Les équipes d’ex­pan­sion sa­vourent ra­pi­de­ment leur suc­cès

Les cas des Rap­tors de To­ron­to dans la NBA, des Gol­den Knights de Las Ve­gas dans la LNH ou du Ga­laxy de Los An­geles dans la MLS tracent le che­min pour de fu­turs pro­prié­taires.

Le Journal de Quebec - - ARGENT - Dan­ny Jon­cas

Fi­nie l’époque où les équipes d’ex­pan­sion au sein des grandes ligues spor­tives crou­pis­saient dans les bas-fonds du clas­se­ment pen­dant des an­nées avant de fi­na­le­ment at­teindre un cer­tain seuil de res­pec­ta­bi­li­té.

Jus­qu’à tout ré­cem­ment, on as­so­ciait, jus­te­ment, ex­pan­sion avec mé­dio­cri­té. Les ré­sul­tats par­laient d’ailleurs d’eux-mêmes, que l’on pense aux dé­buts la­bo­rieux des Rap­tors de To­ron­to dans la NBA ou en­core aux an­nées de vaches maigres tra­ver­sées par les Sé­na­teurs d’ot­ta­wa, les Tra­shers d’at­lan­ta ou les Blue Ja­ckets de Co­lum­bus à leur ar­ri­vée dans la LNH.

Mais do­ré­na­vant, face aux coûts as­tro­no­miques que doivent dé­bour­ser les as­pi­rants pro­prié­taires pour ob­te­nir une fran­chise, on veut s’as­su­rer que les ré­sul­tats soient au ren­dez-vous plus tôt que tard. Ain­si, les ligues peuvent exi­ger da­van­tage lors de fu­tures ex­pan­sions et sur­tout jus­ti­fier ces hausses de frais d’ex­pan­sion par la pos­si­bi­li­té de sa­vou­rer la vic­toire dans de courts dé­lais.

Les Gol­den Knights de Ve­gas ont prou­vé que tous les es­poirs étaient per­mis pour les nou­velles équipes en at­tei­gnant la fi­nale de la Coupe Stan­ley dès leur sai­son inau­gu­rale. Ces ré­sul­tats rendent la pi­lule un peu plus fa­cile à ava­ler pour les pro­prié­taires de la fu­ture équipe de Seat­tle qui voient, en l’es­pace de deux ans seule­ment, les frais d’ex­pan­sion pas­ser de 500 M$ pour Ve­gas à 650 M$ pour eux.

Si on re­garde du cô­té de la MLS, on re­trouve un autre par­fait exemple d’équipe d’ex­pan­sion qui n’a pas mis de temps à s’im­po­ser. Le Uni­ted d’at­lan­ta se re­trouve, à sa deuxième sai­son, en fi­nale de confé­rence et consti­tue l’équipe qui at­tire les plus grandes foules au sein de la ligue. Par contre, c’est au ni­veau de la va­leur de l’équipe que les ré­sul­tats sur­prennent.

AU PRE­MIER RANG EN UN RIEN DE TEMPS

Dans le clas­se­ment an­nuel de la va­leur des équipes de la MLS de la re­vue Forbes, dé­voi­lé cette se­maine, la plu­part des ob­ser­va­teurs s’at­ten­daient à voir le Ga­laxy de Los An­geles trô­ner au pre­mier rang, sui­vi des Soun­ders de Seat­tle et du To­ron­to FC. Or, le At­lan­ta Uni­ted a cau­sé la sur­prise en se his­sant en tête avec une va­leur es­ti­mée à 330 M$.

Tout comme les Fal­cons d’at­lan­ta dans la NFL, le Uni­ted est dé­te­nu par Ar­thur Blank, le co­fon­da­teur du géant de la quin­caille­rie et de la ré­no­va­tion Home De­pot. L’équipe a donc élu do­mi­cile au tout nou­veau Mer­cedes-benz Sta­dium.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ex­pé­rience s’est avé­rée concluante. Mal­gré sa jeune his­toire (deux sai­sons), le Uni­ted a at­ti­ré les huit plus grandes foules de l’his­toire de la MLS et s’avère l’équipe gé­né­rant la moyenne d’as­sis­tance la plus éle­vée par­mi les grandes ligues spor­tives nord-amé­ri­caines, à l’ex­cep­tion de la NFL bien en­ten­du.

C’est en par­tie ce qui a pous­sé Forbes à es­ti­mer la va­leur de l’équipe à 330 M$ dès sa pre­mière an­née au clas­se­ment. Si les suc­cès d’une équipe se re­flètent dans sa va­leur, il se­ra in­té­res­sant de voir quelle va­leur Forbes at­tri­bue­ra aux Gol­den Knights dans son clas­se­ment de la va­leur des équipes de la LNH.

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