:) Heu­reux et ef­fi­cace

Quand on est bien, ça tra­vaille mieux. Et vice ver­sa. Dé­cou­vrez des as­tuces éprou­vées pour pro­fi­ter de ce cercle ver­tueux.

Les Affaires - - Front Page - Oli­vier Sch­mou­ker oli­vier.sch­mou­ker@tc.tc @OSch­mou­ker C

Au tra­vail, cha­cun de nous ai­me­rait pou­voir être à la fois ef­fi­cace et heu­reux dans ce qu’il ac­com­plit au quo­ti­dien. Au­tre­ment dit, être en si­tua­tion de s’épa­nouir, jour après jour. Ce qui, mal­heu­reu­se­ment, n’est pas tou­jours le cas. Pas vrai ?

Cer­tains d’entre nous ri­va­lisent dès lors d’in­gé­nio­si­té pour amé­lio­rer leur vie au tra­vail. Pour rendre leurs tâches plus in­té­res­santes, et donc plus mo­ti­vantes. Ou en­core, pour trou­ver des mo­ments d’in­tense sa­tis­fac­tion, pour ne pas dire des mo­ments de pur bon­heur. Ce fai­sant, ils concoctent leurs propres trucs pour être plus ef­fi­caces et heu­reux au tra­vail.

D’où l’idée de Les Af­faires de lan­cer, en juin, un ap­pel à tous sur les mé­dias so­ciaux, his­toire de col­lec­ter des as­tuces éprou­vées qui fa­vo­risent l’épa­nouis­se­ment in­di­vi­duel et col­lec­tif. Voi­ci à pré­sent un flo­ri­lège des idées re­çues à la ré­dac­tion, soit les plus ori­gi­nales et les plus ai­sées à mettre en pra­tique. Des trucs ul­tra simples, à même de vrai­ment chan­ger votre vie, comme ils ont chan­gé la vie des lec­teurs et des lec­trices qui nous les ont com­mu­ni­qués.

Adop­tez un ani­mal de com­pa­gnie :

« Nous pas­sons presque plus de temps au bu­reau que chez nous, alors pour­quoi ne pas tout faire pour nous y sen­tir aus­si bien qu’à la mai­son? Voi­là pour­quoi, au bu­reau, nous avons ré­cem­ment… adop­té un co­chon d’Inde!

« Plu­sieurs em­ployés étaient scep­tiques avant l’ar­ri­vée de Har­ry, mais tout le monde est tom­bé sous son charme dès le pre­mier jour. Et les bien­faits de sa pré­sence n’ont pas tar­dé à se faire sen­tir…

« Pour les gens qui adorent les ani­maux, comme moi, le fait d’avoir un com­pa­gnon à poils au bu­reau fait par­tie des choses qui nous mo­tivent à nous rendre au tra­vail chaque ma­tin. J’adore com­men­cer ma jour­née en pre­nant soin de Har­ry!

« Dans le même ordre d’idée, lorsque je me sens blo­quée dans un dos­sier, je prends sou­vent quelques mi­nutes pour al­ler flat­ter Har­ry. Mon stress en est aus­si­tôt ré­duit.

« C’est bien simple, de­puis que nous avons un co­chon d’Inde au bu­reau, l’am­biance est plus joyeuse et dé­ten­due que ja­mais. Tout le monde prend des nou­velles de Har­ry, passe le flat­ter et lui achète des gâ­te­ries. J’irais même jus­qu’à dire que sa pré­sence en­cou­rage les in­ter­ac­tions entre col­lègues et ren­force l’es­prit d’équipe. »

Té­moi­gnage de Ca­the­rine Mon­tam­beault

Ne tra­vaillez plus ja­mais pour l’ar­gent :

« J’ai pas­sé le cap de la qua­ran­taine et pris la dé­ci­sion de tra­vailler moins, à sa­voir un maxi­mum de 25 heures par se­maine ! » Sté­phane Mer­cure a ré­cem­ment chan­gé de vie. Plus pré­ci­sé­ment, il a réus­si le tour de force de sim­pli­fier sa vie, en par­ti­cu­lier par rap­port au tra­vail. Pla­ni­fi­ca­teur fi­nan­cier de pro­fes­sion, il a en ef­fet dé­ci­dé de… ne plus ja­mais tra­vailler pour l’ar­gent!

