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Le PAD s’adresse uni­que­ment aux per­sonnes qui souffrent de li­mi­ta­tions fonc­tion­nelles per­ma­nentes, une réa­li­té qui touche une per­sonne âgée sur cinq (20,8 %) vi­vant en mé­nage pri­vé.

Quand le vieillis­se­ment se passe bien

Pour les aî­nés qui tra­ver­se­ront le grand âge en san­té, cer­taines mo­di­fi­ca­tions moins coû­teuses peuvent être ef­fec­tuées. Elles consistent gé­né­ra­le­ment à pré­ve­nir les chutes, la prin­ci­pale cause de bles­sure chez les aî­nés. Les équi­pe­ments stan­dards os­cil­lent entre quelques cen­taines de dol­lars et 3 000 dol­lars, ins­tal­la­tion com­prise. Chez Ge­mex cons­truc­tion, comp­tez 2 700 dol­lars pour la pose d’un plan­cher an­ti­dé­ra­pant (salle de bain de 64 pi2), 510 dol­lars pour une­toi­lette sur­éle­vée, ou en­core de 250 à 325 dol­lars pour des barres d’ap­pui.

« À l’in­té­rieur, ce sont les de­mandes qui re­viennent le plus sou­vent. Si vous vou­lez ins­tal­ler une douche sans seuil, on parle d’au moins 5 500 $ » , in­dique Sté­phane San­glade, pro­prié­taire de Ge­mex cons­truc­tion.

Des amé­na­ge­ments simples peuvent être en­vi­sa­gés avant de se lan­cer dans de gros chan­tiers. La So­cié­té ca­na­dienne d’hy­po­thèques et de lo­ge­ment (SCHL) a d’ailleurs éta­bli la liste d'une qua­ran­taine d’adap­ta­tions à faible coût. On y trouve, par exemple, le re­trait ou la fixa­tion des ta­pis, l’amé­lio­ra­tion de l’éclai­rage, ou en­core la trans­for­ma­tion d’une pièce en chambre au rez-de-chaus­sée.

« Au CLSC, on a une banque d’équi­pe­ments tech­niques que l’on fi­nance ou que l’on prête aux aî­nés », in­dique Pier-Luc Tur­cotte, er­go­thé­ra­peute au CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Mon­tréal. On parle alors de mar­chette, de barre de sé­cu­ri­té pour la bai­gnoire ou le lit.

Les dé­lais pour avoir ac­cès aux ser­vices d’un er­go­thé­ra­peute sont tou­te­fois longs : au moins un an pour les adap­ta­tions de do­mi­cile si­mi­laires à celle d’Anne Bé­land.

Prendre son mal en pa­tience

Le PAD est co­gé­ré par les CIUSSS et les mu­ni­ci­pa­li­tés. Quand une per­sonne en fait la de­mande, elle re­çoit non seule­ment la vi­site d’un er­go­thé­ra­peute (qui fait les re­com­man­da­tions), mais aus­si d’un re­pré­sen­tant de la MRC (pour le de­vis) et d’un en­tre­pre­neur (pour les tra­vaux).

« Ça peut prendre en­core un an pour avoir une ré­ponse de la Ville, donc, au to­tal, on parle d’une at­tente de 24 mois », ad­met Pier-Luc Tur­cotte.

Anne Bé­land, elle, a en­ga­gé un er­go­thé­ra­peute pri­vé pour ac­cé­lé­rer la pro­cé­dure, moyen­nant des coûts sup­plé­men­taires. Qua­rante mille dol­lars plus tard, elle ne re­grette au­cu­ne­ment sa dé­ci­sion, même si le PAD a cou­vert moins de la moi­tié du chan­tier.

« L’idée de dé­mé­na­ger dans un condo plus ac­ces­sible ne nous di­sait rien, ra­conte-t-elle. Ça fait 20 ans qu’on est ici, à la cam­pagne, on vou­lait en­core en pro­fi­ter. »

C’est Alain Cro­teau de l’en­tre­prise Mai­son adap­tée du Qué­bec qui a fait les tra­vaux chez elle. En deux dé­cen­nies, il a

Cré­dit d’impôt pour le main­tien à do­mi­cile des per­sonnes âgées

Ré­ser­vé aux 70 ans et plus, il per­met de ré­duire le coût des ser­vices de main­tien à do­mi­cile comme les ser­vices d’aide à la per­sonne. Il cor­res­pond à 35% des dé­penses ad­mis­sibles an­nuel­le­ment à hau­teur de 19500 dol­lars (25500$ pour une per­sonne non au­to­nome). Un cré­dit d’impôt pour per­sonnes han­di­ca­pées (fé­dé­ral) per­met éga­le­ment d’al­lé­ger cette fac­ture (maxi­mum de 8 001 $ en 2017).

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