1,1 M$ pour adap­ter deux écoles spé­cia­li­sées de Ville­ray

30 ans de la Fon­da­tion Hé­ros de tous les jours Com­mu­nau­té. La Fon­da­tion Hé­ros de tous les jours, qui vient en aide aux élèves han­di­ca­pés des écoles Vic­tor-Do­ré et Jo­seph-Char­bon­neau, cé­lèbre cette an­née ses 30 ans d’exis­tence. Jus­qu’à main­te­nant, 1,1 M$ o

Le Progrès Villeray - - PETITES ANNONCES CLASSÉES - MA­RIE-PIER GA­GNé ma­rie-pier.gagne@tc.tc

De­puis plus de 30 ans, la Fon­da­tion ap­puie ces écoles spé­cia­li­sées afin de pro­cu­rer aux élèves le coup de pouce man­quant pour per­mettre l’achat de ma­té­riel adap­té ou le sou­tien mo­né­taire re­quis pour la réa­li­sa­tion de pro­jets spé­ciaux.

«Je ne pense pas sur­prendre per­sonne quand je dis que les bud­gets sont de plus en plus res­treints dans les écoles, af­firme d’em­blée Ma­rie-Claude Se­né­cal, pré­si­dente de la Fon­da­tion Hé­ros de tous les jours. C’est pour ce­la qu’on existe, c’est pour per­mettre l’achat d’ap­pa­reils adap­tés pour que les élèves puissent se dé­ve­lop­per le plus pos­sible, à tra­vers leurs han­di­caps.»

Achat de ma­té­riels pour les élèves aux prises avec des dé­fi­ciences phy­siques, adap­ta­tion des cours d’école et créa­tion d’une bi­blio­thèque nu­mé­rique, les dons amas­sés par la fon­da­tion au fil du temps ont per­mis la réa­li­sa­tion de beau­coup de pro­jets.

« C’est vrai­ment une grande fier­té de voir qu’on réus­sit à of­frir du ma­té­riel de qua­li­té à nos élèves, conti­nue Mme Se­né­cal. La fon­da­tion fait vrai­ment une dif­fé­rence, on re­marque de grands pro­grès. »

D’ailleurs, le 27 avril s’est te­nu une soi­rée spé­ciale pour sou­li­gner les 30 ans de l’or­ga­nisme. L’évé­ne­ment a pris la forme d’une soi­rée ca­si­no et d’un vin et fro­mages.

« On peut par­ler d’un grand suc­cès, laisse sa­voir la pré­si­dente de la Fon­da­tion. Plus de 300 per­sonnes étaient pré­sentes et une cen­taine de ca­deaux ont été re­mis. »

Soins va­riés

Les écoles Vic­tor-Do­ré et Jo­seph-Char­bon­neau sont des écoles pu­bliques à vo­ca­tion su­pra­ré­gio­nale, c’est-àdire qu’elles sco­la­risent des jeunes âgés de 4 à 21 ans en pro­ve­nance de 25 com­mis­sions sco­laires se trou­vant au­tant sur l’île de Mon­tréal que sur les cou­ronnes nord et sud de celle-ci.

Le corps en­sei­gnant des deux écoles ac­com­pagne des élèves ayant un han­di­cap phy­sique, qui sont sou­vent liés à des troubles as­so­ciés di­vers. En rai­son de leur condi­tion phy­sique, ces jeunes né­ces­sitent des soins de ré­adap­ta­tion par­ti­cu­liers, les­quels sont dis­pen­sés par les pro­fes­sion­nels du Centre de Ré­adap­ta­tion Ma­rie En­fant de l’hô­pi­tal Ste-Justine.

« Grâce au par­te­na­riat avec le Centre de Ré­adap­ta­tion, les élèves peuvent avoir ac­cès, dans leur mi­lieu d’ap­pren­tis­sage, à des spé­cia­listes de dif­fé­rents ho­ri­zons, tels que des phy­sio­thé­ra­peutes, er­go­thé­ra­peutes et des in­ha­lo­thé­ra­peutes », ex­plique la pré­si­dente de l‘or­ga­nisme.

Per­son­nel­le­ment tou­chée

Im­pli­quée au sein de la Fon­da­tion de­puis 11 ans, Mme Se­né­cal s’est sen­tie per­son­nel­le­ment in­ter­pel­lée par la mis­sion de Hé­ros de tous les jours, puisque l’une des en­fants fré­quente ac­tuel­le­ment l’école Jo­seph-Char­bon­neau. Sa fille, Joa­nie Pré­vost, souffre de dé­fi­ciences tant au ni­veau phy­sique qu’in­tel­lec­tuel, cau­sées par une hé­mor­ra­gie cé­ré­brale à la nais­sance.

«Au fil des ans, Joa­nie a fait d’énormes pro­grès, men­tionne Mme Se­né­cal. Celle qui ne de­vait pas être cons­ciente de notre exis­tence se dé­ve­loppe beau­coup plus que pré­vu, no­tam­ment grâce au ma­té­riel au­quel elle a ac­cès à l’école.»

De­puis le dé­but de sa sco­la­ri­sa­tion, sa fille de 17 ans a ap­pris, entre autres, à com­mu­ni­quer à l’aide de pic­to­grammes et à se dé­pla­cer sur de courtes dis­tances à l’aide d’une mar­chette.

« Elle a aus­si eu ac­cès à une sorte de ta­pis vi­brant, grâce à la­quelle elle a com­pris que ses mains et son cer­veau sont connec­tés, ex­plique l’en­sei­gnante de pro­fes­sion. Elle a ap­pris à man­ger seule avec l’aide de cet ou­til.

«C’est du concret, c’est un exemple par­mi tant d’autres de comment la Fon­da­tion peut chan­ger nos vies consi­dé­ra­ble­ment», conclut la dame.

(PHO­TO GRACIEUSETé)

Joa­nie Pré­vost, en com­pa­gnie de sa mère, Ma­rie-Claude Se­né­cal.

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