« J’en ai par­lé à mon em­ployeur, et nous avons conve­nu de conclure un contrat d’un an en ce sens: je tra­vaille main­te­nant sur un pro­jet qui n’a rien à voir avec ce que je fai­sais au­pa­ra­vant, et je me sens plus pro­duc­tif et heu­reux que ja­mais.

« J’as­sume des res­pon­sa­bi­li­tés qui me plaisent. Je peux en­fin prendre cer­tains risques. Je peux sur­tout da­van­tage ex­pri­mer ma créa­ti­vi­té. Bref, mon em­ployeur pense sû­re­ment de moi que je suis plus en­ga­gé dans mon tra­vail que ja­mais.

« Com­ment ce­la a-t-il été pos­sible? J’ai tout pla­ni­fié: ça prend une di­zaine d’an­nées pour de­ve­nir in­dé­pen­dant sur le plan fi­nan­cier, c’es­tà-dire pour ne plus avoir à cou­rir après l’ar­gent pour vivre la vie qu’on veut vivre, une vie simple, sans ex­cès. Ce que j’ai fait scru­pu­leu­se­ment, en épar­gnant et en in­ves­tis­sant quelque 50% de mes re­ve­nus tout ce temps-là.

« Ré­sul­tat? Au­jourd’hui, je m’épa­nouis fran­che­ment dans mon tra­vail, sans au­cun stress fi­nan­cier. Et c’est moi qui amène les en­fants à l’école le ma­tin et qui les ré­cu­père dans l’après-mi­di (nous ne re­cou­rons même plus au ser­vice de garde). »

Té­moi­gnage de Sté­phane Mer­cure

Jouez le mi­di :

« Tout comme la mu­sique, le jeu pro­cure un état d’es­prit pro­pice à l’ef­fi­ca­ci­té au tra­vail. » Le mi­di, Gaé­tan Bé­dard joue sou­vent avec ses col­lègues. Oui, il fait des par­ties de cartes avec cer­tains d’entre eux, en l’oc­cur­rence un jeu qui s’ap­pelle Ma­gic: The Ga­the­ring.

À no­ter que tous les jeux sont les bien­ve­nus, pour­vu qu’ils ne se jouent pas en so­lo, bien en­ten­du: Mille Bornes, Les Co­lons de Ca­tane, Piou Piou, etc.

Do­cu­men­tez vos bons coups :

« J’aime beau­coup la pho­to. J’adore cap­ter tout ce qui est beau ou ri­go­lo. Sur le che­min du tra­vail, que ce soit à vé­lo ou en mé­tro, je prends sys­té­ma­ti­que­ment une pho­to, en ca­ti­mi­ni. Ça peut al­ler d’une splen­dide branche de li­las à la dame qui trim­balle une drôle de boîte à lunch, en pas­sant par le tra­der rê­veur, plon­gé dans ses pen­sées chif­frées, aux abords de la Bourse de New York.

« Puis, je poste ma pho­to sur Ins­ta­gram, sur un compte pri­vé au­quel n’ont ac­cès que mes co­pines. Celles qui me connaissent bien de­vinent alors mon hu­meur du jour, me font des com­men­taires en con­sé­quence, ce qui me donne une bouf­fée d’air frais lorsque je les consulte, lors d’une pause dans ma jour­née de tra­vail. Ça me per­met de res­ter connec­tée à moi-même et à mon monde.

« Mine de rien, je do­cu­mente ain­si ma vie. Et quand je re­cule dans le temps en consul­tant mon compte Ins­ta­gram, je me re­mé­more des mo­ments in­tenses, par exemple des jour­nées dif­fi­ciles où je suis tout de même pas­sée à tra­vers avec brio. Ce­la m’aide chaque fois à al­ler de l’avant, et mieux, à boos­ter ma mo­ti­va­tion, et par suite, mon bon­heur et mon ef­fi­ca­ci­té au tra­vail. »

Té­moi­gnage d’Anne-Ka­rine Bro­deur

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.