MAIRE DE SAINT-BAR­NA­BÉ

Se­lon Si­mon Al­laire, la ré­so­lu­tion de non-confiance en­vers le maire de Saint-Bar­na­bé n’a au­cune va­leur lé­gale

Le Nouvelliste - - LA UNE - MAR­TIN LA­FRE­NIÈRE mar­tin.la­fre­[email protected]­nou­vel­liste.qc.ca

Un vote de non­con­fiance qui n’a au­cune va­leur lé­gale, sou­tient le dé­pu­té Si­mon Al­laire

LOUISEVILL­E — «Je ne peux rien faire avec le do­cu­ment, car il n’a pas de va­leur lé­gale. On voit dans ce dos­sier un po­si­tion­ne­ment po­li­tique. Ça confirme une dis­corde que je sou­haite que ce soit dis­si­pé.»

Ap­pe­lé à ré­agir à la ré­so­lu­tion de non- confiance adop­tée par le con­seil de Saint-Bar­na­bé à l’égard du maire Mi­chel Le­may, Si­mon Al­laire men­tionne qu’il ne peut in­ter­ve­nir di­rec­te­ment dans cette af­faire en tant que dé­pu­té de Mas­ki­non­gé. Il s’as­sure que le mi­nis­tère des Af­faires municipale­s et de l’Ha­bi­ta­tion ap­porte son sou­tien à la Mu­ni­ci­pa­li­té. Mais une telle ré­so­lu­tion ne peut conduire à la des­ti­tu­tion d’un maire.

«On ne peut pas faire ça comme ça, il y a des rai­sons pour qu’un maire soit des­ti­tué. Il faut res­pec­ter le cadre lé­gal et ce n’est pas de ça qu’il est ques­tion dans la ré­so­lu­tion même si c’est un vote de non- confiance. Il y a eu cer­taines la­cunes dans le dos­sier du dé­nei­ge­ment ( le contrat oc­troyé en oc­tobre à la ferme Fré­chette de Ya­ma­chiche), mais il n’y a pas de la­cune concer­nant la ges­tion mu­ni­ci­pale. Le maire va conti­nuer d’exer­cer son rôle en au­tant qu’il re­tourne sié­ger. Je sou­haite que les élus tra­vaillent avec le maire. Il y a du mé­con­ten­te­ment chez des conseiller­s. Ils doivent ré­ap­prendre à tra­vailler en­semble. Il faut qu’il y ait une amé­lio­ra­tion de la com­mu­ni­ca­tion entre les conseiller­s et le maire. On ne peut pas conti­nuer comme ça», ra­conte M. Al­laire qui se dit « pré­oc­cu­pé» par la si­tua­tion vé­cue à Saint-Bar­na­bé.

M. Al­laire rap­pelle que la ré­so­lu­tion a été adop­tée à la ma­jo­ri­té. Le dé­pu­té de Mas­ki­non­gé sou­tient d’ailleurs que la po­si­tion du conseiller Mi­chel Bour­ni­val peut se dé­fendre. M. Bour­ni­val es­time que le con­seil de­vrait lais­ser tra­vailler les au­to­ri­tés com­pé­tentes et connaître leurs conclu­sions sur l’éva­lua­tion du com­por­te­ment du maire.

« Il n’a pas tort. La dé­marche lé­gale, il faut la suivre. Si des conseiller­s se sentent lé­sés, il existe une pro­cé­dure et il faut faire ap­pel à la Com­mis­sion mu­ni­ci­pale du Qué­bec.»

Le dé­pu­té de Mas­ki­non­gé voit bien que le cli­mat de confiance a dis­pa­ru au sein du con­seil de Saint­Bar­na­bé. Il in­vite les élus à jouer leur rôle.

«Ils sont là pour ser­vir les ci­toyens.»

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