LE CAFÉ FERLUCCI CÉ­LÈBRE 3 ANS DE SUC­CÈS

Le Café Ferlucci, si­tué dans le quar­tier Ville­ray, cé­lèbre son troi­sième an­ni­ver­saire. L’en­droit est de­ve­nu un in­con­tour­nable pour les ama­teurs de café ita­lien et une adresse à re­te­nir pour échan­ger entre ci­toyens.

Le Progrès Villeray - - LA UNE - VA­NES­SA HÉBERT va­nes­sa.he­bert@tc.tc

Le Café Ferlucci cé­lé­bre­ra dans quelques jours son troi­sième an­ni­ver­saire et pour sou­li­gner l’évènement, le res­tau­rant de la rue De Cas­tel­nau or­ga­nise un gros bar­be­cue ex­té­rieur dans le sta­tion­ne­ment ad­ja­cent au lo­cal, le 24 juin. « L’an­née der­nière, la file al­lait jus­qu’au coin de la rue », re­late un des deux co­pro­prié­taires, Gian­ni Pez­zul­lo, qui s’at­tend à voir au­tant de gens ce mois-ci. Cette an­née, la nour­ri­ture se­ra gra­tuite et on pour­ra comp­ter sur la pré­sence du chef Mar­co Ta­fu­ri, ami de longue date de Gian­ni Pez­zul­lo.

Un in­con­tour­nable

Qu’est-ce qui fait en sorte que le Café Ferlucci est tou­jours pré­sent dans le quar­tier? Se­lon Gian­ni Pez­zul­lo, c’est qu’ils n’ont ja­mais dé­cro­ché de l’âme du pro­jet et qu’ils y ont mis tra­vail et pas­sion. Sur­tout, ils de­meurent pré­sents et connaissent leurs clients. D’ailleurs, lors de l’en­tre­vue, le co­pro­prié­taire a sa­lué bon nombre de clients qui en­traient ou sor­taient de son café. Ce­la dé­montre bien le style ami­cal de l’éta­blis­se­ment et c’est exac­te­ment ce qu’il vou­lait lors­qu’il a eu l’idée d’ou­vrir le Café Ferlucci. C’est un concept au­quel M. Pez­zul­lo a long­temps pen­sé, puis il s’est ren­du compte que sa cou­sine, Me­gan Ver­done, ma­ni­fes­tait de l’in­té­rêt et c’est ain­si qu’ils ont dé­ci­dé de s’as­so­cier. Ils ont choi­si le nom Ferlucci en l’hon­neur de la com­pa­gnie de jeans que le père de Gian­ni Pez­zul­lo avait dans les an­nées 1980, en gar­dant même le lo­go. D’ailleurs, l’as­pect d’hé­ri­tage et de nos­tal­gie est un thème im­por­tant au Café Ferlucci. En en­trant, on se sent comme dans un pe­tit mu­sée, car les ob­jets ré­tro sont nom­breux sur les murs. De­puis l’an­née der­nière, le café in­clut main­te­nant le lo­cal voi­sin qu’oc­cu­pait de­puis plus de 80 ans le cha­pe­lier Cal­da­ro­ni, qui a pris sa re­traite.

L’im­por­tance du quar­tier

Lors­qu’on lui de­mande pour­quoi il a choi­si Ville­ray, Gian­ni Pez­zul­lo ex­plique que son amour pour le quar­tier re­monte à son en­fance. « J’ha­bi­tais dans Ahunt­sic quand j’étais jeune, et je ve­nais à vé­lo au parc Jar­ry. J’étais donc sou­vent dans Ville­ray », se re­mé­more-t-il. Plus tard, quand il a dé­mé­na­gé dans le quar­tier, il a trou­vé ce lo­cal à vendre. « C’est un bon quar­tier où s’ins­tal­ler pour un com­merce comme le mien », sou­tient Gian­ni Pez­zul­lo. « La clien­tèle est éclec­tique : des fa­milles, des étu­diants, des tra­vailleurs au­to­nomes. Ça fait un beau mé­lange, et il reste tou­jours une am­biance convi­viale. » C’est d’ailleurs pour­quoi il ne pense pas ou­vrir un se­cond Café Ferlucci, dans le fu­tur. « On est ce qu’on est grâce au quar­tier et aux gens qui y ha­bitent. Ce ne se­rait pas la même chose ailleurs, même si on es­saie de re­pro­duire ça le plus fi­dè­le­ment pos­sible » ex­plique Gian­ni Pez­zul­lo, convain­cu. Il sou­tient tou­te­fois qu’ils pour­raient agran­dir en­core, ou bien ou­vrir un autre pro­jet, mais tou­jours avec le même es­prit con­vi­vial.

« Quand j’étais jeune, j’al­lais dans les bars ita­liens avec mon père. Je vou­lais re­trou­ver ce bon café ita­lien et cet en­droit où les gens se ras­semblent, et le trans­po­ser à ma ma­nière. » Gian­ni Pez­zul­lo, co­pro­prié­taire du Café Ferlucci

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