Val-Jal­bert charme Dis­ney Cruise

Le Quotidien - - LA UNE -

Si ça fait long­temps que vous n’êtes pas al­lés au vil­lage his­to­rique de ValJal­bert, vous êtes obli­gés d’y re­tour­ner, vous al­lez re­tom­ber en amour avec ce site ex­tra­or­di­naire où la chute ri­va­lise de beau­té avec les bâ­ti­ments du vil­lage. Les 21 mil­lions $ in­ves­tis dans la re­vi­ta­li­sa­tion du site de 2010 à 2014 ont vrai­ment mis en va­leur tous les as­pects de ce bi­jou tou­ris­tique de la ré­gion.

J’y suis re­tour­né jeu­di pour voir si la construc­tion du bar­rage élec­trique, ter­mi­née en 2015, avait chan­gé le pay­sage et comment tout ça s’har­mo­ni­sait sur le site. J’ai trou­vé ça plus beau qu’avant. Il y a une grande ter­rasse par-des­sus la cen­trale élec­trique avec un cir­cuit d’in­ter­pré­ta­tion pour les vi­si­teurs qui veulent voir la tur­bine et les ins­tal­la­tions.

« L’eau de la chute est dé­tour­née dans le bar­rage pen­dant la nuit de 23 h à 9 h. Pen­dant la jour­née, les vi­si­teurs peuvent pro­fi­ter de la chute en s’ap­pro­chant via les dif­fé­rentes pas­se­relles d’ob­ser­va­tion », ex­plique Mi­chèle Cas­ton­guay, di­rec­trice gé­né­rale du site tou­ris­tique.

Elle m’a of­fert une vi­site pri­vée à bord d’une voi­tu­rette de golf ré­ser­vée au per­son­nel du parc. En re­gar­dant par la fe­nêtre où est construite la tur­bine, on peut voir un court film d’ani­ma­tion pro­je­té sur le mur de la cen­trale qui montre le che­min de l’eau. « C’est le genre d’in­for­ma­tion qui est ap­pré­cié des vi­si­teurs qui s’in­té­ressent à l’as­pect tech­nique, nous avons de bons com­men­taires », in­dique cette grande ad­mi­ra­trice du vil­lage his­to­rique.

CROI­SIÈRE DIS­NEY

« Nous al­lons re­ce­voir deux groupes du ba­teau de croi­sière Dis­ney cet au­tomne. Des re­pré­sen­tants de Dis­ney Cruise Line sont ve­nus nous vi­si­ter il y a deux ans. On avait 35 mi­nutes pour leur faire un “pitch” de vente et ils ont même sur­vo­lé le site en hé­li­co­ptère. Nous les avons fait dî­ner à la salle à man­ger et notre chef les a im­pres­sion­nés. Après le dî­ner, la dis­cus­sion n’était plus ‘‘si on vient’,’ mais ‘‘quand’’ », ra­conte la di­rec­trice. « Le Zoo sau­vage a aus­si fait une pré­sen­ta­tion à cette oc­ca­sion, on peut dire sans pré­ten­tion que le charme a opé­ré ici », fait va­loir Mi­chèle Cas­ton­guay.

Avec le ter­rain de cam­ping, le site de Val-Jal­bert ac­cueille plus de 125 000 vi­si­teurs par an­née. « Les Eu­ro­péens ca­potent quand ils ar­rivent ici. Des fois les gens ne savent pas trop à quoi s’at­tendre et re­partent d’ici char­més, non seule­ment par nos ins­tal­la­tions et l’ani­ma­tion, mais par toute l’his­toire qui en­toure le vil­lage », dit-elle.

« Un his­to­rien du vil­lage Co­lo­nial William­sburg dans l’État de Vir­gi­nie aux États-Unis (une ci­té res­tau­rée du XVIIIe siècle, consti­tuée de 88 bâ­ti­ments pu­blics ori­gi­naux et de 50 autres bâ­ti­ments res­tau­rés) m’a écrit pour me dire qu’il se­ra sur la croi­sière de Dis­ney et qu’il vou­lait nous ren­con­trer », s’em­balle celle qui fait gran­dir ce site de­puis les quatre der­nières an­nées.

