Pro­fi­ter plei­ne­ment des au­baines, une ques­tion de pré­pa­ra­tion

Le Journal de Quebec - - LA SEMAINE DU VENDREDI FOU -

Faire de bonnes af­faires pen­dant la pé­riode de soldes du Ven­dre­di fou ? Pos­sible. Plu­sieurs com­mer­çants an­noncent des au­baines sus­cep­tibles d’en faire cou­rir plus d’un. Mais est-ce le cas pour tous les types de pro­duits ? Cer­taines ca­té­go­ries sont-elles da­van­tage à sur­veiller ? Comment faire des achats stra­té­giques ? Voi­ci quelques moyens de ti­rer le meilleur par­ti de la se­maine du Ven­dre­di fou. RÉ­FLÉ­CHIR À NOS BE­SOINS

« Si on veut en pro­fi­ter, il faut se pré­pa­rer, dé­clare d’em­blée Ma­rie-claude Pel­le­tier, pré­si­dente de l’agence de sty­lisme ves­ti­men­taire Les Ef­fron­tés. Avant que la pé­riode de ra­bais com­mence, il faut ré­flé­chir à ce dont on a be­soin. Par exemple, si on veut ache­ter des vê­te­ments et des ac­ces­soires, on fait le tour de sa pen­de­rie et on voit en­suite ce qu’on ai­me­rait ajou­ter. Si on dé­cide d’ache­ter pen­dant la jour­née du Ven­dre­di fou ou pen­dant le Cy­ber­lun­di, ce n’est pas un bon mo­ment pour cher­cher quelque chose de pré­cis. On part avec une idée d’en­semble de ce qu’on ai­me­rait. Si on trouve, tant mieux, on est content. »

Pour ne pas perdre les pé­dales et cé­der à la ten­ta­tion de faire des achats im­pul­sifs qu’on pour­rait re­gret­ter, une liste et un bud­get éta­bli sont de bons moyens de gar­der le cap. « Un truc consiste aus­si à dé­ter­mi­ner com­bien on ai­me­rait payer pour un ar­ticle en par­ti­cu­lier, pro­pose Mme Pel­le­tier. On re­garde le prix en­suite et, s’il est in­fé­rieur au mo­ment qu’on a dé­ter­mi­né, on l’achète. »

CONNAÎTRE LE PRIX COU­RANT

Un peu dans la même veine, un bon ré­flexe consiste à com­pa­rer les prix avant même que les soldes ne com­mencent. En ef­fet, comment sa­voir qu’une au­baine en est vrai­ment une si on ne connaît pas le prix ha­bi­tuel de l’ar­ticle en ques­tion ? Et comment com­pa­rer une au­baine à une autre pour sa­voir la­quelle des deux est la plus avan­ta­geuse ? Quelques jours avant, par­cou­rez le site web des dif­fé­rents mar­chands afin de sa­voir quels sont les prix ha­bi­tuel­le­ment af­fi­chés pour les pro­duits que vous avez dans la mire. Au mo­ment pro­pice, vous jet­te­rez un oeil un peu plus cri­tique sur la « su­per au­baine » qu’on vous pro­pose.

Le mo­ment peut être bien choi­si pour faire des achats de meilleure qua­li­té. « On peut fouiller pour sa­voir si des marques plus dis­pen­dieuses que celles qu’on a l’ha­bi­tude d’ache­ter af­fichent des ar­ticles à prix moins éle­vé, dit Mme Pel­le­tier. Par exemple, si on achète un pan­ta­lon ven­du 100 $ ha­bi­tuel­le­ment à 50 % de ra­bais, on fait une bonne af­faire. C’est un bon moyen de re­haus­ser la qua­li­té de ce qu’on achète. »

INFOLETTRES, LISTES DE SOUHAITS ET RÉ­SEAUX SO­CIAUX

Autre moyen de vous ai­der à pré­voir vos achats : abon­nez-vous aux infolettres de vos mar­chands pré­fé­rés pour prendre connais­sance des au­baines an­non­cées, mais aus­si des prix ha­bi­tuels. Vous pou­vez aus­si, lorsque le mar­chand pro­pose cette fonc­tion­na­li­té, bâ­tir une liste d’ob­jets que vous ai­mez. Il vous suf­fi­ra, le jour ve­nu, de voir si vous pou­vez mettre la main sur un de vos coups de coeur à bon prix.

