«Je m’as­sume plus comme chan­teur»

Le Nouvelliste - - À LA UNE - FRAN­ÇOIS HOUDE fran­[email protected]­nou­vel­liste.qc.ca

TROIS- RI­VIÈRES — Les fans du groupe re­mar­que­ront sans doute la place in­ha­bi­tuelle que prend la voix de Ni­co­las Pel­le­rin sur l’al­bum. Plus à l’avant- plan, plus près de l’au­di­teur.

« Je pense que je m’as­sume plus comme chan­teur, ad­met l’ ar­tiste après une courte ré­flexion. On pour­rait dire que sur Chouïa, j’ai trai­té ma voix plus sé­rieu­se­ment. »

« J’ai tou­jours chan­té en ac­com­pa­gne­ment de la mu­sique parce que ça pre­nait quel­qu’un pour chan­ter les pa­roles. Avec le temps, j’ai pris une cer­taine as­su­rance. Au point où j’en suis ren­du dans mon évo­lu­tion, je me suis pen­ché un peu plus sur le timbre, l’éner­gie. Je pense même en toute mo­des­tie que ma voix est plus belle. » Les au­di­teurs de­vraient ac­quies­cer sans hé­si­ta­tion.

Il est même en me­sure d’iden­ti­fier pré­ci­sé­ment le point d’ori­gine de cette évo­lu­tion. « C’est de­puis l’ en­re­gis­tre­ment de 3/ 4 fort quand j’ai chan­té la com­plainte Fleur de Ly­son. J’ai pris confiance à par­tir de là parce que j’ai sen­ti que j’avais ce qu’il fal­lait pour lui confé­rer une plus grande émo­tion par ma seule voix. J’ai ap­pris à ap­pri­voi­ser le mi­cro, à mieux contrô­ler ma res­pi­ra­tion. Je tiens à ce que ma voix re­flète mieux l’ idée maî­tresse qui est der­rière la chan­son. Le ré­sul­tat, c’est que j’aime beau­coup mieux chan­ter main­te­nant. J’y prends plai­sir plus que ja­mais. Ins­pi­ré par la grande sen­si­bi­li­té de Sté­phane ( Tel­lier) sur sa gui­tare, j’ai tra­vaillé sur la mienne comme chan­teur. »

La tech­nique est une chose, mais ne suf­fit pas. La voix est

C’est de­puis l’en­re­gis­tre­ment de 3/4 fort quand j’ai chan­té la com­plainte Fleur de Ly­son. J’ai pris confiance à par­tir de là parce que j’ai sen­ti que j’avais ce qu’il fal­lait pour lui confé­rer une plus grande émo­tion par ma seule voix.

ex­pres­sion de l’ i ndi­vi­du dans son en­tier bien au- de­là de ce que la vo­lon­té peut im­po­ser. « Je constate qu’il y a dans ma fa­çon de chan­ter quelque chose qu’on n’ap­prend pas à l’école. J’ai dé­ve­lop­pé un cer­tain « lâ­cher prise » . J’ai 38 ans, j’ai un par­cours de vie. Je sais ce que d’autres mu­si­ciens font net­te­ment mieux que moi et je suis à l’aise avec ça. J’ai aus­si une idée de mes forces et je les as­sume. Je pense que moi comme Si­mon (Le­page) et Sté­phane nous sommes plus ma­tures. On n’est plus un band de jeunes. On peut évi­dem­ment faire la fête mais on sait aus­si ex­pri­mer in­ten­sé­ment les mes­sages plus émou­vants et plus graves qu’on trouve dans les chan­sons tra­di­tion­nelles. »

«J’ ai vrai­ment hâte de me re­trou­ver sur scène pour ça. On va vrai­ment s’amu­ser parce que ça nous donne un plus grand éven­tail d’émo­tions à of­frir. On a as­sez d’ex­pé­rience pour bien sai­sir à quel type de pu­blic on a af­faire dès les toutes pre­mières mi­nutes du spec­tacle. On va pou­voir al­ler les cher­cher au­tant dans l’ éner­gie que dansl’ émo­tion. C’est ça qui fait de bons shows dont les gens ses ou­viennent long­temps .»

PHO­TO: STÉ­PHANE LES­SARD.

Chan­teur plus as­su­mé, mu­si­cien plus ac­com­pli, Ni­co­las Pel­le­rin amorce une belle étape dans sa car­rière.—

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