MA­RIE-LISE PI­LOTE, DE L’HU­MOUR À L’IN­VES­TIS­SE­MENT

Hu­mo­riste, confé­ren­cière, au­teure, en­tre­pre­neure, Ma­rie-Lise Pi­lote cu­mule les car­rières. Toutes comblent deux ob­jec­tifs : as­sou­vir ses pas­sions… et as­su­rer sa sé­cu­ri­té fi­nan­cière.

Les Affaires Plus - - La Une - par Clau­dine Hé­bert

Pour­quoi votre sé­cu­ri­té fi­nan­cière vous pré­oc­cupe-t-elle tant ?

J’ai dé­ve­lop­pé le sens de l’épargne très jeune. Mon père est dé­cé­dé alors que j’étais âgée de 13 ans. Ç’a été le choc ! J’ai réa­li­sé que ma vie de­ve­nait sou­dai­ne­ment pré­caire. Ma mère était sans em­ploi. Je de­vais me prendre en main afin de ne man­quer de rien. J’ai donc com­men­cé à tra­vailler très tôt. Si je n’étais pas à l’école, j’étais quelque part dans mon quar­tier à Al­ma à gar­der des en­fants à un dol­lar de l’heure.

Quel est le lien entre l’ex-hu­mo­riste du Groupe san­guin et la ges­tion­naire de la marque Pi­lote et Filles ?

C’est une longue his­toire qui re­lève à la fois de mes in­ves­tis­se­ments im­mo­bi­liers, de ma per­son­na­li­té de bri­co­leuse et de mon rôle d’ani­ma­trice à l’émis­sion Ma mai­son RONA.

Com­men­çons par les in­ves­tis­se­ments im­mo­bi­liers, en quoi consis­taient-ils ?

À l’âge de 27 ans, je pos­sé­dais dé­jà un tri­plex à Mont­réal. Dé­but tren­taine, j’avais deux autres im­meubles si­tués dans l’ar­ron­dis­se­ment du Pla­teau et ses en­vi­rons, pour un to­tal de 14 lo­ge­ments. Des in­ves­tis­se­ments qui, iro­ni­que­ment, fi­gurent à la fois par­mi mes bons et moins bons coups fi­nan­ciers.

Que vou­lez-vous dire ?

J’ai ache­té ces lo­ge­ments dans les an­nées 1990 afin que mon ex-conjoint ait une job. C’était lui qui col­lec­tait les loyers et veillait aux tra­vaux de ré­no­va­tion. Ici, pe­tit conseil de Ma­rie-Lise: si vous in­ves­tis­sez dans l’im­mo­bi­lier ou autre chose, faites-le d’abord pour vous et non pour une autre

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