Il a per­mis aux Qué­bé­cois « de se faire confiance »

En plus des po­li­ti­ciens, plu­sieurs ci­toyens ont te­nu à sa­luer « l’homme du peuple »

Le Journal de Quebec - - ACTUALITÉS - AR­NAUD KOE­NIG-SOUTIÈRE

C’est le sou­ve­nir d’un « homme du peuple », « hon­nête » et « au­then­tique », qui au­ra per­mis à toute une na­tion « de se faire confiance », que laisse der­rière lui l’ex-pre­mier mi­nistre du Qué­bec, Ber­nard Lan­dry.

Plu­sieurs cen­taines de per­sonnes ont fait fi d’un cock­tail mé­téo in­op­por­tun en ma­ti­née pour se pré­sen­ter de­vant le cer­cueil de l’« être ins­pi­rant » qu’a re­pré­sen­té pour eux ce­lui qui a été à la tête de l’état qué­bé­cois de 2001 à 2003.

« C’est un sym­bole. Il était un po­li­ti­cien com­plet, un être ins­pi­rant, avec un lan­gage tel­le­ment soi­gné. C’était un hom­mage à la langue fran­çaise chaque fois qu’il par­lait », a van­té Gilles Dus­sault.

« Quand il di­sait qu’il al­lait faire quelque chose, il l’ac­com­plis­sait en­suite. Il était au­then- tique, c’était un homme du peuple », af­firme de son cô­té Syl­vain Gri­mard.

L’ex-chef du Par­ti qué­bé­cois et le pu­blic par­ta­geaient une af­fec­tion ré­ci­proque qui fai­sait de lui un po­li­ti­cien unique, croit Mu­rielle Pa­rent. « C’était quel­qu’un de fran­che­ment hon­nête. Il nous ai­mait, dit-elle. Je trouve triste qu’il n’ait pas vu à quel point on l’a ap­pré­cié. »

FER­VEUR ET VI­SION

En plus de ses qua­li­tés hu­maines, M. Lan­dry laisse der­rière lui un hé­ri­tage po­li­tique fi­gno­lé par plus de 50 ans de vie pu­blique.

Ses po­li­tiques pour faire foi­son­ner l’in­dus­trie du jeu vi­déo, les nom­breux mi­nis­tères qu’il a di­ri­gés ou en­core la ra­ti­fi­ca­tion de la Paix des Braves sont au nombre des legs évo­qués par ceux ve­nus lui rendre hom­mage. Mais avant tout, c’est son dé­sir de faire du Qué­bec un pays qui lui sur­vi­vra, sug­gère-t-on.

« Ber­nard Lan­dry nous a don­né de la confiance. Il nous a mon­tré qu’on est ca­pables de me­ner à bien notre des­ti­née et qu’on a les le­viers éco­no­miques pour y par­ve­nir », fait va­loir Fé­lix La­berge.

« Il re­pré­sente la vo­lon­té de conti­nuer » le com­bat pour l’in­dé­pen­dance, de ren­ché­rir An­dré La­per­rière, tan­dis que Diane Beau­lieu parle d’un homme qui « nous donne de l’es­poir, phi­lo­so­phi­que­ment, mais éco­no­mi­que­ment aus­si ».

« IL ÉTAIT IN­CLU­SIF »

Pour Bou­feld­ja Be­nab­dal­lah, co­fon­da­teur du Centre cultu­rel is­la­mique de Qué­bec, le na­tio­na­lisme mis de l’avant par M. Lan­dry com­por­tait une di­men­sion qui lui ren­dait une sa­veur toute par­ti­cu­lière.

« Il était in­clu­sif. Ça, c’est un homme d’état qu’il faut ad­mi­rer et qui doit être un exemple pour les en­fants, a cla­mé M. Be­nab­dal­lah. Moi, je vais [le ci­ter en exemple] à mes en­fants, à mes pe­tits-en­fants. »

PHO­TOS POOL PC CLÉ­MENT AL­LARD, PAS­CAL HUOT ET AGENCE QMI, JOËL LE­MAY

1. et 2. Ils ont été des cen­taines à se rendre à l’as­sem­blée na­tio­nale, hier, pour dé­fi­ler de­vant le cer­cueil de l’ex-pre­mier mi­nistre. 3. À Mon­tréal, on a ren­du hom­mage à Ber­nard Lan­dry, consi­dé­ré comme le « père » de l’in­dus­trie du jeu vi­déo au Qué­bec, dans le cadre de l’évé­ne­ment Mon­tréal Ex­po Ga­ming Ar­cade. 2 3 1

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