La po­li­tique et ses mots dits (1)

Le Journal de Quebec - - VIE - PAR JACQUES LAFONTAINE

(Ob­jec­tifs ca­chés)

1Dans les noms de par­tis po­li­tiques, le pre­mier sub­stan­tif prend une ma­jus­cule ini­tiale. Exemples : Le Par­ti li­bé­ral. Le Par­ti qué­bé­cois. Coa­li­tion ave­nir Qué­bec. Qué­bec so­li­daire.

2On écrit (sans ma­jus­cule) les li­bé­raux, les pé­quistes, les ca­quistes et les... so­li­daires.

3On prend par­ti (on prend po­si­tion) contre quel­qu’un, mais on prend un par­ti ou quel­qu’un à par- ti (on s’en prend à quel­qu’un, à un par­ti, etc.).

4Liste ou lice ? Lice à tout coup lorsque le mot est pré­cé­dé de « en ». L’ex­pres­sion « être en lice » si­gni­fie s’en­ga­ger dans une com­pé­ti­tion (dans une élec­tion).

5Qu’est- ce qu’un agen­da po­li­tique ? L’ex­pres­sion est d’abord un calque de l’an­glais po­li­ti­cal

agen­da. En fran­çais, on par­le­ra plu­tôt de la ligne d’ac­tion ou du pro­gramme d’un par­ti po­li­tique, au­tre­ment dit de ses ob­jec­tifs et de ses vues. Des par­tis po­li­tiques ont à l’oc­ca­sion des stra­té­gies ca­chées, des ob­jec­tifs se­crets. Pour dé­crire ce lot d’in­ten­tions ca­chées, on ne re­cour­ra sur­tout pas à l’an­gli­cisme « agen­da secret » (mal­en­con­treu­se­ment ti­ré de secret agen­da). [email protected]­be­cor­me­dia.com

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