Gar­dez le cap

Les Affaires - - Investir -

Contrai­re­ment à vos ca­dets, vous n’avez pas su­bi la hausse des prix de l’im­mo­bi­lier. Au contraire, vous en avez pro­fi­té et vous ne vous ren­dez pas compte de votre chance! Pen­dant que vous rem­bour­siez tran­quille­ment votre hy­po­thèque, la va­leur de votre mai­son a ex­plo­sé. Votre bi­lan, c’est-à-dire la va­leur de tous vos avoirs moins vos dettes, de­vrait com­men­cer à avoir bonne mine! Vous êtes as­sis sur une va­leur nette plus grande que vous ne le pen­siez. Sans comp­ter le fait que votre sa­laire a pour­sui­vi son as­cen­sion.

Les pers­pec­tives sont belles, vous pou­vez presque voir le mo­ment où vous au­rez at­teint l’in­dé­pen­dance fi­nan­cière. Mais, en réa­li­té, vous vous trou­vez au beau mi­lieu d’un champ de mines. Votre prin­ci­pal en­ne­mi: l’ex­cès de confiance.

Si vos bonnes ha­bi­tudes vous per­mettent main­te­nant de res­pi­rer et de réa­li­ser des pro­jets comme des ré­no­va­tions, ce n’est pas le mo­ment de bais­ser la garde. Il suf­fit d’une mau­vaise conjonc­ture pour re­cu­ler de plu­sieurs cases.

« Entre 45 et 55 ans, on peut fa­ci­le­ment être frap­pé par le syn­drome du voi­sin gon­flable et prendre des rac­cour­cis en in­ves­tis­se­ment », re­marque le conseiller Syl­vain De Cham­plain.

Vous pour­riez être ten­té par une mai­son plus grande ou suc­com­ber à l’en­vie d’ac­qué­rir une voi­ture plus luxueuse.

Ne vous lais­sez pas im­po­ser la ca­dence par vos voi­sins et vos amis: l’at­teinte de l’in­dé­pen­dance fi­nan­cière com­mence par l’in­dé­pen­dance dans vos choix de consom­ma­tion.

N’ou­bliez pas, vous n’êtes pas à l’abri d’une mau­vaise dé­ci­sion d’in­ves­tis­se­ment, d’une perte d’em­ploi, d’un ac­ci­dent, d’un di­vorce ou d’un en­fant boo­me­rang. Vous pour­riez aus­si être ap­pe­lé à sou­te­nir vos pa­rents vieillis­sants.

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