La grange des Fleurs Mal­tais trans­for­mée

Bien­ve­nue au mar­ché fermier !

Le Quotidien - - LA UNE - PA­TRI­CIA RAINVILLE prain­ville@le­quo­ti­dien.com Photos Mi­chel Trem­blay

Of­frir un lieu de ren­contres et d’en­traide aux pro­duc­teurs et aux agri­cul­teurs. Per­mettre aux consom­ma­teurs de faire leurs em­plettes tout en en­cou­ra­geant l’achat lo­cal. Voi­là les deux mis­sions que s’est lan­cées Do­mi­nic Mal­tais, de la ferme Les Fleurs Mal­tais du rang Sainte-Fa­mille de Chi­cou­ti­mi, l’an der­nier. Pour un deuxième été, la splen­dide grange de la ferme se trans­forme en mar­ché fermier tous les sa­me­dis, et ce, jus­qu’au mois de sep­tembre. Un se­cret bien gar­dé, qui pro­pose une belle al­ter­na­tive au manque de mar­ché pu­blic au Sa­gue­nay. Do­mi­nic Mal­tais, de la qua­trième gé­né­ra­tion qui oeuvre à la ferme flo­rale du rang Sainte-Fa­mille, par­ti­ci­pait au mar­ché pu­blic des Fermes So­li­dar jus­qu’à tout ré­cem­ment. « Il y a deux ans, ils ont ar­rê­té en chan­geant de vo­ca­tion. Je me suis dit que je pour­rais com­men­cer ça à la grange, chez nous. On avait dé­jà un si bel em­pla­ce­ment, et je trou­vais dom­mage qu’il n’y ait pas de mar­ché pu­blic au Sa­gue­nay », ex­plique Do­mi­nic Mal­tais, fai­sant no­tam­ment ré­fé­rence aux Halles de Chi­cou­ti­mi, qui sont au­jourd’hui fer­mées. Il a donc convié quelques pro­duc­teurs pour le lan­ce­ment d’un tout pre­mier mar­ché fermier l’été der­nier, et la ré­ponse a été aus­si­tôt po­si­tive. Au­tant de la part des pro­duc­teurs que de la clien­tèle. Alors, chaque sa­me­di de l’été, il est pos­sible de faire ses em­plettes 100 % lo­cales à même la grange trans­for­mée en mar­ché pu­blic. Et, chaque se­maine, entre 200 et 300 clients s’y ar­rêtent, bien que le mar­ché fermier ne soit pas en­core très connu.

Si la vo­ca­tion du pro­jet est d’of­frir une al­ter­na­tive au manque, ou plu­tôt à l’ab­sence de mar­ché pu­blic à Sa­gue­nay, c’est aus­si pour per­mettre aux pro­duc­teurs d’échan­ger entre eux et de dis­cu­ter di­rec­te­ment avec le consom­ma­teur.

« Chaque se­maine, nous avons entre sept et 11 pro­duc­teurs qui viennent s’ins­tal­ler. C’est vrai­ment agréable, car ce sont tous des gens qui aiment dis­cu­ter de leurs pro­duits avec les ache­teurs. Et les clients aiment beau­coup SA­ME­DI 14 JUILLET 2018 en sa­voir plus sur leurs pro­duits et connaître la fa­çon dont ils sont fa­bri­qués. C’est un beau mar­ché, très convi­vial. Mon but était aus­si d’ai­der les agri­cul­teurs et les pro­duc­teurs. Je ne charge pas une cenne pour qu’ils viennent vendre leurs pro­duits. On s’en­traide », ajoute Do­mi­nic Mal­tais, ac­com­pa­gné de son fi­dèle New­ton, un gros bou­vier ber­nois de 10 ans, fort tran­quille du­rant l’en­tre­vue réa­li­sée plus tôt cette se­maine.

Le client qui se dé­place à la grange peut re­par­tir avec des oeufs, de la viande de cerf, du pain, du sau­mon fu­mé, des pe­tits fruits, des lé­gumes, du miel, du fro­mage, des sa­vons et, bien en­ten­du, un gros bou­quet de fleurs coupées des Mal­tais. Parce que pré­ci­sons que le mar­ché se tient dans une grange en­tou­rée de champs de fleurs, no­tam­ment de tu­lipes au prin­temps et de pi­voines en dé­but d’été.

OFFRE VA­RIÉE

Do­mi­nic Mal­tais est d’ailleurs ra­vi de l’offre va­riée de pro­duits. « Nous avons aus­si Daniel, qui est un cueilleur fo­res­tier. Il pro­pose des cham­pi­gnons, mais aus­si des têtes de vio­lons ma­ri­nées, par exemple. Sans

ou­blier Oli­vier, qui a son propre four à pain en ar­gile ins­tal­lé à cô­té de la grange. Il concocte du pain et en offre di­rec­te­ment sur place. Il cui­sine éga­le­ment de la piz­za, que les clients peuvent dé­gus­ter en of­frant une contri­bu­tion vo­lon­taire. Tout ça, dans la bonne hu­meur ! », pro­met Do­mi­nic Mal­tais.

Les fro­mages de la fro­ma­ge­rie Mé­dard, au Lac-Saint-Jean, sont aus­si en vente sur place, de même que quelques pro­duits du Ca­fé Cam­bio de Chi­cou­ti­mi.

« Nous en­cou­ra­geons les pro­duc­teurs à ve­nir nous ren­con­trer. Je leur dis de ve­nir es­sayer un sa­me­di, pour voir s’ils aiment ça. Nous vou­lons de pe­tits pro­duc­teurs qui sont un peu ar­ti­sans et pas trop stres­sés ! Et il faut ai­mer les gens, car les clients aiment que les pro­duc­teurs leur jasent ! C’est vrai­ment un ren­dez-vous de pas­sion­nés », ajoute Do­mi­nic Mal­tais.

Le mar­ché ouvre ses portes dès 10 h, beau temps, mau­vais temps. Les clients peuvent s’y rendent jus­qu’à 16 h. Il est conseillé d’ame­ner des sous, puisque ce ne sont pas tous les stands qui pro­posent le paie­ment par carte ban­caire.

Le mar­ché pu­blic se tient chaque sa­me­di, dans la splen­dide grange de la ferme Les Fleurs Mal­tais, du rang Sainte-Fa­mille, à Chi­cou­ti­mi.

Do­mi­nic Mal­tais a lan­cé l’idée du mar­ché fermier il y a deux ans.

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