Qué­bec se tient prêt à ré­in­ves­tir dans l’en­tre­prise

Le Journal de Quebec - - ARGENT - SYL­VAIN LAROCQUE

Mal­gré les 2500 li­cen­cie­ments an­non­cés la se­maine der­nière par Bom­bar­dier au Qué­bec, le gou­ver­ne­ment Le­gault se tient prêt à ef­fec­tuer un nou­vel in­ves­tis­se­ment dans la mul­ti­na­tio­nale.

« Je veux que le gou­ver­ne­ment soit vu par Bom­bar­dier comme étant un al­lié, quel­qu’un qui peut ai­der. Nous avons des moyens pour pou­voir ai­der, pas dans tous les cas, mais j’ai mis mon mi­nis­tère en dis­po­ni­bi­li­té », a dé­cla­ré hier ma­tin le mi­nistre de l’éco­no­mie, Pierre Fitz­gib­bon. Plus tôt dans l’avant-mi­di, il avait ren­con­tré le PDG de l’en­tre­prise, Alain Bel­le­mare.

En en­tre­vue avec Le Jour­nal hier, M. Bel­le­mare a qua­li­fié d’« en­cou­ra­geant » ce si­gnal du mi­nistre, mais il a as­su­ré que Bom­bar­dier n’avait pas be­soin de l’aide de Qué­bec pour l’ins­tant.

LA C SE­RIES COMME MO­DÈLE ?

Même si le pre­mier mi­nistre Fran­çois Le­gault a ver­te­ment cri­ti­qué l’in­ves­tis­se­ment de 1,3 G$ ef­fec­tué par le pré­cé­dent gou­ver­ne­ment Couillard dans le pro­gramme d’avions C Se­ries, en 2016, M. Fitz­gib­bon a ou­vert la porte à un par­te­na­riat sem­blable pour la gamme de jets ré­gio­naux CRJ. Dé­ve­lop­pée par Bom­bar­dier, la C Se­ries est contrô­lée de­puis juillet par Air­bus, qui l’a re­bap­ti­sée A220.

« J’ai car­ré­ment of­fert à M. Bel­le­mare que si ja­mais le gou­ver­ne­ment pou­vait jouer un rôle pour fa­ci­li­ter les co­en­tre­prises, comme on l’a vu avec Air­bus, on est ou­verts pour in­ves­tir », a af­fir­mé le mi­nistre.

Cu­rieu­se­ment, M. Le­gault a sou­te­nu jeu­di que l’ave­nir de Bom­bar­dier pas­sait par les trains et les jets d’af­faires, pas par les avions ré­gio­naux.

« Les avions com­mer­ciaux, il y a beau­coup de com­pé­ti­tion et il y a de grands joueurs. C’est plus dif­fi­cile », avait-il dit.

La se­maine der­nière, Alain Bel­le­mare a in­di­qué que Bom­bar­dier éva­luait les « op­tions stra­té­giques » pour les CRJ, avec les­quels l’avion­neur perd de l’argent. Mardi à To­ron­to, le di­ri­geant a évo­qué un « par­te­na­riat » avec une ou plu­sieurs en­tre­prises étran­gères pour as­su­rer la sur­vie du pro­gramme, qui donne du tra­vail à un mil­lier de per­sonnes dans la ré­gion de Mon­tréal.

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