L’ac­ti­vi­té phy­sique a des ef­fets an­ti­dé­pres­seurs

Le Vortex de Bagotville - - NEWS -

L’équipe PSP offre plu­sieurs plans d’en­traî­ne­ment pour la com­mu­nau­té mi­li­taire, dont le pro­gramme de Re­con­di­tion­ne­ment phy­sique.

Ce pro­gramme, qui a vu le jour en 2009, a pour ob­jec­tif d’ac­com­pa­gner les membres ma­lades ou bles­sés en par­te­na­riat avec les ser­vices mé­di­caux afin de leur per­mettre de re­prendre le ser­vice ac­tif et d’amé­lio­rer leur qua­li­té de vie le plus ra­pi­de­ment pos­si- ble, et ce, en toute sé­cu­ri­té. Des études ont dé­mon­tré qu’une ap­proche mul­ti­thé­ra­peu­tique ( mé­di­ca­tion, exer­cice et psy­cho­thé­ra­pie) est à pré­co­ni­ser. Dans la re­cherche, il a été prou­vé que l’in­té­gra­tion de l’ac­ti­vi­té phy­sique dans un plan de trai­te­ment a des ef­fets an­ti­dé­pres­seurs bé­né­fiques. Par­mi les ef­fets dé­mon­trés, on re­trouve une amé­lio­ra­tion de l’es­time de soi, une aug- men­ta­tion de la sen­sa­tion de maî­trise, un sen­ti­ment d’ef­fi­ca­ci­té et de meilleures re­la­tions so­ciales. Pen­dant l’ef­fort, il y a une aug­men­ta­tion de la sé­cré­tion d’en­dor­phines, ce­ci en­gendre une meilleure ré­gu­la­tion des émo­tions. De même, l’aug­men­ta­tion de la tem­pé­ra­ture cor­po­relle après l’en­trai­ne­ment amè­ne­rait une di­mi­nu­tion de l’an­xié­té. La dé­pres­sion en soi est une tris­tesse sé­vère ou per­sis­tante qui vient in­fluen­cer les ac­ti­vi­tés et les in­té­rêts. Les per­cep­tions sont al­té­rées par des troubles de l’hu­meur. Se­lon Sta­tis­tique Ca­na­da, en 2013, en­vi­ron « 1 membre à temps plein sur 6 de la Force ré­gu­lière des Forces ar­mées ca­na- di­ennes a dé­cla­ré avoir éprou­vé des symp­tômes cor­res­pon­dant à au moins un des troubles sui­vants : épi­sode dé­pres­sif ma­jeur, trouble pa­nique, trouble de stress post­trau­ma­tique, trouble d’an­xié­té gé­né­ra­li­sée, et abus d’al­cool ou dé­pen­dance à l’al­cool. » Afin de vous ai­der à pré­ve­nir les signes et symp­tômes de dé­pres­sion, nous vous re­com­man­dons d’in­té­grer l’ac­ti­vi­té phy­sique une quin­zaine de mi­nutes, trois fois se­maine. Ce quinze mi­nutes se trans­for­me­ra en 30, 45 et 60 mi­nutes. Les ré­sul­tats se fe­ront sen­tir avec les ef­forts et la per­sé­vé­rance. Ces ef­fets gé­né­rés par l’en­trai­ne­ment sont ha­bi­tuel­le­ment per­çus aux alen­tours de la qua­trième se­maine de l’adop­tion d’un pro­gramme d’en­trai­ne­ment ré­gu­lier. C’est à par­tir de la dixième se­maine qu’il y au­ra des ré­sul­tats si­gni­fi­ca­tifs. Au dé­but du plan de trai­te­ment, un des élé­ments clés se­ra la mo­ti­va­tion. Pour plus de conseils, con­sul­tez les pro­fes­sion­nels de la san­té et l’équipe du condi­tion­ne­ment phy­sique de la base. Pour plus de dé­tails, vi­si­tez le site in­ter­net www. cphysd. ca

Zoé Gre­non- Gi­rard,

Spé­cia­liste de re­con­di­tion­ne­ment p. i.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.