AU SER­VICE DE L’ÉGLISE DE­PUIS 40 ANS

Le Progrès Weekend - - SPORTS - AN­NIE-CLAUDE BRIS­SON

Consa­crer sa vie à l’Église ca­tho­lique, c’est un en­ga­ge­ment as­so­cié, de ma­nière gé­né­rale, aux prêtres et aux soeurs qui ont pro­non­cé leurs voeux re­li­gieux. Tou­te­fois, il y a d’autres per­sonnes qui ont dé­dié une par­tie de leur vie à cette ins­ti­tu­tion et c’est le cas des em­ployés de pa­roisses. À Al­ma, deux dames des pa­roisses Saint-Sa­cre­ment et Saint-Jo­seph ont fran­chi le cap de 40 ans de ser­vice. Dans un contexte où la main-d’oeuvre se fait à la fois rare et vo­la­tile, ces exemples de loyaux ser­vices pour­raient bien faire pâ­lir d’en­vie plu­sieurs en­tre­pre­neurs.

Hé­lène Si­mard est en poste à la pa­roisse Saint-Jo­seph de­puis le 4 mai 1979 alors qu’Hé­lène Bou­chard a cé­lé­bré son 40e an­ni­ver­saire à la pa­roisse SaintSa­cre­ment le 3 jan­vier der­nier.

Em­bau­chées à la fin des an­nées 70, elles ne se dou­taient guère qu’elles y consa­cre­raient l’en­semble de leur vie pro­fes­sion­nelle.

Il y a 40 ans, la ges­tion des res­sources hu­maines n’était pas lé­gion. Le re­cru­te­ment des em­ployés était bien dif­fé­rent d’au­jourd’hui. Hé­lène Si­mard a ob­te­nu son poste grâce à l’oeil ai­gui­sé de la secrétaire de l’époque. « Ma mère est ve­nue payer sa ca­pi­ta­tion. La secrétaire a vu mon nom sur la fiche de la fa­mille. Elle s’est in­for­mée de mon âge et de mon in­té­rêt à tra­vailler », ra­conte celle qui se fait un grand plai­sir de sou­li­gner les em­ployés et prêtres croi­sés au fil de sa car­rière.

De son cô­té, Hé­lène Bou­chard a ob­te­nu le bou­lot de ma­nière tout aus­si in­for­melle. Une amie qui al­lait à la messe l’a mise en contact avec des per­sonnes clés. Alors qu’elle ter­mi­nait ses études se­con­daires, Mme Bou­chard a dé­bu­té cet em­ploi étu­diant qui l’oc­cu­pait les soirs de se­maine et les fins de se­maine. Puis s’est pré­sen­tée une oc­ca­sion en or alors qu’elle ve­nait de com­plé­ter son se­con­daire 5. Elle a ac­cep­té un rem­pla­ce­ment de congé de ma­ter­ni­té qui s’est, fi­na­le­ment, pro­lon­gé pen­dant quatre dé­cen­nies.

MI­LIEU UNIQUE

Oeu­vrant dans le do­maine ad­mi­nis­tra­tif, Hé­lène Si­mard et Hé­lène Bou­chard au­raient pu oc­cu­per de telles fonc­tions dans mille et une autres en­tre­prises et dans bons nombres de do­maines. Le ca­rac­tère unique de leur mi­lieu de tra­vail est gran­de­ment à l’ori­gine de leur en­ra­ci­ne­ment pen­dant au­tant d’an­nées.

Mme Si­mard sou­ligne l’en­vi­ron­ne­ment hu­main qu’est son mi­lieu de tra­vail. Elle cite en exemple l’ap­pui qu’elle a re­çu lors de la ma­la­die de sa soeur. Les ac­com­mo­de­ments de l’époque lui ont per­mis d’être à son che­vet, quelques heures par se­maine, pen­dant plus d’une an­née. En­core au­jourd’hui, elle té­moigne d’une grande re­con­nais­sance alors que l’équipe en place l’a ai­dé sans qu’elle n’ait rien de­man­dé.

Hé­lène Si­mard se re­mé­more de nom­breuses anec­dotes vé­cues au fil des 40 der­nières an­nées. Elle se rap­pelle, avec grand plai­sir, les an­ni­ver­saires des em­ployés et le temps des Fêtes qui étaient sou­li­gnés en grand. Les re­pas étaient par­ta­gés en com­pa­gnie des prêtres. Elle sou­ligne éga­le­ment le pas­sage de plu­sieurs prêtres dont cer­tains moins ré­ser­vés qui en fai­saient sour­ciller plus d’un.

Aus­si sur­pre­nant que ce­la puisse pa­raître, il n’y a rien de rou­ti­nier dans le tra­vail à faire. « Les gens pensent

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