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POUR LE PLAI­SIR

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De­puis 1998, Ro­bert Ra­ci­cot, ca­pi­taine in­vé­té­ré du Ba­to­bus, trans­porte tou­ristes et ha­bi­tués au gré de la mé­téo. Entre les parcs Saint-louis et Re­né-lé­vesque à La­chine, il a ac­cu­mu­lé de nom­breuses anec­dotes.

C’est avec sa bonne hu­meur conta­gieuse que le La­chi­nois Ro­bert Ra­ci­cot na­vigue sur les eaux de l’em­bou­chure du ca­nal La­chine de­puis près de 20 ans. Au fil du temps, le Ba­to­bus est de­ve­nu une at­trac­tion in­con­tour­nable pour les pié­tons et les cy­clistes.

Tout sem­blait por­ter cet homme de 62 ans vers la mer. Né à La­chine, sa mai­son du bou­le­vard Saint-jo­se­ph­don­nait sur le bord de l’eau. «J’avais trois ans quand on m’a fait mon­ter sur un ba­teau. J’ai pas­sé mon en­fance à en ob­ser­ver de ma fe­nêtre et à construire des ra­deaux pour le plai­sir», confie le ca­pi­taine.

Mal­gré cet en­goue­ment, il de­vient pom­pier à la ca­serne 64 de La­chine dès l’âge de 20 ans. Il passe tou­te­fois tout son temps libre sur des ba­teaux de pêche avec ses amis et sa fa­mille.

Ce n’est que plu­sieurs an­nées plus tard qu’il se­ra re­pé­ré par le pré­sident du Club de pêche de La­chine, res­pon­sable du Ba­to­bus, qui lui pro­pose de de­ve­nir ca­pi­taine. Il passe donc son bre­vet en 1998, et conduit la na­vette à temps par­tiel en pa­ral­lèle avec son mé­tier de pom­pier.

«J’ai eu des offres pour conduire de plus gros ba­teaux dans le Vieux Port, mais je pré­fère des plus pe­tits ba­teaux pour la tran­quilli­té et le plai­sir d’être dans un lieu qui m’est propre», confie le M. Ra­ci­cot.

Sa pas­sion de l’eau, il tient à ce qu’elle reste un plai­sir et un mo­ment de dé­tente. C’est pour cette rai­son qu’il n’a ja­mais sou­hai­té faire une car­rière ma­ri­time. Il ap­pré­cie da­van­tage ren­con­trer tou­ristes et La­chi­nois et par­ta­ger des his­toires.

AUTRE ÉPOQUE

Si le ba­teau est le même, le tra­jet, lui, est dif­fé­rent d’il y a 20 ans. À l’époque, «la pe­tite tra­verse» coû­tait 0,50 $ et se ren­dait jus­qu’à la pointe du parc Re­née Lé­vesque. Ça ne du­rait que cinq mi­nutes.

«Nous avions à peine le temps de dis­cu­ter avec les clients, qui étaient pour la plu­part des lo­caux. Ce­pen­dant on était très oc­cu­pé», ex­plique-t-il.

Au­jourd’hui, le tra­jet de 2$ dure une quin­zaine de mi­nutes. La bal­lade a aus­si ga­gné en no­to­rié­té et ra­mène beau­coup plus de tou­ristes.

Une fois le ba­teau en marche, Ro­bert Ra­ci­cot ré­pond aux ques­tions des plus grands comme des plus pe­tits. «Ils sont en va­cances et tou­jours de bonne hu­meur. C’est un vé­ri­table plai­sir d’être ici», ajoute-t-il.

Un tra­vail qu’il avoue ne pas être près de quit­ter, aus­si long­temps que le Ba­to­bus au­ra le vent en poupe.

(Pho­to: Mes­sa­ger La­chine & Dor­val – Li­sa Lasselin)

Du 26 mai au 8 oc­tobre, Ro­bert Ra­ci­cot as­sure des tra­ver­sées entre les parcs Saint-louis et Re­né-lé­vesque, à La­chine.

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