LA FRAN­CO­PHO­NIE CÉ­LÉ­BRÉE À EMBRUN !

Le Reflet (The News) - - LA UNE - Ca­ro­line Pré­vost ca­ro­line.pre­vost@eap.on.ca

Cinq per­sonnes et un or­ga­nisme ont été ho­no­rés same­di soir der­nier, lors de la 20e édi­tion du Ban­quet de la Fran­co­pho­nie de Pres­cott et Rus­sell. Ma­rie-Pierre Hé­roux, étu­diante à l’Uni­ver­si­té Lau­ren­tienne et ori­gi­naire d’Embrun, a re­çu le Prix jeu­nesse Tho­mas-Go­de­roy.

Cinq per­sonnes et un or­ga­nisme ont été ho­no­rés same­di soir der­nier, lors de la 20e édi­tion du Ban­quet de la Fran­co­pho­nie de Pres­cott et Rus­sell.

Quelque 300 fran­co­phones et fran­co­philes ont ré­pon­du pré­sents à l’in­vi­ta­tion de l’As­so­cia­tion ca­na­dienne-fran­çaise de l’On­ta­rio de Pres­cott et Rus­sell, or­ga­ni­sa­trice de l’évè­ne­ment avec ses par­te­naires, les Clubs Ri­che­lieu d’Embrun et de Ro­ck­land et la Fé­dé­ra­tion des aî­nés et des re­trai­tés fran­co­phones de l’On­ta­rio (FARFO), ré­gio­nale de l’Est.

Le Prix Jeu­nesse Tho­mas-Go­de­froy a été re­mis à deux ré­ci­pien­daires, Ma­rie-Pierre Hé­roux, ori­gi­naire d’Embrun et étu­diante à l’Uni­ver­si­té Lau­ren­tienne, et Ma­rie Claude Di­caire, une scé­na­riste ori­gi­naire d’Al­fred.

L’Ordre de la fran­co­pho­nie, pour sa part, a été dé­cer­né à Anne La­flamme, di­rec­trice fon­da­trice de l’École se­con­daire pu­blique Le Som­met, à Haw­kes­bu­ry, Yvon Hup­pé, pré­sident-fon­da­teur du Centre d’aide de Ro­ck­land, le dé­pu­té pro­vin­cial de Glen­gar­ry-Pres­cott-Rus­sell Grant Crack, ain­si qu’à l’or­ga­nisme L’écho d’un peuple.

La soi­rée a été ani­mée par l’ani­ma­teur cultu­rel Ju­lien La­londe, éga­le­ment ré­ci­pien­daire du Prix jeu­nesse Tho­mas-Go­de­froy en 2016.

Plu­sieurs di­gni­taires ont pris la pa­role au dé­but de la soi­rée. Le toast a été por­té par la mi­nistre des Af­faires fran­co­phones de l’On­ta­rio, Ma­rie-France La­londe. « Que la Fran­co­pho­nie pour­suive sa lan­cée, qu’elle prenne plei­ne­ment sa place et qu’elle conti­nue de nous rendre fiers », a-t-elle dé­cla­ré.

Jean Poi­rier, fon­da­teur du ban­quet, an­cien dé­pu­té pro­vin­cial, an­cien pré­sident de l’ACFO de Pres­cott-Rus­sell et mi­li­tant fran­co-on­ta­rien de longue date, a pré­sen­té l’his­to­rique du Prix jeu­nesse Tho­masGo­de­froy, qui a été in­tro­duit en 2001, quelques an­nées après le lan­ce­ment de ce ren­dez-vous an­nuel. M. Poi­rier a ex­pli­qué que lui et son épouse Do­mi­nique, avec qui il or­ga­ni­sait l’évè­ne­ment à l’époque, étaient épa­tés de voir la qua­li­té des cur­ri­cu­lum vi­tae de cer­tains jeunes. Ils ont donc mis sur pied ce prix afin de sou­li­gner l’ap­port ex­cep­tion­nel des jeunes. Le nom de Tho­masGo­de­froy a été choi­si en hom­mage au pre­mier jeune Eu­ro­péen qui au­rait fou­lé le sol de ce qui est de­ve­nu la ré­gion de Pres­cott-Rus­sell.

Le pré­sident de l’As­sem­blée de la fran­co­pho­nie de l’On­ta­rio, Ca­rol Jo­lin, était éga­le­ment de la fête. Ce­lui-ci a fé­li­ci­té les per­sonnes ré­com­pen­sées au cours de la soi­rée. « C’est grâce à l’en­ga­ge­ment de telles per­sonnes que l’on réus­sit à bâ­tir une com­mu­nau­té fran­co-on­ta­rienne vi­brante et dy­na­mique », a-t-il dé­cla­ré. Le pré­sident de l’ACFO Pres­cott et Rus­sell, Jacques Hé­roux, ain­si que le dé­pu­té fé­dé­ral de Glen­gar­ry-Pres­cott-Rus­sell, Fran­cis Drouin, ont éga­le­ment pro­fi­té de la tri­bune qui leur était of­ferte pour fé­li­ci­ter les lau­réats.

Les lau­réats du Prix jeu­nesse Tho­mas-Go­de­froy

Lors de la re­mise des prix, Ma­rie-Pierre Hé­roux, qui s’est dé­mar­quée tant par sa réus­site sco­laire que par son en­ga­ge­ment sco­laire, com­mu­nau­taire, ré­gio­nal, pro­vin­cial, et par son leadership, a te­nu à sou­li­gner l’im­por­tance de la jeu­nesse au sein de la com­mu­nau­té.

« Nous sommes ici au­jourd’hui et nous se­rons ici de­main. In­cluez-nous. Nous sommes les ex­perts de notre propre réa­li­té », a-t-elle lan­cé.

