher un cin­quième titre mon­dial, l’al­le­mand a dans son vi­seur une sixième vic­toire cette sai­son, qui se­rait la pre­mière à do­mi­cile pour son écu­rie de­puis le suc­cès de l’es­pa­gnol Fer­nan­do Alon­so en 2010.

Les co­équi­piers des deux fa­vo­ris, les Fin­lan­dais Ki­mi Räikkö­nen et Valt­te­ri Bot­tas, doivent eux im­pé­ra­ti­ve­ment se mon­trer plus in­ci­sifs.

Le pre­mier pour jus­ti­fier sa pro­lon­ga­tion at­ten­due sous peu chez les Rouges, mal­gré la concur­rence du jeune pro­dige mo­né­gasque Charles Le­clerc (Sau­ber). Le se­cond pour re­tar­der le mo­ment où son équipe lui de­man­de­ra de se mettre au ser­vice du lea­der du Cham­pion­nat.

Troi­sième force du pla­teau, Red Bull, peu à son avan­tage sur les tra­cés ra­pides, n’at­tend pas de mi­racle.

ES­SAIS MAJEURS

Faute de pou­voir jouer la gagne, l’écu­rie au­tri­chienne tes­te­ra au­jourd’hui avec Da­niel Ric­ciar­do une nou­velle spé­ci­fi­ca­tion de son mo­teur Re­nault afin d’être au point au mo­ment de re­trou­ver des cir­cuits plus fa­vo­rables comme ceux de Sin­ga­pour et du Ja­pon.

Peu ver­ni avec trois aban­dons lors des six der­nières courses, l’aus­tra­lien en­court donc une nou­velle pé­na­li­té sur la grille de dé­part di­manche, si lui et son équipe dé­cident de conser­ver cette nou­velle uni­té de puis­sance pour la suite du week-end.

L’al­le­mand Ni­co Hül­ken­berg (Re­nault) est lui d’ores et dé­jà pé­na­li­sé de dix places pour avoir per­cu­té la Mcla­ren d’alon­so qui s’est en­vo­lée par-des­sus la mo­no­place de Le­clerc au pre­mier vi­rage du Grand Prix de Bel­gique.

PHO­TO AFP

La Fer­ra­ri pi­lo­tée par Se­bas­tian Vet­tel a do­mi­né au Grand Prix de Bel­gique, la se­maine der­nière.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.