En mode agile ou cas­cade?

Les Affaires - - Gestion de projets - Ges­tion de pro­jets Anne-Ma­rie Lu­ca re­dac­tion­le­saf­faires@tc.tc

Pour se syn­chro­ni­ser avec les be­soins des consom­ma­teurs qui évo­luent à la vi­tesse de la fibre op­tique, la Banque Na­tio­nale a non seule­ment trans­for­mé la culture d’en­tre­prise, mais a éga­le­ment mo­di­fié, il y a deux ans, ses mé­thodes de li­vrai­son de pro­jet.

« Nous nous sommes sen­tis en dé­ca­lage par rap­port à la ma­nière dont les clients consomment les ser­vices fi­nan­ciers, qui change ra­pi­de­ment ac­tuel­le­ment. Les banques doivent s’adap­ter, que ce soit en ma­tière de so­lu­tions nu­mé­riques de plus en plus pré­sentes ou de fin­tech (tech­no­lo­gie fi­nan­cière) », ex­plique Wil­frid Mer­let, lea­der en trans­for­ma­tion, in­no­va­tion et opé­ra­tions.

Afin de mettre le client au coeur de leurs pro­jets, les banques ont im­plan­té la mé­thode de li­vrai­son agile. C’est-à-dire qu’elles dé­ploient leurs so­lu­tions nu­mé­riques en plu­sieurs étapes pour ob­te­nir une ré­tro­ac­tion des consom­ma­teurs et des em­ployés, et s’adap­ter ain­si à me­sure que les pro­jets avancent.

« Cette fa­çon de faire nous a aus­si per­mis de rac­cour­cir nos cycles de dé­ve­lop­pe­ment », sou­ligne M. Mer­let. Au lieu de li­vrer un pro­duit en cas­cade (clé en main) entre 12 et 18 mois, les équipes lancent une pre­mière so­lu­tion en six mois pour prendre le pouls des uti­li­sa­teurs avant de pour­suivre.

Si l’agile est adé­quat pour 60% des cas, la mé­thode cas­cade de­meure tout de même né­ces­saire, no­tam­ment pour les pro­jets ré­gle­men­taires, où les be­soins sont dé­fi­nis à l’avance, et ceux qui dé­pendent de tech­no­lo­gies plus an­ciennes. « Toutes les don­nées de nos clients et em­ployés sont in­té­grées dans une im­mense base de don­nées, dont l’in­fra­struc­ture beau­coup moins flexible est dif­fi­cile à faire évo­luer », pré­cise M. Mer­let.

L’agi­li­té, cette in­com­prise

Des mots ten­dance, il n’en manque pas en ges­tion de pro­jet. Le même terme peut pos­sé­der plu­sieurs dé­fi­ni­tions ou être in­com­pris par la ma­jo­ri­té. Comme « agi­li­té ». « Ça part dans tous les sens, et les gens ne savent pas de quoi ils parlent et s’im­pro­visent "agi­listes" », dé­plore Fré­dé­ric Mo­reau, fon­da­teur de Pöl Di­gi­tal, une agence-conseil pour la­quelle il est coach et for­ma­teur en agi­li­té or­ga­ni­sa­tion­nelle.

Alors qu’est-ce que l’agi­li­té? Deux choses: « faire agile » et « être agile ». La pre­mière est une mé­thode de li­vrai­son pour le dé­ve­lop­pe­ment in­for­ma­tique, comme les so­lu­tions nu­mé­riques de la Banque Na­tio­nale. « Les be­soins des clients sont im­pré­cis: quan­ti­té d’in­for­ma­tion sur leurs tran­sac­tions, ma­nière de vi­sua­li­ser ces don­nées, ou­tils pour prendre leurs dé­ci­sions fi­nan­cières, etc. Des in­cer­ti­tudes qui se prêtent bien à l’agi­li­té », note M. Mer­let.

La deuxième est une phi­lo­so­phie qui, elle, peut s’ap­pli­quer à n’im­porte quel do­maine. L’en­tre­prise em­prunte alors les prin­cipes de li­vrai­son agile pour l’in­té­grer à sa culture. « C’est la ca­pa­ci­té d’une per­sonne ou or­ga­ni­sa­tion à an­ti­ci­per les chan­ge­ments au­tour de soi, à s’ajus­ter à ces chan­ge­ments de fa­çon dy­na­mique, avec un but com­mun et un sens par­ta­gé par tous », dit M. Mo­reau.

La Banque Na­tio­nale a d’ailleurs adop­té la phi­lo­so­phie agile pour per­mettre aux em­ployés d’ex­ploi­ter leur po­ten­tiel. « Avec le dé­ve­lop­pe­ment de nou­veaux mé­tiers, no­tam­ment en in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle, nous de­vons in­no­ver dans nos pra­tiques de ges­tion pour at­ti­rer les mil­lé­naux », ex­plique Ma­non St-Pierre, vice-pré­si­dente des res­sources hu­maines de la banque.

