Jacques Ville­neuve cri­tique Williams

Le Soleil - - SPORTS -

MON­TRÉAL — L'ex-pi­lote qué­bé­cois Jacques Ville­neuve a cri­ti­qué la ges­tion en place au sein de l'écu­rie Williams, al­lant même jus­qu'à dé­cla­rer que l'équipe «est morte».

Dans une en­tre­vue pu­bliée sur le site Mo­tor­sport-To­tal.com plus tôt cette se­maine, Ville­neuve s'est dit d'avis que les pro­blèmes de l'écu­rie ont com­men­cé le jour où Frank Williams a nom­mé sa fille Claire au poste de di­rec­trice gé­né­rale ad­jointe, en mars 2013, plu­tôt que son frère Jo­na­than.

« L'équipe est morte, a-t-il dé­cla­ré au site In­ter­net. Il n'y a pas de di­rec­tion. Ils de­vaient faire un choix [en 2013], c'était l'hé­ri­tière ou l'hé­ri­tier.

«Et ils ont choi­si Claire plu­tôt que Jo­na­than. Grosse er­reur. C'est évident; re­gar­dez où l'équipe en est ren­due», a ajou­té Ville­neuve, qui est re­con­nu pour son franc-par­ler.

Par ailleurs, Ville­neuve consi­dère que la dé­ci­sion d'em­bau­cher Ser­gey Si­rot­kin au dé­but de la sai­son pour rem­pla­cer Fe­lipe Mas­sa, qui a pris sa re­traite, a été une autre grave er­reur. Se­lon l'ex-cham­pion du monde de 1997, il au­rait fal­lu op­ter pour un pi­lote plus ex­pé­ri­men­té.

« Il faut re­gar­der au som­met de la py­ra­mide. Ils ignorent to­ta­le­ment où se di­rige l'équipe. Il faut ad­mettre ses torts, et je ne vois pas comment l'équipe peut s'en sor­tir, je ne le sais tout sim­ple­ment pas. Et si vous comp­tez sur deux pi­lotes in­ex­pé­ri­men­tés, ça ne vous avan­ce­ra en rien. Pas une équipe comme celle-ci.»

In­vi­tées à ré­agir, ni Claire Williams, ni l'équipe n'ont vou­lu émettre de com­men­taires.

« Nous n'avons rien à ajou­ter à ce su­jet », a écrit une porte-pa­role de l'équipe dans un échange de cour­riels.

GRANDE DÉ­CEP­TION

Après dix étapes cette sai­son, le Mon­tréa­lais Lance Stroll a pro­cu­ré les seuls points de l'équipe grâce à une hui­tième place lors du Grand Prix d'Azer­baïd­jan. Avec quatre points au clas­se­ment, Williams ac­cuse un re­cul de 12 points sur Al­fa Ro­meo Sau­ber.

La se­maine der­nière, en marge du Grand Prix de Grande- Bre­tagne, Claire Williams avait abor­dé les pro­blèmes de son équipe.

«C'est crève-coeur et très décevant, avait- elle re­con­nu à pro­pos du rendement de l'équipe. [...] Nous de­vons consi­dé­rer cette pé­riode- ci comme étant tem­po­raire. Chaque équipe, peu im­porte la dis­ci­pline, vit des mo­ments comme ce­lui- ci. Per­son­nel­le­ment, j'ai beau­coup de dif­fi­cul­tés à ac­cep­ter l'état dans le­quel se trouve notre équipe pré­sen­te­ment.»

En 2017, Williams avait ter­mi­né l'an­née au cin­quième rang du clas­se­ment des construc­teurs avec 83 points.

La der­nière vic­toire de Williams à une épreuve de la For­mule 1 re­monte au Grand Prix d'Es­pagne de 2012 avec le Vé­né­zué­lien Pastor Mal­do­na­do au vo­lant.

Ville­neuve a rem­por­té son seul titre en For­mule 1 avec Williams, en 1997. Cette an­née-là, Ville­neuve avait ré­col­té sept vic­toires, huit po­diums et dix po­si­tions de tête.

L'an­née pré­cé­dente, éga­le­ment avec Williams, Ville­neuve avait ter­mi­né au deuxième rang du clas­se­ment des pi­lotes, der­rière son co­équi­pier Da­mon Hill.

— PHOTOTHÈQUE LE SO­LEIL

Jacques Ville­neuve a sé­vè­re­ment cri­ti­qué l’écu­rie avec la­quelle il a ga­gné le cham­pion­nat des pi­lotes en 1997.

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