Vivre dans ses va­lises

Les conseils de Fré­dé­ric Leb­lanc, di­ri­geant de Nu­run

Les Affaires - - Actualités - Série 1 de 6 Na­tha­lie Val­le­rand re­dac­tion­le­saf­[email protected]

Pour cer­tains di­ri­geants, l’ex­pres­sion « vivre dans ses va­lises » est à prendre au pied de la lettre tant ils mul­ti­plient les dé­pla­ce­ments pro­fes­sion­nels. Cette série pré­sente les astuces, les conseils et les bonnes adresses de voya­geurs d’af­faires che­vron­nés. QUI? Fré­dé­ric Leb­lanc, di­rec­teur gé­né­ral du bu­reau mont­réa­lais de Nu­run, une firme-conseil en in­no­va­tion nu­mé­rique et en tech­no­lo­gie, fi­liale de Pu­bli­cis World­wide. Il fait ses va­lises une ving­taine de fois par an­née pour ren­con­trer des clients ou ses col­lègues d’autres bu­reaux de Nu­run. To­ron­to, Londres, Paris, San Fran­cis­co et New York fi­gurent sur son iti­né­raire ha­bi­tuel. Ce cadre de 39 ans part presque tou­jours pour de courts sé­jours. « Une fois, je suis des­cen­du de l’avion à Paris et j’ai tout de suite confir­mé mon vol de retour, car je re­par­tais le len­de­main », dit-il. Ce qu’il aime le plus des voyages d’af­faires? « J’ai l’im­pres­sion d’ap­por­ter une va­leur ajou­tée à l’en­tre­prise. Ce­la donne des ré­sul­tats. C’est très mo­ti­vant. »

COM­MENT FAIT-IL POUR…

… pla­ni­fier ses dé­pla­ce­ments en avion? « Même si nous fai­sons af­faire avec une agence, j’ef­fec­tue tou­jours une re­cherche préa­lable sur In­ter­net, car j’aime avoir le contrôle sur mon ho­raire. Par le pas­sé, je me suis re­trou­vé avec des iti­né­raires ou des cor­res­pon­dances ir­réa­listes entre deux vols. De­puis, je n’hé­site pas à exi­ger tel ou tel vol. Avec l’ex­pé­rience, je sais ce qui fonc­tionne ou non. » … pal­lier les im­pré­vus? « Je trans­porte toutes mes af­faires dans une va­lise de ca­bine. Ain­si, je ne risque pas de la perdre et je sors de l’aé­ro­port plus ra­pi­de­ment. De plus, je glisse dans ma va­lise un sac Zi­ploc avec des barres tendres, de la gomme, des noix et des fruits sé­chés. Ça m’a dé­pan­né plu­sieurs fois. » … gar­der la forme en voyage? « J’ap­porte mes sou­liers de course. Tôt le ma­tin, avant ma pre­mière ren­contre, je vais cou­rir, de pré­fé­rence de­hors. Si­non, j’uti­lise le ta­pis rou­lant de l’hô­tel. De plus, quand je suis à moins de deux ki­lo­mètres de mon ren­dez-vous, j’y vais à pied. Ça me per­met de faire de l’exer­cice et c’est sou­vent plus ra­pide que le taxi! D’ailleurs, j’évite de prendre des taxis dans les grandes villes. Je marche ou j’em­prunte le mé­tro. » … choi­sir un bon res­to? « Je consulte des gens de la place. Si­non, je lis les com­men­taires des consom­ma­teurs sur In­ter­net. Mais comme je raf­fole de la cui­sine chi­noise, j’ai l’ha­bi­tude d’al­ler dans le Chi­na­town lo­cal. Quand un res­to est plein, sur­tout si les clients sont d’ori­gine asia­tique, c’est bon signe… même si la de­van­ture n’est pas très en­ga­geante. J’aime bien es­sayer des mets que je ne connais pas. J’ai dé­jà commandé un plat par son nu­mé­ro, sans sa­voir de quoi il s’agis­sait. » ... trom­per l’at­tente entre deux réunions? « Si je suis dans une ville où Nu­run a un bu­reau, je me trouve un coin tran­quille pour tra­vailler ou faire une sieste. Si­non, je vais dans un ca­fé et je re­laxe. » … gar­der contact avec la fa­mille? « Comme je pars ra­re­ment plus de deux ou trois jours, ce n’est pas vrai­ment un pro­blème. Tou­te­fois, mon em­ploi pré­cé­dent m’obli­geait à pas­ser plu­sieurs se­maines chez des clients à l’étran­ger. Je fai­sais alors des ap­pels vi­déo avec ma conjointe et mes en­fants par l’ap­pli­ca­tion Han­gouts. »

SES AP­PLI­CA­TIONS FA­VO­RITES

Google Maps. Pour s’orien­ter sur place et

dé­ni­cher des res­tos. TripCase. Re­groupe toutes les don­nées con­cer­nant un voyage: iti­né­raire, billets élec­tro­niques, sta­tuts des vols, nu­mé­ros des portes d’em­bar­que­ment, chambres d’hô­tel ré­ser­vées, météo à des­ti­na­tion, lieux d’in­té­rêt à vi­si­ter, etc. Nul be­soin de na­vi­guer d’un site à l’autre, tout est au même en­droit. « Je ne pour­rais plus m’en pas­ser! » lance Fré­dé­ric Leb­lanc.

COUP DE GUEULE

Si le Wi-Fi est dé­sor­mais of­fert dans la plu­part des aé­ro­ports, les prises élec­triques sont presque aus­si dif­fi­ciles à trou­ver « que de l’eau dans le dé­sert », dé­plore le voya­geur. Pour cette rai­son, il ap­porte tou­jours un ou deux livres pa­pier, plu­tôt que nu­mé­riques. « Quand la pile de notre or­di­na­teur ou de notre ta­blette a be­soin d’être re­char­gée, il faut trou­ver un fau­teuil à cô­té d’une prise de cou­rant, dit-il. Et quand on le trouve, il est bien sûr tou­jours oc­cu­pé. On fait quoi? Les aé­ro­ports ont com­pris que le Wi-Fi est es­sen­tiel, mais on di­rait qu’ils ne savent pas que, pour y avoir ac­cès, il faut de l’élec­tri­ci­té. J’ai vu un pas­sa­ger ap­por­ter une ral­longe et per­mettre aux autres voya­geurs de s’y bran­cher. J’y songe moi aus­si! » Tou­jours à pro­pos d’In­ter­net, il conçoit mal qu’en 2015, cer­tains aé­ro­ports n’offrent tou­jours pas le Wi-Fi gra­tuit ou en li­mitent la du­rée d’uti­li­sa­tion, alors qu’il s’agit pour­tant d’un ser­vice de base, se­lon lui. Pro­chaine pa­ru­tion dans cette série : 26 sep­tembre

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