Un com­mer­çant que vous ai­mez pro­pose un pro­gramme de fi­dé­li­té? Adhé­rez, car vous pour­riez non seule­ment ob­te­nir les ré­com­penses of­fertes à l’an­née, mais vous pour­riez re­ce­voir cer­taines primes avec vos achats : ra­bais sup­plé­men­taires, li­vrai­son gra­tuite d’une com­mande faite en ligne, échan­tillons, etc.

FAIRE UN PEU DE RE­PÉ­RAGE

Si vous pré­fé­rez voir de près les pro­duits que vous ache­tez, vous pou­vez al­ler faire une ou deux tour­nées de re­pé­rage quelques jours avant les au­baines. Vous pour­riez même en pro­fi­ter pour es­sayer des vê­te­ments dans le calme et trou­ver la bonne taille, com­pa­rer tel ou tel type d’ap­pa­reils élec­tro­nique et po­ser des ques­tions aux ven­deurs sur place, etc. Vous au­rez eu le temps non seule- ment de vous faire une idée sur ce que vous vou­lez ache­ter, mais sau­rez où le trou­ver. Le jour J, il ne vous res­te­ra qu’à ar­ri­ver tôt, à payer et à ra­mas­ser la mar­chan­dise.

NE PAS PERDRE LA TÊTE!

En fin de compte, il est im­por­tant de gar­der la tête froide. Des ra­bais, il y en a toute l’an­née. « Dans le do­maine du vê­te­ment, plus pré­ci­sé­ment, on voit beau­coup d’an­nonces pour le Ven­dre­di fou, mais les ra­bais, quand on y re­tourne deux jours plus tard, ils sont en­core là », sou­ligne Mme Pel­le­tier. C’est pour­quoi il faut tout de même res­ter zen. Dans la plu­part des cas, le fait qu’un ar­ticle soit en solde, peu im­porte le type de pro­duit, ne de­vrait pas être le seul cri­tère d’achat. Mme Pel­le­tier sug­gère aus­si de se po­ser la ques­tion : « Si ce n’était pas

en solde, est-ce que je l’achè­te­rais ? Si la ré­ponse est non, je me pose de sé­rieuses ques­tions sur la pos­si­bi­li­té que je le porte. »

L’ère est à la sur­con­som­ma­tion, on le sait. Mais de plus en plus, on veut faire des achats conscients et ef­fi­caces. Par exemple pour la garde-robe, on ne ma­ga­sine plus par « kits ». « Les gens veulent des cap­sules, c’est-à-dire une sé­rie de vê­te­ments avec des ra­tios qui per­mettent de faire de nom­breuses com­bi­nai­sons, ob­serve Mme Pel­le­tier. Avec 30 vê­te­ments, on peut pra­ti­que­ment tout faire. On n’a pas be­soin d’avoir 400 mor­ceaux. Quand on les choi­sit bien, on peut faire beau­coup. Après, par exemple lors de pé­riodes de soldes, ça de­vient l’fun d’ajou­ter des élé­ments. »

On peut fouiller pour sa­voir si des marques plus dis­pen­dieuses qu’on paie au quo­ti­dien font des ventes, on peut ache­ter un vê­te­ment plus cher à moindre prix et aug­men­ter la qua­li­té de notre garde-robe.

Cré­dit : Shut­ter­stock.com

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Vous pou­vez faire du re­pé­rage en ma­ga­sin quelques jours avant les au­baines et en pro­fi­ter pour es­sayer des vê­te­ments dans le calme, com­pa­rer tel ou tel type d’ap­pa­reils élec­tro­nique et po­ser des ques­tions aux ven­deurs sur place, etc. Le jour J, il ne vous res­te­ra qu’à payer et ra­mas­ser la mar­chan­dise.

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