Au­cune obli­ga­tion pour les pas­sages à ni­veau pri­vés

Le Progrès Weekend - - ACTUALITÉS -

Le sifflement des trains aux pas­sages à ni­veau pri­vés n’est pas obli­ga­toire, comme c’est le cas à La­rouche, à l’en­droit où un ci­toyen a per­du la vie après avoir été hap­pé par un train alors qu’il condui­sait un trac­teur, mer­cre­di.

C’est du moins l’ex­pli­ca­tion fournie par Tran­sports Ca­na­da, ven­dre­di. Tou­te­fois, le sifflement aux pas­sages à ni­veau pu­blics est obli­ga­toire, se­lon le Rè­gle­ment d’ex­ploi­ta­tion fer­ro­viaire du Ca­na­da.

« Il n’y a au­cune exi­gence de si­gna­li­sa­tion à un pas­sage à ni­veau pri­vé, a écrit la conseillère prin­ci­pale en com­mu­ni­ca­tions pour Tran­sports Ca­na­da, Sau Sau Lui. Tou­te­fois, le pas­sage à ni­veau de La­rouche pos­sède un pan­neau de si­gna­li­sa­tion de pas­sage pri­vé ins­tal­lé par le che­min de fer. »

Tran­sports Ca­na­da agit à titre de sur­veillant de la confor­mi­té des ins­tal­la­tions fer­ro­viaires, tout en étant en contact avec les mu­ni­ci­pa­li­tés concer­nées en cas d’in­tru­sion ou de non-res­pect d’un rè­gle­ment. En ver­tu de la Loi sur la sé­cu­ri­té fer­ro­viaire, les com­pa­gnies de che­min de fer ont la tâche d’as­su­rer la sé­cu­ri­té de leurs ac­ti­vi­tés.

« Elles sont res­pon­sables de prendre les dé­ci­sions ap­pro­priées pour s’as­su­rer qu’elles opèrent confor­mé­ment à la réglementation et aux normes fé­dé­rales en vi­gueur, y com­pris en ce qui a trait aux exi­gences ré­gle­men­taires en ma­tière d’in­fra­struc­tures, d’équi­pe­ment, de mé­thodes d’opé­ra­tions et de for­ma­tion des em­ployés », a ex­pli­qué la porte-pa­role de Tran­sports Ca­na­da. Tou­te­fois, le sifflement aux pas­sages à ni­veau pu­blics est obli­ga­toire, se­lon le Rè­gle­ment d’ex­ploi­ta­tion fer­ro­viaire du Ca­na­da.

Au len­de­main de la tra­gé­die, les voi­sins de la vic­time avaient dé­plo­ré qu’au­cun si­gnal so­nore n’avait été en­ten­du quelques ins­tants avant la col­li­sion. Se­lon la voi­sine de la vic­time, Au­drey Si­mard, les trains font en­tendre leur pré­sence seule­ment « une fois sur deux », en plus de pas­ser sur le che­min de fer trop ra­pi­de­ment.

Se­lon Ra­dio-Ca­na­da, le Bu­reau de la sé­cu­ri­té des tran­sports du Ca­na­da mène une en­quête pour faire la lu­mière sur les cir­cons­tances de l’évé­ne­ment. Du cô­té du CN, on re­fuse de com­men­ter tant que l’en­quête est en cours.

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