Les mar­chés en ac­tion

Avec Marc Dal­pé, ges­tion­naire de por­te­feuille de Dal­pé Mi­lette chez Ri­chard­son GMP

Les Affaires - - News - Stéphane Rol­land ste­phane.rol­[email protected] srol­land_­la

— Quel titre est sur votre écran ra­dar? Presque tous les mar­chés ont réus­si à re­ga­gner le ter­rain per­du de­puis le dé­but de 2016. Ce n’est pas le cas de la Bourse ja­po­naise, qui a per­du 10% de sa va­leur de­puis jan­vier. Mal­gré ce contexte dif­fi­cile, le yen s’ap­pré­cie. Les au­to­ri­tés vont s’em­ployer à faire bais­ser le yen, ce qui de­vrait être fa­vo­rable au mar­ché bour­sier. Pour cette rai­son, je crois que le FNB iS­hares Ja­pan Fun­da­men­tal In­dex (Tor., CJP) est un bon in­ves­tis­se­ment sur un ho­ri­zon de 6 à 12 mois. Ce FNB ca­na­dien est pro­té­gé contre le risque de de­vise. Ce­la per­met aux in­ves­tis­seurs ca­na­diens d’évi­ter l’im­pact dé­fa­vo­rable qu’au­rait la dé­pré­cia­tion du yen, lors­qu’il est conver­ti en dol­lars ca­na­diens. Der­niè­re­ment, la firme McKin­sey a dit que les in­ves­tis­seurs de­vaient se ré­si­gner à des gains plus mo­destes. Que pen­sez-vous de cette af­fir­ma­tion? En ef­fet, je crois qu’il faut s’at­tendre à des ren­de­ments moins gé­né­reux au cours des cinq à dix pro­chaines an­nées. La dis­tri­bu­tion des obli­ga­tions est à un creux his­to­rique. En ce qui concerne les ac­tions, les gains pro­viennent gé­né­ra­le­ment de deux sources: la crois­sance des bé­né­fices et le mul­tiple des ac­tions. Sans que la va­leur des mul­tiples des ac­tions soit exa­gé­rée, on ne peut pas s’at­tendre à ce qu’elle monte beau­coup plus. Mal­gré tout, les ac­tions res­tent le meilleur choix. Sur les lignes de cô­té, vous man­que­riez des di­vi­dendes d’en­vi­ron 3 à 4%, sans être as­su­ré de pou­voir an­ti­ci­per les mou­ve­ments du mar­ché cor­rec­te­ment. La Bourse de To­ron­to af­fiche de bons ren­de­ments de­puis le dé­but de l’an­née par rap­port aux autres par­quets. L’élas­tique est-il trop éti­ré? La Bourse de To­ron­to est cor­ré­lée aux res­sources, qui ont été for­te­ment ébran­lées l’an der­nier. Non seule­ment les titres du sec­teur sont tou­chés, mais ce dé­clin a aus­si un ef­fet sur le sec­teur fi­nan­cier. Nous as­sis­tons à un re­tour nor­mal du ba­lan­cier. Après la forte pro­gres­sion du dé­but de l’an­née, il est pos­sible de voir un re­cul de 5% à 10%, mais il reste en­core du rat­tra­page à faire. Quel ac­tif évi­tez-vous? Je ré­itère ce que je vous ai dit l’an der­nier: les obli­ga­tions à long terme. Le risque pour cel­les­ci est que les taux re­montent ra­pi­de­ment, mais c’est peu pro­bable. Ce­la dit, la dif­fé­rence de taux entre les obli­ga­tions à long terme et les obli­ga­tions à court terme est tel­le­ment mi­nime que le risque n’en vaut pas la chan­delle.

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