Can­na­bis : les règles à suivre

Le Journal de Quebec - - ARGENT -

Ce n’est un se­cret pour per­sonne, le can­na­bis est main­te­nant lé­ga­li­sé par­tout au Ca­na­da de­puis hier. Cette nouveauté s’ac­com­pagne de nom­breuses règles qui tou­che­ront le quo­ti­dien des consom­ma­teurs : es­sayons d’y voir clair pour évi­ter les amendes !

DE­HORS

Fu­mer du can­na­bis se­ra avant tout in­ter­dit par­tout où il est dé­jà in­ter­dit de fu­mer ou de va­po­ter du ta­bac, c’est-à-dire dans les lieux pu­blics comme les bars et leurs ter­rasses, les centres spor­tifs, les écoles, les salles de spec­tacle… La règle des 9 mètres s’ap­pli­que­ra de la même ma­nière : il se­ra donc in­ter­dit de fu­mer à moins de 9 mètres de toute porte, fe­nêtre ou prise d’air d’un de ces lieux.

Fu­mer du can­na­bis dans les en­droits in­ter­dits vous coû­te­ra plus cher que fu­mer la ci­ga­rette ! Les amendes iront de 500 $ à 2500 $. Ces mon­tants se­ront dou­blés en cas de ré­ci­dive.

At­ten­tion : cer­taines mu­ni­ci­pa­li­tés ont dé­ci­dé d’al­ler plus loin en­core, comme les villes de Sher­brooke ou Lévis, qui in­ter­disent de fu­mer du can­na­bis dans tous les lieux pu­blics, y com­pris les trot­toirs, les parcs, etc.

AU TRA­VAIL

La loi in­ter­dit de fu­mer du can­na­bis dans la plu­part des mi­lieux de tra­vail. Comme pour la ci­ga­rette, la règle des 9 mètres s’ap­plique aus­si à ces lieux.

Un tra­vailleur dont les fa­cul­tés sont af­fai­blies par la consom­ma­tion de can­na­bis n’a pas non plus le droit de tra­vailler si son état re­pré­sente un dan­ger pour lui-même ou pour les autres. Pour pré­ve­nir de telles si­tua­tions, l’em­ployeur peut créer une po­li­tique plus stricte pour en­ca­drer l’usage du can­na­bis par ses em­ployés, sur­tout s’il s’agit de postes pour les­quels la sé­cu­ri­té est cru­ciale.

CHEZ SOI

D’abord, il est in­ter­dit de fu­mer dans les aires com­munes d’un im­meuble de deux lo­ge­ments ou plus, sauf si c’est dans un fu­moir amé­na­gé. Les amendes vont de 500 $ à 1500 $ ; le double, en cas de ré­ci­dive.

Et chez vous ? Entre le 17 oc­tobre 2018 et le 15 jan­vier 2019, votre pro­prié­taire a le droit de mo­di­fier votre bail pour y in­clure une in­ter­dic­tion de fu­mer du can­na­bis. Il dis­po­se­ra donc de cer­tains re­cours pou­vant al­ler jus­qu’à mettre fin à votre bail si vous dé­ci­dez de fu­mer mal­gré l’in­ter­dic­tion. La loi vous per­met seule­ment de re­fu­ser la mo­di­fi­ca­tion du bail si la consom­ma­tion a pour cause des rai­sons mé­di­cales.

Dans toute si­tua­tion, y com­pris si vous êtes pro­prié­taire, vous de­vez res­pec­ter les règles de bon voi­si­nage : une plainte pour­rait être dé­po­sée contre vous si la fu­mée ou des odeurs ex­ces­sives dé­rangent vos voi­sins.

AU VO­LANT

Vous n’au­rez pas le droit de consom­mer du can­na­bis dans une voi­ture, même si vous y êtes un pas­sa­ger. Il est aus­si in­ter­dit de conduire si vos fa­cul­tés sont af­fai­blies par le can­na­bis ou par d’autres drogues. En cas d’ar­res­ta­tion, les po­li­ciers pour­ront ef­fec­tuer cer­tains tests pour éva­luer, par exemple, votre équi­libre, votre dé­marche et le mou­ve­ment de vos yeux. Les consé­quences d’une in­frac­tion sont graves et peuvent al­ler jus­qu’à une peine d’em­pri­son­ne­ment.

Un ap­pa­reil de dé­tec­tion du can­na­bis dans la sa­live est en cours d’ap­pro­ba­tion par le mi­nis­tère de la Sé­cu­ri­té pu­blique du Qué­bec. Avec cet ap­pa­reil, une po­li­tique de to­lé­rance zé­ro se­ra mise en oeuvre.

Vous pour­riez ain­si voir votre per­mis de conduire être sus­pen­du pour 90 jours, en plus de re­ce­voir une amende al­lant de 300 $ à 600 $, le double en cas de ré­ci­dive. Les amendes se­ront aus­si plus éle­vées si vous de­vez avoir un an­ti­dé­mar­reur éthy­lo­mé­trique (la fa­meuse « bal­loune ») dans votre voi­ture.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.