CA­LIBRE IN­TER­NA­TIO­NAL

C’est vrai que Val-Jal­bert est de ca­libre in­ter­na­tio­nal. Rien n’est lais­sé au ha­sard, la pro­pre­té du vil­lage est im­pec­cable et ça se voit aus­si dans les pe­tits dé­tails. « Le per­son­nel est ex­tra­or­di­naire (110 em­ployés, dont 15 co­mé­diens ani­ma­teurs) et les gens nous ar­rivent tou­jours avec de bonnes idées pour amé­lio­rer l’ex­pé­rience. Une em­ployée a réa­li­sé l’an der­nier des cap­sules his­to­riques Sou­ve­nirs par­ta­gés grâce à des en­tre­vues réa­li­sées avec des gens qui ont gran­di à Val-Jal­bert. Ces cap­sules sont dif­fu­sées sur des té­lé­vi­seurs à l’in­té­rieur des mai­sons his­to­riques », ex­plique celle qui se laisse en­core émou­voir par ces té­moi­gnages de per­sonnes âgées.

Ce vil­lage his­to­rique a une âme, on le sent dès notre ar­ri­vée, mais en­core plus quand on se re­trouve sur le pla­teau où les vieilles mai­sons au bois vieilli se dressent. Je n’avais ja­mais fait de vi­site gui­dée sur le site, un manque à ma culture que je vais cor­ri­ger cet été avec la fa­mille. Le choc émo­tif se pro­duit quand, au coin d’une rue, on voit les mai­sons écra­sées par le poids des an­nées, on se sent vrai­ment dans un vil­lage fan­tôme.

Comme bien des gens, j’ai er­ré à Val-Jal­bert en as­sis­tant aux say­nètes des co­mé­diens, en m’at­tar­dant sur les bel­vé­dères pour ob­ser­ver la chute, en as­sis­tant au spec­tacle im­mer­sif au­dio­vi­suel dans le vieux mou­lin, en mon­tant à bord du té­lé­phé­rique ou en pro­fi­tant de la gas­tro­no­mie du res­tau­rant, mais c’est l’his­toire qui fait vi­brer ce musée à ciel ou­vert. Il faut op­ter pour une vi­site gui­dée.

MEILLEUR TER­RAIN DE CAM­PING AU QUÉ­BEC

Non seule­ment Val-Jal­bert est de ca­libre à sé­duire Dis­ney Cruise Line, mais l’au­tomne der­nier, ValJal­bert a re­çu le titre de Cam­ping de l’an­née dé­cer­né par Cam­ping Qué­bec. « On le voit dans nos chiffres cet été, cette no­mi­na­tion a un im­pact sur notre acha­lan­dage », fait va­loir la di­rec­trice, ra­vie d’avoir re­çu cette dis­tinc­tion pro­vin­ciale.

Entre nous, si vous êtes un Qué­bé­cois qui aime le cam­ping et que vous cher­chez une des­ti­na­tion pour l’été, il me semble que choi­sir le meilleur ter­rain de cam­ping au Qué­bec est la meilleure dé­ci­sion. En plus, les va­can­ciers peuvent pro­fi­ter aux alen­tours du Zoo sau­vage de Saint-Fé­li­cien, de l’Er­mi­tage de Lac-Bou­chette, de la Ca­verne du Trou de la fée à Desbiens, d’une Vé­lo­route des bleuets qui tra­verse le cam­ping et d’un des plus beaux lacs de vil­lé­gia­ture au Ca­na­da où on peut pra­ti­quer la pêche spor­tive de la oua­na­niche. C’est dif­fi­cile de trou­ver mieux au Qué­bec.

LE PRO­GRÈS, RO­GER BLACKBURN

Mi­chèle Cas­ton­guay est di­rec­trice gé­né­rale de Val-Jal­bert.—PHOTO

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