L’autre lau­réate du Prix jeu­nesse Tho­mas-Go­de­froy, la pro­duc­trice, réa­li­sa­trice et scé­na­riste Ma­rie Claude Di­caire, qui a su lais­ser sa marque grâce à son im­pli­ca­tion et ses di­verses réa­li­sa­tions sur la scène ar­tis­tique, a pro­fi­té de l’oc­ca­sion pour trans­mettre un mes­sage clair aux convives au su­jet des ar­tistes.

« S’il vous plaît, dé­cou­vrez nos ar­tistes. Écou­tez notre mu­sique. Al­lez voir notre théâtre. Al­lez dé­cou­vrir nos au­teurs. N’at­ten­dez pas que ces ar­tistes aient fait le tra­jet hors pro­vince pour vous in­té­res­ser à eux. »

Ordre de la fran­co­pho­nie

Anne La­flamme, di­rec­trice fon­da­trice de l’École se­con­daire pu­blique Le Som­met, à Haw­kes­bu­ry, a li­vré une al­lo­cu­tion pour le moins en­flam­mée au su­jet de son amour pour la fran­co­pho­nie.

« Je porte la fl amme de la fran­co­pho­nie. Cette flamme, qui iro­ni­que­ment fait par­tie de mon nom, brille d’abord dans mon coeur, puis trans­met sa cha­leur dans la com­mu­nau­té et même au-de­là. Por­ter un flam­beau est sym­bo­lique, c’est un moyen de sen­si­bi­li­sa­tion que je re­lègue par­ti­cu­liè­re­ment par­mi nos jeunes. »

Pour son en­ga­ge­ment bé­né­vole, le pré­sident-fon­da­teur du Centre d’aide de Ro­ck­land, Yvon Hup­pé, a été ad­mis à l’Ordre de la fran­co­pho­nie. Sa fier­té pour la langue fran­çaise le mo­tive à faire en sorte que l’or­ga­nisme main­tienne et as­sure une pré­sence fran­co­phone au sein de la com­mu­nau­té.

« Outre mon épouse, j’ai deux amours, a-t-il dé­cla­ré. C’est la fran­co­pho­nie et le bé­né­vo­lat. Je dé­sire ex­pri­mer toute ma gra­ti­tude à notre as­so­cia­tion fran­co­phone (l’ACFO) de m’avoir ac­cueilli dans l’Ordre de la fran­co­pho­nie ».

Pour le vo­let fran­co­phile, l’Ordre de la fran­co­pho­nie a été re­mis au dé­pu­té pro­vin­cial Grant Crack. Pour cet homme is­su d’une fa­mille an­glo­phone, le bi­lin­guisme est fon­da­men­tal en édu­ca­tion et au cha­pitre pro­fes­sion­nel.

« Je suis très fier d’avoir rem­por­té la ca­té­go­rie fran­co­phile. Mes en­fants et mes pe­tits-en­fants parlent tous fran­çais et il m’est im­por­tant de pou­voir com­mu­ni­quer non seule­ment avec eux en fran­çais, mais avec tous les fran­co­phones d’ici (en fran­çais) ».

Le vo­let or­ga­nisme com­mu­nau­taire de l’Ordre de la fran­co­pho­nie a été dé­cer­né cette an­née à L’écho d’un peuple, pour son es­prit ras­sem­bleur et mo­bi­li­sa­teur. Ce spec­tacle est né en 2000 grâce à l’ini­tia­tive d’une poi­gnée d’ar­tistes et bâ­tis­seurs di­ri­gés par Alain Da­ge­nais d’Embrun, qui ont vou­lu mettre sur pied « le plus grand spec­tacle à grand dé­ploie­ment au pays ». Ce spec­tacle avait comme mis­sion de cé­lé­brer l’his­toire des fran­co­phones en Amé­rique et en On­ta­rio et de trans­for­mer Pres­cott et Rus­sell en des­ti­na­tion tou­ris­tique et de ser­vice de trem­plin pour d’in­nom­brables ar­tistes. »

« Pour moi, L’écho d’un peuple c’est par­tir de nos ra­cines pour re­bon­dir en­core plus fort, a ex­pli­qué le di­rec­teur ar­tis­tique Fé­lix Saint-De­nis. L’écho d’un peuple c’est l’écho de ré­vo­lu­tion­naires au grand coeur. »

« L’Écho d’un peuple, c’est sur­tout une grande fa­mille où tous sont ac­cep­tés en cé­lé­brant leur fran­co­pho­nie », a ré­su­mé Chan­tal Na­deau, pré­si­dente de L’écho de La Na­tion et une des re­pré­sen­tantes de L’Écho d’un peuple same­di soir der­nier avec Alain Da­ge­nais, le di­rec­teur ar­tis­tique Fé­lix Saint-De­nis et un autre des bâ­tis­seurs de la pre­mière heure, Ré­jean Au­but.

Elle pour­suit : « C’est l’écho de gens ta­len­tueux, mais c’est aus­si l’écho de jeunes han­di­ca­pés qui se font ap­plau­dir pour la pre­mière fois de leur vie, c’est l’écho de gens re­je­tés qui peuvent s’épa­nouir à fond, peu im­porte leur ap­pa­rence phy­sique, leur orien­ta­tion sexuelle, leur si­tua­tion fa­mi­liale ou leurs dif­fé­rences. »

—pho­to Ca­ro­line Pré­vost

Quelque 300 fran­co­phones et fran­co­philes étaient au ren­dez-vous same­di der­nier, à Embrun. Le 20e Ban­quet de la Fran­co­pho­nie de Pres­cott-Rus­sell s’est dé­rou­lé sous le thème « 20 ans ! Conti­nuons la fête ». On re­con­nait sur cette pho­to les ré­ci­pien­daires...

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