Des verres consi­gnés pour les grands évé­ne­ments

Les Affaires - - Dossiers - Clau­dine Hé­bert re­dac­tion­le­saf­[email protected]

Qu’il s’agisse d’un spec­tacle, d’une ex­po­si­tion agri­cole ou d’un festival de mu­sique al­ter­na­tive, le pas­sage des par­ti­ci­pants se tra­duit tou­jours par des mon­tagnes de dé­chets à ra­mas­ser une fois la fête ter­mi­née. En par­ti­cu­lier des verres de plas­tique et des ca­nettes uti­li­sés pour la consom­ma­tion de bois­sons. Eco­cup Qué­bec sou­haite chan­ger cette si­tua­tion.

Lau­réate aux Vi­vats 2014 dans la ca­té­go­rie four­nis­seur, Eco­cup Qué­bec pro­pose, de­puis deux ans, une for­mule éco­res­pon­sable et du­rable pour rem­pla­cer les verres et conte­nants à usage unique. L’en­tre­prise d’ori­gine fran­çaise se spé­cia­lise dans la vente et la lo­ca­tion de verres réuti­li­sables et consi­gnés pour les fes­ti­vals, les ma­ni­fes­ta­tions spor­tives et autres types d’évé­ne­ments.

« On in­vite les pro­mo­teurs à uti­li­ser des verres consi­gnés aux cou­leurs de leur évé­ne­ment, des verres qui peuvent être réuti­li­sables jus­qu’à 100 fois », in­dique Quen­tin Crous­lé, pré­sident d’Eco­cup Qué­bec. Le fes­ti­va­lier, ex­plique-t-il, ne paie la consigne qu’une fois, pour­vu qu’il rapporte son verre dé­jà uti­li­sé pour chaque nou­velle consom­ma­tion. Il peut en­suite ob­te­nir un rem­bour­se­ment de sa consigne à la fin de l’évé­ne­ment ou conser­ver son verre en sou­ve­nir. Eco­cup s’oc­cupe en­suite de toute la lo­gis­tique en ma­tière de la­vage et de l’entreposag­e des verres four­nis lors des évé­ne­ments. « On offre aux pro­mo­teurs un ser­vice clés en main », sou­ligne M. Crous­lé.

En fait, l’en­tre­prise per­met aux évé­ne­ments de ré­pondre à la po­li­tique des 3RV (ré­duc­tion à la source, ré­em­ploi, re­cy­clage et va­lo­ri­sa­tion) sans se cas­ser la tête. La for­mule, sou­tient le chef d’en­tre­prise, per­met aux pro­mo­teurs des évé­ne­ments d’éco­no­mi­ser au moins de 70% à 80% des frais de net­toyage du site. « En plus de re­pré­sen­ter un ou­til de mar­ke­ting res­pon­sable, il va­lo­rise l’image de marque de l’évé­ne­ment », ajoute-t-il.

Au Qué­bec, plu­sieurs évé­ne­ments mont­réa­lais, dont le Pik­nik Élec­tro­nik, Igloo­fest et Juste pour Rire, ont adhé­ré à la for­mule. En Eu­rope, où le concept existe dé­jà de­puis plus de 15 ans dans les fes­ti­vals et les stades, l’en­tre­prise est consi­dé­rée comme l’in­no­va­tion éco­res­pon­sable la plus mar­quante des 10 der­nières an­nées dans le mi­lieu évé­ne­men­tiel in­ter­na­tio­nal, dit M. Crous­lé. En 2013, Eco­cup a per­mis de ré­duire d’au moins 500 tonnes l’uti­li­sa­tion de verres de plas­tique je­tables de l’autre cô­té de l’At­lan­tique.

Mal­gré tout, Quen­tin Crous­lé re­con­naît qu’il y a en­core beau­coup de tra­vail à faire pour convaincre les pro­mo­teurs d’ici. Plu­sieurs, constate-t-il, hé­sitent en­core à adhé­rer au concept. Des or­ga­ni­sa­teurs craignent de frois­ser les fes­ti­va­liers en leur re­fi­lant le coût des verres, qui peut va­rier de 2$à 5$. « Quand on touche aux ha­bi­tudes de consom­ma­tion des gens, il faut être pa­tient », ad­met Quen­tin Crous­lé.

La lo­ca­tion de verres consi­gnés per­met aux or­ga­ni­sa­teurs d’évé­ne­ments de ré­pondre à la po­li­tique des 3RV sans se cas­ser la tête.

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