LOUISE DESCHÂTELETS

Le Journal de Quebec - - VIE - louise.des­cha­te­[email protected]­be­cor­me­dia.com

La vraie éga­li­té des sexes, c’est pour quand ?

Je suis un gars qui en a plein son casque de payer. Je vais te ra­con­ter ma vie pour que tu com­prennes dans quelle m… je me re­trouve. Je me suis mis en couple il y a 15 ans avec une fille qui a ac­cep­té de me suivre en ré­gion pour al­ler faire mes études. Elle était consen­tante d’un bout à l’autre. Je ne l’ai for­cée en rien. Mais après avoir mis au monde un en­fant dont elle s’oc­cu­pait très peu, elle a dé­ci­dé de re­tour­ner vivre en ville au­près de sa fa­mille en me lais­sant notre fils sur les bras.

Bonne pâte, je ne me suis pas bat­tu avec elle pour avoir une pen­sion puisque je sa­vais que de toute fa­çon, elle n’avait pas une cenne. Je me suis oc­cu­pé de mon fils pen­dant deux ans tout seul, avant de ren­con­trer une fille qui est ve­nue vivre avec moi. On a eu deux en­fants en­semble. Alors, en­core une fois, c’est moi qui fai­sais vivre tout le monde.

Le pro­blème, c’est qu’elle n’ap­pré­ciait pas beau­coup mon fils, et que ç’a eu des ré­per­cus­sions sur son ca­rac­tère, qui est de­ve­nu de plus en plus dif­fi­cile avec le temps. À l’école, il était de­ve­nu in­te­nable et à la mai­son, il ter­ro­ri­sait tout le monde. La DPJ est en­trée là-de­dans et le jeune m’en a beau­coup vou­lu. Ma blonde ne l’ai­mant pas et sa mère ayant tou­jours été ab­sente de sa vie, les TS m’ont dit que ce gar­çon man­quait d’une fi­gure fé­mi­nine dans son en­tou­rage.

Puis ma blonde a sa­cré son camp de la mai­son avec mes deux plus jeunes, que je ne vois que deux fins de se­maine par mois et pour qui je dois payer une pen­sion. Main­te­nant que mon plus vieux est re­ve­nu vivre avec moi, y’a pu une femme qui va ve­nir s’ins­tal­ler dans le por­trait. J’élève un de mes en­fants tout seul et sa mère me donne pas une cenne, et je paye pour les deux autres. Les femmes, elles, elles font quoi ? Est-ce que ça s’ap­pelle pas de l’in­jus­tice face à un homme ? Un gars écoeu­ré

À pre­mière vue, ça semble une in­jus­tice que vous soyez seul à as­su­mer la res­pon­sa­bi­li­té to­tale de votre aî­né. Mais comme il se peut que la si­tua­tion de sa mère ait chan­gé, qu’est-ce qui vous em­pêche de vous pré­sen­ter de­vant les tri­bu­naux pour ré­cla­mer une pen­sion ? En ce qui touche l’en­tente concer­nant vos filles, ne trou­vez-vous pas nor­mal d’avoir à dé­dom­ma­ger leur mère pour en prendre soin ? Le plai­sir d’avoir des en­fants s’ac­com­pagne tou­jours d’une grosse res­pon­sa­bi­li­té. À ce­la s’ajoute aus­si le plus ou moins bon choix qu’on fait d’un(e) par­te­naire de vie, dont les consé­quences à long terme peuvent être lourdes à por­ter pour ce­lui ou celle à qui elles échoient.

Pro­blème d’oreilles dé­col­lées

Ma fille a eu son bé­bé l’été der­nier. Même si elle trouve que c’est le plus beau bé­bé du monde, il est mal­heu­reu­se­ment né avec les oreilles dé­col­lées. J’es­saie de la convaincre de le faire opé­rer au plus vite afin qu’il ne dé­ve­loppe pas de complexe à cause de ça. Mais elle semble prendre ça tel­le­ment à la lé­gère que je me cherche un moyen de la ré­veiller, même si elle pré­tend que c’est trop cher pour ses moyens. Ai­dez-moi à la rendre consciente du pro­blème que ce pe­tit va vivre quand les autres en­fants vont se mo­quer de lui. Grand-mère sou­cieuse de sa cou­vée

Il est un peu trop tôt pour ef­fec­tuer une sem­blable in­ter­ven­tion. Nor­ma­le­ment, on ne pro­cède ja­mais à une oto­plas­tie avant l’âge de quatre ans. Mais ras­su­rez-vous, l’in­ter­ven­tion est en­tiè­re­ment cou­verte par la RAMQ si elle est faite avant l’âge de 18 ans. Il suf­fit que votre fille consulte son pé­diatre ou son mé­de­cin de fa­mille, et c’est lui qui re­com­man­de­ra un ORL. À votre place, je lais­se­rais la mère che­mi­ner par elle-même et je n’in­sis­te­rais pas.

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