Le mi­nistre croit pou­voir ra­pa­trier des en­sei­gnants

Le Progrès Weekend - - CARRIÈRES - PC

Même s’il y a pé­nu­rie d’en­sei­gnants dans bien des ré­gions, le mi­nistre de l’Édu­ca­tion, JeanF­ran­çois Ro­berge, ne craint pas d’en manquer pour ou­vrir des classes de ma­ter­nelle 4 ans, tel que pro­mis. Il fait le pari qu’en amé­lio­rant leurs condi­tions de tra­vail, plu­sieurs de ceux qui ont quit­té re­vien­dront à l’école.

Ven­dre­di, le mi­nistre de l’Édu­ca­tion et de l’En­sei­gne­ment su­pé­rieur a ré­ité­ré son en­ga­ge­ment de rendre les ma­ter­nelles pour les en­fants de 4 ans ac­ces­sibles d’ici cinq ans, même si ce­la sup­po­se­ra des coûts éle­vés et que la me­sure est loin de faire consen­sus dans le milieu.

Cer­taines com­mis­sions sco­laires ont fait sa­voir qu’elles man­quaient dé­jà d’es­pace et de per­son­nel en­sei­gnant. Plu­sieurs re­por­tages ont fait état soit d’un manque d’en­sei­gnants et de sup­pléants, soit de nou­veaux en­sei­gnants qui quittent la pro­fes­sion quelques an­nées seule­ment après leur ar­ri­vée, dé­çus.

Les syn­di­cats d’en­sei­gnants ont dé­jà évo­qué la dif­fi­cile in­té­gra­tion des élèves en dif­fi­cul­té d’adap­ta­tion, les classes nom­breuses, le manque de sou­tien par des pro­fes­sion­nels de l’édu­ca­tion, le manque d’au­to­no­mie pro­fes­sion­nelle des en­sei­gnants, sans comp­ter les mau­vaises condi­tions sa­la­riales.

Mais le mi­nistre croit qu’avec da­van­tage de ser­vices aux élèves, d’aide pour les en­sei­gnants et un re­ve­nu plus éle­vé, ce­la de­vrait contri­buer à ra­me­ner dans la pro­fes­sion des en­sei­gnants qui ont quit­té.

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