Une longue pause pour Ar­cade Fire

La for­ma­tion vient de ter­mi­ner une tour­née mon­diale

Le Journal de Quebec - - VIE - RA­PHAËL GEN­DRON-MARTIN

Di­manche, dans le cadre du fes­ti­val Life Is Beau­ti­ful, à Las Ve­gas, Ar­cade Fire met­tra un terme à sa tour­née pour l’al­bum Eve­ry­thing Now. Et si l’on en croit le mu­si­cien Ri­chard Reed Par­ry, ren­con­tré à Mon­tréal il y a quelques jours, la for­ma­tion pren­dra une longue pause avant de ré­flé­chir à son pro­chain al­bum.

« On a fait un an et de­mi de tour­née. Et on a pas­sé le même temps avant ça à écrire l’al­bum. C’est beau­coup de temps pas­sé avec six per­sonnes », a-t-il confié au Jour­nal.

Le mu­si­cien ren­con­trait les mé­dias pour par­ler de son nou­vel al­bum so­lo, Quiet River of Dust Vol.1, qui sor­ti­ra ven­dre­di.

TOUR­NÉE ÉPUISANTE

Dans cette nou­velle tour­née mon­diale, Ar­cade Fire en a pro­fi­té pour al­ler jouer dans cer­tains en­droits pour la toute pre­mière fois. « On est al­lés en Rus­sie le mois pas­sé [à Mos­cou, le 4 août], dit Ri­chard Reed Par­ry. On est al­lés voir le Krem­lin. C’était co­ol. »

Le mu­si­cien ad­met tou­te­fois que la fa­tigue était au ren­dez-vous, après plusieurs mois de dé­pla­ce­ments.

« Will But­ler [un autre membre du groupe] m’a dit qu’après un cer­tain temps, dans la tour­née, quand on ar­rive dans un nou­veau pays et qu’il faut rem­plir un for­mu­laire de vi­sa pour les douanes, il n’écrit plus qu’il est un mu­si­cien, mais plu­tôt un en­ter­tai­ner (rires). C’est exac­te­ment ça. On se sent par­fois comme une ma­chine qui donne des spec­tacles. »

SCÈNE CEN­TRALE

Au dé­but de la tour­née, l’an der­nier, les membres d’ar­cade Fire ont aus­si of­fert des concerts avec une scène cen­trale. C’est cette confi­gu­ra­tion par­ti­cu­lière que le groupe a pré­sen­té ses spec­tacles à Mon­tréal et à Qué­bec. Cer­taines per­sonnes avaient cri­ti­qué né­ga­ti­ve­ment ce choix de mise en scène.

« Nous ne l’avons uti­li­sée que pour trois mois et de­mi, avant de re­tour­ner à la confi­gu­ra­tion ha­bi­tuelle, dit Ri­chard Reed Par­ry. C’était dif­fi­cile, au dé­but, car l’éner­gie était dif­fé­rente. La dy­na­mique de per­for­mance n’était pas la même. Après le pre­mier spec­tacle, j’étais épui­sé, vi­dé. »

« C’était une ex­pé­rience. Es­thé­ti­que­ment, ça don­nait beau­coup. Mais on per­dait aus­si beau­coup de choses en même temps. Il faut prendre des risques. Après avoir donné tel­le­ment de spec­tacles, c’était im­por­tant d’es­sayer quelque chose de nou­veau, d’ame­ner une éner­gie ra­fraî­chis­sante. »

Ri­chard Reed Par­ry ne se tour­ne­ra pas les pouces très long­temps avec cette pause d’ar­cade Fire, car il planche dé­jà sur les spec­tacles qu’il pré­sen­te­ra avec son nou­vel al­bum. Et le vo­lume deux de Quiet River of Dust est aus­si pré­vu pour le prin­temps. « Pour moi, c’est par­fait. J’ai de l’es­pace, l’ho­ri­zon s’est ou­vert. »

PHO­TO D’ARCHIVES, BEN PELOSSE

Will But­ler, Ri­chard Reed Par­ry et Tim King­sbu­ry de la for­ma­tion Ar­cade Fire lors de la 33e re­prise du ga­la de L’ADISQ, en 2011.

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