Le pro­mo­teur de Pro­jet 7 y croit tou­jours

Le Progrès Weekend - - LA UNE - STÉ­PHANE BÉ­GIN sbe­[email protected]­quo­ti­dien.com

Une troi­sième sta­tion-ser­vice sur le bou­le­vard Tal­bot, à Laterrière, pour­rait très bien se ti­rer d’af­faire et ne me­na­ce­rait pas la sur­vie des postes de Pé­troles RL et de Nu­tri­nor. Si la ma­jo­ri­té des 243 ci­toyens se pro­noncent en fa­veur des mo­di­fi­ca­tions au rè­gle­ment de zo­nage pour au­to­ri­ser le poste d’es­sence, le pre­mier coup de pelle se don­ne­ra ra­pi­de­ment. Si ça ne passe pas, Pro­jet 7 ne ver­ra pas le jour. Pro­mo­teur du dos­sier avec Shir­ley Gra­vel, Jean-Mi­chel Tremblay a don­né la ré­plique à ceux qui es­timent que l’étude, me­née par Pe­thel Consul­tants, dé­montre que l’offre est su­pé­rieure à la de­mande.

« Notre pro­jet, avec la sta­tion-ser­vice, se­ra ren­table, il n’y a au­cune in­quié­tude à avoir. Le dé­bit jour­na­lier de 6200 vé­hi­cules, les vé­hi­cules en tran­sit, n’est pas pris en compte dans le lé­ger sur­plus théo­rique. Quand on fait l’ajout de ces vé­hi­cules et que l’on mul­ti­plie par 365 jours, il y a un dé­bit de vo­lume de litres d’es­sence qui n’est pas comp­ta­bi­li­sé et qui est très grand », ex­plique Jean-Mi­chel Tremblay, lors d’un en­tre­tien avec Le Pro­grès.

« Et on sait que les gens qui sont en tran­sit (vers ou au re­tour de Qué­bec) ont un très grand be­soin

Si les mo­di­fi­ca­tions au rè­gle­ment de zo­nage ne passent pas, il n’y au­ra tout sim­ple­ment pas de pro­jet.

d’es­sence. Je pense aus­si que l’on peut at­ti­rer, chez nous, des gens qui font le plein à L’Étape (sept mil­lions de litres an­nuel­le­ment) et même à Chi­cou­ti­mi étant don­né que l’offre n’est pas à la hau­teur des at­tentes à Laterrière », ajoute M. Tremblay.

Donc, si le vote est fa­vo­rable, le pro­jet ira de l’avant.

« L’ob­jec­tif est de don­ner les pre­miers coups de pelle dès que pos­sible en 2019. Nous vou­lons perdre le moins de temps pos­sible, afin de créer ra­pi­de­ment une cin­quan­taine d’em­plois. »

« Mais si les mo­di­fi­ca­tions au rè­gle­ment de zo­nage ne passent pas, il n’y au­ra tout sim­ple­ment pas de pro­jet. Sans sta­tion-ser­vice,

— Jean-Mi­chel Tremblay

ce n’est pas viable », af­firme le pro­mo­teur.

Ques­tion­né à sa­voir si son pro­jet ne risque pas de créer la perte des deux autres postes d’es­sence, si­tués à quelques cen­taines de pieds de son site, Jean-Mi­chel Tremblay n’y croit vrai­ment pas.

« C’est comme dans une pou­pon­nière. Tous les en­fants fi­nissent par gran­dir et ar­rêtent de pleu­rer un jour et c’est sans doute comme ça que ça va se ter­mi­ner. Ils vont vieillir, vivre leur vie et per­sonne ne va mou­rir. »

« En­suite, ad­vienne que pour­ra ! Quel com­merce les gens vont pré­fé­rer ? Ce se­ra une offre sup­plé­men­taire et c’est le consom­ma­teur qui dé­ter­mi­ne­ra là où il vou­dra consom­mer », d’ajou­ter M. Tremblay.

Autre élé­ment qui mi­lite en fa­veur d’une nou­velle sta­tion­ser­vice, se­lon les gens de Pro­jet 7, est qu’il est pos­sible d’at­ti­rer les pro­prié­taires de mo­to­ri­sés ou des « fifth wheel ».

« Notre étude pré­cise que l’offre actuelle est de faible qua­li­té et qu’elle n’offre que des ban­nières ré­gio­nales ou lo­cales. Il y a de la place pour of­frir da­van­tage à la clien­tèle lo­cale, mais aus­si celle en tran­sit. Je veux don­ner une offre de ser­vices de qua­li­té à la clien­tèle », dit-il.

Jean-Mi­chel Tremblay pré­cise que l’étude dé­montre clai­re­ment qu’il y a de la place pour un autre dé­pan­neur, un ser­vice de restauration ra­pide, mais aus­si pour une phar­ma­cie, un lave-au­to à la main et un bu­reau pour des mé­de­cins.

Le di­rec­teur gé­né­ral de la firme Pe­thel Consul­tants, Fran­cis Leblanc, pré­cise, dans un cour­riel, que le lé­ger sur­plus de l’offre est cal­cu­lé sur la po­pu­la­tion ré­si­dente et des tra­vailleurs pon­dé­rés et ne tient pas compte du tra­fic en tran­sit.

« Avec une telle vo­ca­tion et pour in­ter­cep­ter le tra­fic en tran­sit, le site doit avoir une offre ré­cente, de qua­li­té avec de la restauration ra­pide, offre dite com­bo. L’offre des sites concur­rents ac­tuels n’a pas une telle offre », note-t-il.

— PHO­TO LE PRO­GRÈS, MI­CHEL TREMBLAY

Jean-Mi­chel Tremblay, de Pro­jet 7, croit qu’au­cune sta­tion-ser­vice ne fer­me­ra ses portes même s’il concré­tise son pro­jet.

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