Un pro­blème de chats er­rants dans une ruelle verte

Ani­maux. Un pro­blème de chats er­rants cause de gros maux de tête à des ré­si­dents de La Pe­tite-Pa­trie, qui se re­trouvent chaque prin­temps confron­tés à la pré­sence de nom­breux ex­cré­ments dans leur ruelle.

Le Progrès Villeray - - NEWS - EM­MA­NUEL DE­LA­COUR em­ma­nuel.de­la­cour@tc.tc

«C’est vrai­ment frap­pant à la fonte des neiges, on trouve une crotte au pied car­ré dans la ruelle et sur notre ter­rain. Pen­dant un mois on ne peut pas sor­tir. C’est dé­ran­geant aus­si pour les per­sonnes qui veulent pro­me­ner leur chien, c’est im­pos­sible de mar­cher là sans mettre les pieds de­dans», se dé­sole Ma­rie-Pierre Cha­zel, une ci­toyenne de­meu­rant sur la rue Al­ma.

De­puis que cette der­nière a em­mé­na­gé dans le quar­tier il y a trois ans, l’ac­ti­vi­té des chats er­rants ne s’est pas ré­sor­bée. La ruelle verte qu’elle en­tre­tient avec une dou­zaine d’autres voi­sins ne s’em­bel­lit pas as­sez vite à son goût, car elle et ses com­parses sont trop oc­cu­pés à la net­toyer lorsque sur­vient le prin­temps.

« On ai­me­rait bien pou­voir faire plus de ver­dis­se­ment, mais les chats viennent dé­fé­quer dans les plants dé­jà ins­tal­lés. C’est dom­mage, puisque notre ruelle est très calme. Les au­to­mo­biles n’y passent pas et les en­fants peuvent jouer en toute sé­cu­ri­té et on peut même y lais­ser des jouets pour se les par­ta­ger », sou­ligne Mme Cha­zel.

Cette der­nière s’est même vue for­cée d’ins­tal­ler, avec la per­mis­sion de son voi­sin, une planche clou­tée au som­met de sa clô­ture, afin d’évi­ter que les fé­lins ne dé­barquent dans sa cour ar­rière et ne la trans­forment en « li­tière ».

La ré­si­dente a lo­gé plu­sieurs ap­pels au 311 à ce su­jet et s’est pré­sen­tée au conseil d’ar­ron­dis­se­ment du 7 mai pour faire état des lieux, mais au­cun ins­pec­teur de la Ville ne l’a con­tac­té, af­firme-t-elle.

Cap­ture et sté­ri­li­sa­tion

Du cô­té de l’Ar­ron­dis­se­ment, on sou­ligne qu’il en in­combe à la So­cié­té pour la pré­ven­tion mé­thode de­mande tou­te­fois l’in­ter­ven­tion de bé­né­voles sur le ter­rain pour cap­tu­rer et prendre soin des ani­maux.

« On in­vite vrai­ment la dame à prendre contact avec nous pour que nous puis­sions re­gar­der les so­lu­tions qui s’offrent à elle», in­siste Ani­ta Ka­pus­cins­ka, res­pon­sable des com­mu­ni­ca­tions à la SPCA.

Cette der­nière reste convain­cue que l’ap­proche de la SPCA fonc­tionne. «C’est vrai­ment le seul moyen de contrô­ler les po­pu­la­tions de chats. Ce sont des ani­maux ter­ri­to­riaux qui peuvent même re­pous­ser d’autres es­pèces comme les ra­tons la­veurs et les mou­fettes. La sté­ri­li­sa­tion fonc­tionne », af­firme Mme Ka­pus­cins­ka.

AR­CHIVES.

Les chats er­rants nuisent à la qua­li­té de vie dans sa ruelle, af­firme Mme Cha­zel.

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