Moi­tié so­lo, moi­tié Tea Par­ty

Le Quotidien - - ARTS ET SPECTACLES -

Lea­der du groupe ca­na­dien The Tea Par­ty, Jeff Mar­tin com­plé­te­ra une brève tour­née qué­bé­coise à la salle Le 4-Ba­rils de Jon­quière, le 9 dé­cembre, ain­si qu’à Qué­bec, le len­de­main. Il pré­sen­te­ra alors un spec­tacle fai­sant jeu égal entre le ré­per­toire de la for­ma­tion et ses com­po­si­tions à lui, dont les plus vieilles re­montent à 2006. L’homme se­ra seul sur la scène, mais ceux qui an­ti­cipent une af­faire tran­quille ont tout faux. « Ce n’est pas l’idée qu’on se fait d’un gars qui s’ac­com­pagne à la gui­tare acous­tique. C’est puis­sant. Du gros, gros son. Je me dé­place avec cinq ou six gui­tares, dont une 12 cordes que je fais son­ner comme le si­tar et d’autres ins­tru­ments exo­tiques, ce qui re­flète les choix ef­fec­tués par The Tea Par­ty dès ses dé­buts, sa cu­rio­si­té mu­si­cale », a ra­con­té le chan­teur il y a quelques jours, à la fa­veur d’une en­tre­vue té­lé­pho­nique ac­cor­dée au Pro­grès.

Lors de cet en­tre­tien, il était af­fec­té par un rhume, mais se trou­vait sur la pente as­cen­dante. Le mo­ment était bien choi­si pour éla­bo­rer sur son goût de l’ailleurs, dont l’ori­gine ré­side en par­tie à Wind­sor, sa communauté d’ori­gine. « C’est la ville la moins ca­na­dienne et en rai­son de la proxi­mi­té de Dé­troit, j’ai été in­fluen­cé par ce qui se fai­sait là-bas, la scène blues et le RnB, entre autres. Je rê­vais de voya­ger et comme The Tea Par­ty a connu du suc­cès ra­pi­de­ment, j’ai pu dé­cou­vrir le monde », note Jeff Mar­tin.

Ses pé­ré­gri­na­tions lui ont per­mis de ren­con­trer des mu­si­ciens tra­di­tion­nels et de consti­tuer une jo­lie col­lec­tion d’ins­tru­ments. Il les a tous ap­pri­voi­sés et plu­sieurs ont ré­son­né sur les al­bums du groupe, par­fois aus­si en spec­tacle. « Je pos­sède éga­le­ment des ra­dios à ondes courtes. J’aime le son qu’on en­tend lors­qu’on se trouve entre deux fré­quences. Je m’en suis ser­vi sur des en­re­gis­tre­ments », fait ob­ser­ver l’On­ta­rien, qui ré­side au­jourd’hui en Aus­tra­lie.

Le concept évo­qué tan­tôt, ce­lui du 50-50, lui im­pose quelques fi­gures im­po­sées. Pas ques­tion d’évi­ter Exile And The King­dom, l’un de ses titres les plus po­pu­laires en so­lo, pas plus que The Ba­zaar, un clas­sique du Tea Par­ty. N’em­pêche que le pro­gramme bouge cons­tam­ment, his­toire de gar­der le prin­ci­pal in­té­res­sé sur le qui-vive. « Plus je reste alerte, mieux c’est pour le public », avance Jeff Mar­tin.

Il pré­cise que les pièces du groupe sont pré­sen­tées sous leur forme d’ori­gine, puisque la plu­part sont nées pen­dant qu’il grat­tait une gui­tare au coin du feu. « C’est seule­ment après que les gars bâ­tis­saient là-des­sus. Les fans ap­pré­cient éga­le­ment les in­for­ma­tions que je livre à propos du contexte où ces titres ont vu le jour. Je l’ai dé­jà fait ailleurs, mais au Qué­bec, c’est la pre­mière fois », ré­vèle le mu­si­cien.

— PHOTO COURTOISIE, DA­VID LO­GAN

Ne cher­chez pas Jeff Mar­tin le 9 dé­cembre. Le chan­teur du groupe The Tea Par­ty se pro­dui­ra alors en so­lo, à la salle Le 4-Ba­rils de Jon­quière.

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