Vive le fran­glais !

Les concur­rents de XOXO aiment plu­sieurs sortes de langues

Le Journal de Quebec - - SPECTACLES - MARC-AN­DRÉ LE­MIEUX

Vous ponc­tuez vos phrases de deux ou trois mots d’an­glais de­puis un mois ? Faites comme nous, blâ­mez les concur­rents de XOXO.

Plus les se­maines passent, plus la pro­pen­sion des can­di­dats à mé­lan­ger les deux langues – pour au­cune rai­son ap­pa­rente – est fla­grante. Un peu comme s’il y avait un prix pour ce­lui ou celle qui af­fiche le meilleur ra­tio de ré­pliques fran­glaises.

DES EXEMPLES

Les épi­sodes non cen­su­rés dif­fu­sés sur in­ter­net re­gorgent d’exemples pro­bants, comme « Ça m’a tur­né off » (tra­duc­tion : « Ça m’a dé­plu »), « Le sen­ti­ment que tu m’as fait fee­ler » (« Le sen­ti­ment que tu m’as fait vivre »), « Je veux juste en­joy » (« Je veux juste avoir du bon temps »), « Quand je vais me com­mit pour vrai avec une fille » (« Quand je vais m’en­ga­ger pour vrai avec une fille ») et « C’est un sha­dy guy » (« C’est quel­qu’un de louche »).

XOXO a beau avoir le fran­glais pour langue non of­fi­cielle, cer­tains can­di­dats ont en­core des croûtes à manger quand vient le temps d’al­ter­ner entre Mo­lière et Sha­kes­peare. C’est no­tam­ment le cas de Noé­mie. Comme ses com­parses, la jeune femme de 20 ans aime beau­coup sau­pou­drer ses in­ter­ven­tions de slang an­glo­phone, mais trop sou­vent, la gram­maire fait dé­faut, comme dans cette ob­ser­va­tion lan­cée au terme d’un « 5 à 7 des cé­li­ba­taires » peu pro­duc­tif : « Math a fren­ché Val de­vant moi toute la soi­rée. J’ai trou­vé ça fuck all. »

On com­prend ce qu’elle veut dire, mais fuck all n’était peu­têtre pas l’ex­pres­sion la plus ap­pro­priée. Qu’est-il ar­ri­vé au bon vieux « poche » ?

Il fau­drait aus­si si­gna­ler aux concur­rents qu’il existe plu­sieurs fa­çons de dire qu’un can­di­dat « s’est fait éli­mi­ner » en fran­çais, parce que chaque fois qu’ils abordent le su­jet, l’ex­pres­sion « kick out » prend sys­té­ma­ti­que­ment le des­sus. De Mol­ly à Va­lé­rie en pas­sant par Ma­nuel et Na­than, tout le monde veut kick out tout le monde. Et pour­tant, les sy­no­nymes pleuvent, à com­men­cer par « ex­pul­ser », « évin­cer », « ex­clure », « écar­ter »…

OB­SER­VA­TIONS EN VRAC

En vrac, voi­ci quelques ob­ser­va­tions ad­di­tion­nelles sur cette 5e se­maine d’ac­ti­vi­té :

– Al­ler aux pommes en Lam­bor­ghi­ni vert pomme, c’est concept.

– Ma­nue­la fait les pires ex­cuses au monde. Quand on de­mande par­don à quel­qu’un, il faut évi­ter de trai­ter l’autre de « crisse de bé­bé ».

– Jake au­rait qua­si­ment eu be­soin d’une laisse pour em­pê­cher Ma­nuel de sau­ter sur Na­than. Heu­reu­se­ment qu’une sé­rie de push-up a fait l’af­faire.

– Léanne fait des ja­loux : Ca­ry Tau­ben la qua­li­fie de « trash », tan­dis que Ré­bé­ka la traite de « p’tite fille fa­cile ».

En d’autres termes, les es­prits s’échauffent à XOXO… Ou comme di­raient les concur­rents, les spi­rits se heat.

PHO­TO CAP­TURE D’ÉCRAN TVA

Dans XOXO, on a pu re­mar­quer que les es­prits s’échauffent du cô­té des gars, une gra­cieu­se­té de Ma­nuel, qui se se­rait pro­ba­ble­ment je­té sur Na­than, n’eût été l’in­ter­ven­tion ef­fi­cace de Jake.

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