Comme à la dis­co­thèque

Syl­vain Cos­sette fait un brillant re­tour dans les an­nées 80 avec son nou­veau spec­tacle

Le Journal de Quebec - - SPECTACLES - SAN­DRA GO­DIN

Après trois an­nées sab­ba­tiques, Syl­vain Cos­sette a re­trou­vé la scène, hier, au Ca­pi­tole, avec une forme conta­gieuse. Il a dé­ployé la pa­lette mu­si­cale très co­lo­rée des an­nées 1980, comme si les dis­co­thèques de l’époque re­pre­naient du ser­vice et re­don­naient au pu­blic un ins­tant de leur jeu­nesse.

Rares sont les ar­tistes à avoir au­tant de mé­rite à faire des re­prises, mais Syl­vain Cos­sette fait par­tie de ceux qui le font ad­mi­ra­ble­ment bien. Après l’im­mense suc­cès de son spec­tacle consa­cré au ré­per­toire des an­nées 1970, ce­lui qui re­plonge dans les « eigh­ties », une pro­po­si­tion cos­taude de 38 pièces, est une autre réus­site.

De plus, avec sa mise en scène écla­tante, Syl­vain Cos­sette contourne les cli­chés. On y en­tend juste ce qu’il faut de syn­thé­ti­seurs, per­sonne ne s’est crê­pé les che­veux, et il y a une belle et simple touche vin­tage avec les six té­lé­vi­seurs d’époque ju­chés sur scène.

Le chan­teur avait ju­di­cieu­se­ment choi­si les mor­ceaux qui ont mar­qué la dé­cen­nie dans le but avoué de nous faire dan­ser – avec sa pré­fé­rence connue pour les bri­tan­niques. La plu­part ont été joués en « med­ley », en­fi­lés à la vi­tesse de l’éclair.

PAR­FUM DE NOS­TAL­GIE

Ça sen­tait la nos­tal­gie à plein nez dans la foule, qui connais­sait toutes les pa­roles. Le chan­teur a lan­cé la soi­rée avec Ne­ver Tear Us Apart, D’INXS, Let’s Dance et Re­lax.

Mais c’est avec Eve­ry Breath You Take que le pu­blic a eu ses pre­mières réactions. Dif­fi­cile de com­prendre que les spec­ta­teurs soient res­tés im­mo­biles sur leur chaise après cette in­tro­duc­tion plu­tôt éner­gique. « Ce show-là, il est fait pour dan­ser », a pris la peine de pré­ci­ser Syl­vain Cos­sette.

La foule s’est en­fin dé­gour­die sur l’hom­mage aux chan­sons du mou­ve­ment « new wave » créées ici, comme Sun­glasses At Night (Co­rey Hart) et Sa­fe­ty Dance (Men Wi­thout Hats). Le clin d’oeil in­évi­table à Pa­trick Bourgeois a été ren­du avec Lou­lou et Fais at­ten­tion.

ÉLEC­TRI­SANT

Tant qu’à re­vivre l’époque des bars, pour­quoi pas un med­ley « last call », qui re­grou­pait des chan­sons d’amour « un peu su­crées » comme La­dy In Red.

Kar­ma Cha­me­leon, Wake Me Up, Ne­ver Gon­na Give You Up, Ma­niac, Take On Me, Purple Rain : le der­nier droit était élec­tri­sant, juste avant un rap­pel consa­cré à U2.

Ac­com­pa­gné par quatre mu­si­ciens, dont le dé­chaî­né Matt Laurent et ses so­los de gui­tare flam­boyants, Syl­vain Cos­sette n’a pas cher­ché à ré­in­ven­ter les pièces tant en­ten­dues, et c’est tant mieux. Nom­breux étaient-ils à sor­tir de la salle avec un large sou­rire, avec sans doute l’im­pres­sion d’avoir re­vé­cu un des par­tys de l’époque.

PHO­TO SI­MON CLARK

Syl­vain Cos­sette a mis à sa main les plus grands suc­cès des an­nées 1980, hier soir.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.