Un tré­sor sous-ex­ploi­té

Les Affaires - - Stratégies -

Alors que de nom­breuses en­tre­prises s’em­pressent de ba­layer leurs faux pas sous le ta­pis, le consul­tant Jev­to De­di­jer s’ef­force de les do­cu­men­ter sur fail­wat­ching.com. Pour lui, chaque échec est un tré­sor riche d’en­sei­gne­ments pour les en­tre­prises qui en sont res­pon­sables, mais aus­si pour le reste de la so­cié­té. « On de­vrait s’ins­pi­rer de l’in­dus­trie aé­ro­nau­tique, où chaque écra­se­ment d’avion est ana­ly­sé, une ana­lyse com­mu­ni­quée en­suite dans le monde en­tier. »

Pour la co­quette somme de 9900$, lui et son as­so­cié Mi­chel Nadeau pro­posent aux en­tre­prises d’ana­ly­ser leur échec de ma­nière ex­haus­tive. Si le ser­vice n’est pas don­né, Jev­to De­di­jer sou­tient que répéter un échec peut se ré­vé­ler en­core plus coû­teux pour une en­tre­prise.

Se­lon Jev­to De­di­jer, les en­tre­prises ne de­vraient pas pour au­tant vi­ser à évi­ter les échecs, puis­qu’ils sont in­évi­tables au sein des en­tre­prises qui in­novent. Il est d’avis que les en­tre­prises de­vraient au contraire va­lo­ri­ser l’échec en se do­tant d’un wall of fail. « Avoir un tel mur, ça en­voie un mes­sage im­por­tant, soit que la prise de risque fait par­tie de la culture de l’en­tre­prise. Éga­le­ment, qu’un em­ployé ne se fe­ra pas vi­rer s’il échoue, mais seule­ment s’il n’ap­prend pas de ses échecs. »

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