LA SE­MAINE SUR PAUSE éco­no­mie cir­cu­laire

Le Progrès Weekend - - ÉDITORIAL -

rai­sons du dé­sastre, elle ré­clame des so­lu­tions. Et une hausse du compte de taxes ne fait pas par­tie de celles qui sont ad­mises col­lec­ti­ve­ment. Lorsque même un éco­no­miste comme l’an­cien pro­fes­seur de l’UQAC, Gilles Ber­ge­ron, ac­cuse la mai­rie de ma­ni­pu­ler les chiffres afin de mi­ni­mi­ser l’am­pleur de ses me­sures, il y a ma­tière à se ques­tion­ner, que ses ar­gu­ments soient fon­dés ou non. Faut-il rap­pe­ler que M. Ber­ge­ron a long­temps été ci­té par l’Équipe du re­nou­veau dé­mo­cra­tique, le par­ti de Jo­sée Né­ron, pour ses cri­tiques ré­pé­tées contre l’ad­mi­nis­tra­tion de Jean Trem­blay ?

L’heure n’est ni aux grands pro­jets ni aux consul­ta­tions vouées à l’échec. Jo­sée Né­ron doit avant tout en­cais­ser le res­sac po­li­tique de son aug­men­ta­tion de taxes et com­po­ser avec le cour­roux de ses élec­teurs, sans res­sas­ser éter­nel­le­ment le pas­sé. Hum­ble­ment, elle doit prendre acte de la pé­ti­tion mise en branle par le groupe Ac­tion ci­toyenne Sa­gue­nay — près de 4000 per­sonnes ont dé­jà ap­po­sé leur si­gna­ture sur le do­cu­ment — même si elle est très consciente des intérêts po­li­tiques qui sont à l’ori­gine de cette dé­marche. Bref, Jo­sée Né­ron doit faire de la po­li­tique in­tel­li­gente et stra­té­gique si elle es­père me­ner son ba­teau à bon port, car ac­tuel­le­ment, l’océan est par­se­mé d’écueils sus­cep­tibles de cau­ser des dom­mages ir­ré­pa­rables à son ad­mi­nis­tra­tion.

La mai­resse doit aus­si s’ad­joindre des al­liés in­fluents, forts, ca­pables d’ar­ti­cu­ler au­tre­ment les idées qu’elle dé­fend. Qui dans cette ville a ré­cem­ment pris po­si­tion pour Jo­sée Né­ron, pour ses po­li­tiques, de fa­çon pu­blique et sans équi­voque ?

Oui, le temps vient à bout de toutes les tem­pêtes, mais lors­qu’on dé­rive en mer avec à peine deux ou trois ma­te­lots à bord, que les vagues se dé­chaînent, que la coque craque de par­tout et que les gla­ciers se pro­filent à l’ho­ri­zon, l’heure n’est pas aux pro­jets am­bi­tieux, mais à la sur­vie. MOT DE LA SE­MAINE | S’ins­crit dans le cadre du dé­ve­lop­pe­ment du­rable et s’ins­pire no­tam­ment des no­tions d’éco­no­mie verte, d’éco­no­mie de l’usage ou de la fonc­tion­na­li­té, de l’éco­no­mie de la per­for­mance et de l’éco­lo­gie in­dus­trielle.

An­dré-Phi­lippe Cô­té, Le So­leil

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