« Ha­bi­tuez-vous », dit Na­deau-du­bois

Qué­bec so­li­daire en­tend conti­nuer à dé­ran­ger et à bous­cu­ler

Le Journal de Quebec - - ACTUALITÉS - CHARLES LECAVALIER

MON­TRÉAL | Les ci­toyens bousculés par Qué­bec so­li­daire de­vront s’y faire, car le par­ti de gauche est là pour res­ter et compte in­ves­tir le par­le­ment, mais éga­le­ment « la rue », pour prendre le pou­voir en 2022, dit Ga­briel Na­deau-du­bois.

« Main­te­nant qu’on est de­ve­nu la vé­ri­table op­po­si­tion, il y en a qui font de l’ur­ti­caire. J’ai un pe­tit mes­sage pour ceux qui nous re­gardent de haut : at­ta­chez-vous bien. On vous dé­range, on vous bous­cule ? Ha­bi­tuez-vous, on est là pour res­ter », a lan­cé le co-porte-pa­role hier dans son dis­cours d’ou­ver­ture pour le Con­seil na­tio­nal du par­ti à Mon­tréal.

IN­VES­TIR LA RUE

M. Na­deau-du­bois a sou­li­gné que seul Qué­bec so­li­daire est ca­pable d’in­ves­tir non seule­ment le par­le­ment, mais aus­si la rue. Il veut don­ner au par­ti « carte blanche » pour ras­sem­bler les cen­taines de mil­liers de Qué­bé­cois qui « veulent que ça bouge » pour for­mer un « mou­ve­ment de ré­sis­tance et d’op­po­si­tion ca­pable d’in­ves­tir la rue et le par­le­ment sans ja­mais cé­der un pouce ».

Le dé­pu­té de Gouin es­time que le monde oc­ci­den­tal est dans une « fin de cycle ». Il cite en exemple les Gi­lets jaunes en France, par exemple, et re­tient une le­çon des ma­ni­fes­ta­tions qui ébranlent le gou­ver­ne­ment Ma­cron : « Ils font la dé­mons­tra­tion élo­quente que sans justice so­ciale, la tran­si­tion éco­lo­gique ne tien­dra ja­mais la route ».

Au Qué­bec, a-t-il dit, c’est Fran­çois Le­gault qui a réus­si à in­car­ner la fi­gure du chan­ge­ment. « Mais le jour où il ne trou­ve­ra plus d’ex­cuses pour jus­ti­fier son in­ac­tion, on se­ra là comme so­lu­tion », a-t-il lan­cé. « Dans une scène po­li­tique de plus en plus su­per­fi­cielle et spec­ta­cu­laire, nous avons rem­por­té la ba­taille des idées », a-til ajou­té.

LES VÊ­TE­MENTS DE DO­RION

Par ailleurs, au ma­tin, la chef par­le­men­taire Ma­non Mas­sé a re­con­nu que la contro­verse sur le code ves­ti­men­taire a fait om­brage aux en­jeux de fond que QS sou­haite mettre de l’avant. Le choix des dé­pu­tés Ca­the­rine Do­rion et Sol Za­net­ti de dé­ro­ger à la tra­di­tion en en­trant au Sa­lon bleu vê­tus de jeans et chaus­sés de bottes Dr Mar­tens ou d’es­pa­drilles ont fait la man­chette toute la se­maine.

Mme Mas­sé a re­fu­sé de blâ­mer ses dé­pu­tés et es­time que ce sont les mé­dias qui ont fait le choix de cou­vrir ces su­jets en prio­ri­té. « Il y a eu des jour­na­listes qui ont po­sé des ques­tions à nos dé­pu­tés, nos dé­pu­tés qui sont un peu dif­fé­rents, qui s’ha­billent un peu dif­fé­rem­ment, ils ont ré­pon­du hon­nê­te­ment, puis après ça, il est ar­ri­vé ce que vous sa­vez », a-t-elle af­fir­mé.

Ga­briel Na­deau-du­bois a d’ailleurs lan­cé une flèche aux mé­dias, qui ne s’in­té­ressent qu’aux per­son­na­li­tés po­li­tiques, à leur « cha­risme, à leur mo­ra­li­té, à leurs choix per­son­nels et jus­qu’aux vê­te­ments qu’ils choi­sissent pour al­ler tra­vailler ».

PHOTO AGENCE QMI, MA­RIO BEAU­RE­GARD

« En juin, on a quit­té l’as­sem­blée na­tio­nale à trois élus. Et là, on est re­ve­nu par la grande porte avec 10 dé­pu­tés et on est re­con­nu comme groupe par­le­men­taire », s’est fé­li­ci­tée Ma­non Mas­sé. On la voit avec Ga­briel Na­deau-du­bois, hier, à Mon­tréal.

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