Femmes aux com­mandes

Les Affaires - - Les Affaires Auto - VÉ­HI­CULES TAC­TIQUES

De nou­veaux re­cords ont été éta­blis lors de la vente aux en­chères qui se dé­rou­lait en août der­nier à l’oc­ca­sion du concours d’élé­gance au­to­mo­bile de Pebble Beach, en Ca­li­for­nie. Sept des 10 voi­tures qui se sont ven­dues le plus cher lors de l’en­can étaient des Fer­ra­ri. Le mon­tant to­tal des ventes a at­teint 128 mil­lions de dol­lars amé­ri­cains. Les ama­teurs ont pu éga­le­ment ad­mi­rer des mo­dèles très rares lors de l’évé­ne­ment, comme cette DuPont mo­dèle E de 1928, dont le ca­pot ar­bore un or­ne­ment ori­gi­nal en forme de singe. – CA­ROLE LE HIREZ La dé­va­lua­tion du yuan, qui a eu l’ef­fet d’une bombe sur les places bour­sières in­ter­na­tio­nales, offre une bouf­fée d’air frais aux construc­teurs au­to­mo­biles chi­nois. Ils pour­raient ain­si voir leurs ventes re­mon­ter d’ici la fin de l’an­née. La firme Gee­ly, qui ex­porte ses CK, Ray, MK, S3 et S5 dans 31 pays, a vu ses ventes bais­ser de 48 % au cours des six pre­miers mois de l’an­née, pour tom­ber à 18 000 vé­hi­cules. Même les consom­ma­teurs chi­nois ont ache­té moins de voi­tures pour la pre­mière fois en 17 mois. Les voi­tures étran­gères do­minent en­core le marché chi­nois, mais les ventes ont bais­sé de 23% de jan­vier à juillet. Pour se faire une place, les construc­teurs étran­gers de­vront donc re­voir leur stra­té­gie dans le plus grand marché du monde. — JEAN-FRAN­ÇOIS SA­VOIE Les conven­tions col­lec­tives dans le sec­teur au­to­mo­bile amé­ri­cain se­ront échues le 17 sep­tembre. Les né­go­cia­tions ont com­men­cé à la mi-juillet par une poi­gnée de main of­fi­cielle entre les trois grands de De­troit – GM, Ford et Fiat Ch­rys­ler – et l’UAW (Syn­di­cat in­ter­na­tio­nal des tra­vailleurs unis de l’au­to­mo­bile). Le syn­di­cat avait ac­cor­dé de nom­breuses conces­sions en 2007 et en 2011, au plus fort de la crise qui a failli cau­ser la dis­pa­ri­tion de GM et de Ch­rys­ler (main­te­nant pro­prié­té de Fiat). Ford s’était re­struc­tu­rée quelques an­nées au­pa­ra­vant. Le coût de la maind’oeuvre syn­di­quée ne compte plus que pour 5,7% du coût d’un vé­hi­cule, par rap­port à 11,5% en 2011, se­lon le Cen­ter for Au­to­mo­tive Re­search. Si le syn­di­cat veut ré­duire la dif­fé­rence de sa­laire entre les em­ployés plus âgés et les tra­vailleurs de deuxième et de troi­sième ni­veaux, les employeurs, en contre­par­tie, veulent des ga­ran­ties quant au ni­veau gé­né­ral de pro­duc­ti­vi­té. — JEAN-FRAN­ÇOIS SA­VOIE Les ré­sul­tats de l’étude DRiVE 2015, de la firme d’ana­lyse J.D. Power, de­vraient in­quié­ter les construc­teurs. On y me­sure l’usage des tech­no­lo­gies em­bar­quées pen­dant les 90 pre­miers jours d’uti­li­sa­tion d’une nou­velle au­to­mo­bile. Aux États-Unis, 20% des au­to­mo­bi­listes son­dés n’ont ja­mais uti­li­sé 16 des 33 tech­no­lo­gies me­su­rées, comme le ser­vice de concierge em­bar­qué (43%), le rou­teur mo­bile (38%) et le sys­tème de sta­tion­ne­ment au­to­ma­tique (35%). Pire! Plus de 20% des per­sonnes son­dées ne veulent tout sim­ple­ment pas des 14 ap­pli­ca­tions spé­ci­fiques dans leur pro­chain vé­hi­cule, comme l’Apple CarP­lay, le Google An­droid Au­to et les tex­tos vo­caux. La prin­ci­pale rai­son in­vo­quée: les ap­pli­ca­tions de leur té­lé­phone in­tel­li­gent fonc­tionnent mieux. Leurs prin­ci­paux re­proches: ces ap­pli­ca­tions em­bar­quées ne sont pas pra­tiques, et leur fonc­tion­ne­ment est mal ex­pli­qué par le conces­sion­naire. L’étude sou­ligne que les au­to­mo­bi­listes pré­fèrent des tech­no­lo­gies qui aident à la conduite ou aug­mentent leur sé­cu­ri­té, comme la dé­tec­tion des angles morts. – JEAN-FRAN­ÇOIS SA­VOIE

Ra­chel Nguyen, di­rec­trice du la­bo­ra­toire de pro­duits fu­turs chez Nis­san Ma­ria Sok­lis, vice-pré­si­dente, Cox Ca­na­da

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