Des mé­thodes qui se croisent

Tous les spé­cia­listes de ce dos­sier s’en­tendent pour dire qu’une ges­tion de pro­jet ef­fi­cace, c’est celle qui est faite sur me­sure. « Au­cune n’est in­faillible: elles ont toutes leur rôle dis­tinct. On cherche donc le meilleur des mondes », in­dique Syl­vie Leduc, conseillère en ges­tion de pro­jet et ex­perte des mé­thodes cas­cade et agile.

L’idée consiste à construire sa propre re­cette se­lon le contexte, en con­si­dé­rant le de­gré d’in­cer­ti­tude, les be­soins tech­no­lo­giques et tech­niques, le bud­get, l’échéan­cier, la por­tée…

Par exemple, les ja­lons ré­gle­men­taires en fi­nance qui doivent pas­ser par le gou­ver­ne­ment peuvent dif­fi­ci­le­ment être li­vrés au­tre­ment qu’en cas­cade. « Les si­gna­tures, les contrats, les vé­ri­fi­ca­tions, etc. doivent être réa­li­sés en amont, sans dé­faire la roue de l’autre, illustre Mme Leduc, spé­cia­li­sée dans le do­maine de la fi­nance. On peut tou­te­fois in­té­grer le mode agile si cer­taines com­po­santes du même pro­jet ont peu d’im­pact sur le vo­let ré­gle­men­taire. »

Avant toute chose, c’est la ma­tu­ri­té de l’or­ga­ni­sa­tion qui doit être éva­luée. « Si une en­tre­prise n’a au­cune culture en ges­tion de pro­jet, on part de très loin », sou­ligne Hen­ri-Jean Bon­nis, qui gère de­puis 2010 des pro­jets in­for­ma­tiques de plu­sieurs mil­lions de dol­lars en mode de li­vrai­son agile. Il est éga­le­ment pré­sident du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion du PMI-Mon­tréal, qui offre l’OPM3, un ou­til qui per­met d’ana­ly­ser la ma­tu­ri­té d’une en­tre­prise en ges­tion or­ga­ni­sa­tion­nelle de pro­jets.

Se­lon M. Bon­nis, le dé­fi d’au­jourd’hui est « de faire de l’édu­ca­tion et de re­mettre les choses aux bonnes places, pour que les di­ri­geants d’en­tre­prises soient ca­pables de s’équi­per à l’in­terne. »

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Le Groupe Banque TD a cé­lé­bré 49 hé­ros de la col­lec­ti­vi­té dans le cadre de son ini­tia­tive #TDVousDitMer­ci. Ces 49 per­sonnes ont re­çu un don pour un or­ga­nisme qui sou­tient la cause qui est chère à leurs yeux. Le Qué­bé­cois Fran­çois La­ra­mée tra­vaille à sen­si­bi­li­ser son en­tou­rage à la dé­pres­sion, au sui­cide, à la san­té phy­sique et men­tale. Il a par­ti­ci­pé à plu­sieurs ma­ra­thons et dé­fis au Qué­bec afin d’amas­ser des fonds pour la Fon­da­tion Jeunes en Tête, qui a pour mis­sion de pré­ve­nir la dé­tresse psy­cho­lo­gique des jeunes de 11 à 18 ans au Qué­bec de­puis presque 60 ans. Le Groupe Banque TD a re­mis 50 000 $ à la Fon­da­tion Jeunes en Tête. Lors de la 5e pré­sen­ta­tion du con­cours des Prix Ha­bi­tat De­si­gn, De­vim­co Im­mo­bi­lier a rem­por­té trois prix dis­tincts pour son pro­jet d’en­ver­gure Est­west Con­do­mi­niums, si­tué au coeur du Square Chil­dren’s, à West­mount, et ce­lui de Ma­ryRo­bert Con­do­mi­niums, dans le quar­tier Grif­fin­town. Les Prix Ha­bi­tat De­si­gn ré­com­pensent les pro­fes­sion­nels de l’im­mo­bi­lier dont les bu­reaux de vente, les uni­tés de mo­dèles amé­na­gées et la mise en mar­ché gé­né­rale des pro­jets im­mo­bi­liers neufs ont su se dé­mar­quer par leur qua­li­té dans le Grand Mon­tréal comme dans l’en­semble du Qué­bec. Four­mi Bio­nique, qui pro­duit à Mon­tréal une gamme de cé­réales gra­no­la, de barres et de col­la­tions, a rem­por­té un prix dans le cadre du ga­la du Grand Prix ca­na­dien des pro­duits nou­veaux, or­ga­ni­sé par le Conseil ca­na­dien du com­merce de dé­tail. Ce con­cours sou­ligne les stra­té­gies de dé­ve­lop­pe­ment et de com­mer­cia­li­sa­tion des nou­veaux pro­duits. Une des gammes de pro­duits de Four­mi Bio­nique a ré­col­té deux prix : ce­lui du Pro­duit tout­ca­na­dien, et ce­lui de la ca­té­go­rie Ali­ments et re­pas pré­pa­rés à longue du­rée de conser­va­tion. La Fon­da­tion Ar­bour a an­non­cé le dé­cès de son fon­da­teur, Pierre Ar­bour. M. Ar­bour a no­tam­ment tra­vaillé à la Caisse de dé­pôt et pla­ce­ment du Qué­bec (CDPQ). Il a sié­gé à plu­sieurs CA, dont ce­lui de Pro­vi­go, du Na­tio­nal Drug and Che­mi­cal Ltd, de la So­cié­té d’in­ves­tis­se­ment du Qué­bec, puis de Con­so­li­da­ted Ba­thurst. Il a pu­blié, en 1993, Qué­bec inc. et la ten­ta­tion du di­ri­gisme, dans le­quel il dé­crit son ex­pé­rience à la CDPQ. En 2005, M. Ar­bour crée La Fon­da­tion Ar­bour. Après plus de 10 ans d’ac­ti­vi­té, la Fon­da­tion Ar­bour a oc­troyé 230 bourses d’études, to­ta­li­sant 3,5 M$, à des étu­diants aux cycles su­pé­rieurs dans les sec­teurs de l’in­for­ma­tique, de l’in­gé­nie­rie et de l’ad­mi­nis­tra­tion des af­faires.

