Le pro­blème, c’est qu’il pleut

Le Journal de Quebec - - VIE - PAR JACQUES LAFONTAINE [email protected]­be­cor­me­dia.com

« Les ad­verbes ne et pas (ne) peuvent pas co­exis­ter dans une phrase né­ga­tive », sem­blait af­fir­mer ré­cem­ment un lec­teur. Il di­sait s’ap­puyer sur l’opi­nion de son an­cien pro­fes­seur de fran­çais. « Ne de­vrait-on pas dire “il pleut pas” et non “il ne pleut pas” ? » de­man­dait-il ? Je lui ré­pon­dais qu’au contraire il doit en pleu­voir des ne et des pas dans une phrase né­ga­tive. Mais doit-on vrai­ment écrire, par exemple, « si je ne me trompe pas » ? de­mande au­jourd’hui L. Mar­cil. On le peut, mais on peut aus­si écrire « si je ne me trompe » (plus lit­té­raire). Nous voi­là dans le joyeux monde des ex­cep­tions. Ne vous in­quié­tez pas, nous al­lons bien nous en sor­tir. Sa­chons d’abord que si l’ad­verbe ne peut vivre seul (ra­re­ment), l’ad­verbe pas ne le peut pas. Quand les deux ad­verbes se trouvent en pré­sence du verbe sa­voir, par exemple, le pas peut s’ab­sen­ter de la phrase sans nuire à sa com­pré­hen­sion. Pas le ne. Ja­mais le ne : Ar­nold ne sait (ou ne sait pas) si sa cou­sine vient de­main.

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