Eduard van Gel­de­ren était di­rec­teur gé­né­ral prin­ci­pal du bu­reau du chef des pla­ce­ments de l’Uni­ver­si­té de Ca­li­for­nie. Il a au­pa­ra­vant oc­cu­pé le poste de chef de la di­rec­tion de APG As­set Ma­na­ge­ment et le poste de di­rec­teur ad­joint des pla­ce­ments d’ING In­vest­ment Ma­na­ge­ment. Il est ti­tu­laire d’une maî­trise en fi­nance quan­ti­ta­tive de l’Uni­ver­si­té Eras­mus de Rot­ter­dam et d’un di­plôme d’études su­pé­rieures en ges­tion ac­tif-pas­sif de l’Uni­ver­si­té de Maas­tricht, à Lim­bourg. Il est pré­sen­te­ment can­di­dat au doc­to­rat à l’In­ter­na­tio­nal School of Ma­na­ge­ment de Pa­ris. M. van Gel­de­ren est ges­tion­naire de risque fi­nan­cier agréé et ana­lyste fi­nan­cier agréé, et a sié­gé à de nom­breux co­mi­tés consul­ta­tifs en pla­ce­ment. Ges­tion­naire et ad­mi­nis­tra­teur, Marc La­londe tra­vaille de­puis plus de 20 ans dans le mi­lieu cultu­rel au sein des arts du cirque, de la mu­sique, de la danse et du théâtre. Ac­tuel­le­ment di­rec­teur gé­né­ral du Con­ser­va­toire de mu­sique et d’art dra­ma­tique du Qué­bec (2015-2018), il a éga­le­ment oc­cu­pé cette fonc­tion à l’École na­tio­nale de cirque (1999-2015) ain­si qu’à l’Or­chestre de chambre I Mu­si­ci de Mon­tréal (1997-1999). Son en­trée en fonc­tion aux Grands Bal­lets Ca­na­diens de Mon­tréal se fe­ra le 1er oc­tobre pro­chain. Élo­die Gi­rar­din-La­joie est ar­ri­vée chez Vi­déo­tron en 2010. Elle a oc­cu­pé divers postes au sein du ser­vice des Af­faires cor­po­ra­tives avant de prendre la di­rec­tion de l’équipe des com­mu­ni­ca­tions in­ternes en 2015. Au­pa­ra­vant, elle a évo­lué dans le mi­lieu de la po­li­tique, où elle a no­tam­ment été at­ta­chée de presse au sein du ca­bi­net du chef de l’op­po­si­tion of­fi­cielle. Mme Gi­rar­din-La­joie est dé­ten­trice d’un bac­ca­lau­réat en re­la­tions pu­bliques de l’Uni­ver­si­té La­val. L’ho­no­rable John P. Man­ley, P.C., O.C., siège au conseil de CAE de­puis 2008comme ad­mi­nis­tra­teur in­dé­pen­dant. Il suc­cède à James F. Han­kin­son qui a pris sa re­traite, après avoir sié­gé au conseil comme ad­mi­nis­tra­teur de­puis 1995 et comme pré­sident du conseil de­puis 2013. M. Man­ley est pré­sident et chef de la di­rec­tion du Conseil ca­na­dien des af­faires, qui re­pré­sente les chefs de la di­rec­tion et les en­tre­pre­neurs d’im­por­tantes en­tre­prises ca­na­diennes. Il a oc­cu­pé le poste de vice-pre­mier mi­nistre du Ca­na­da. Il a été élu une pre­mière fois à la Chambre des com­munes en 1988 et ré­élu par la suite à trois re­prises. De 1993 à 2003, il a été mi­nistre de l’In­dus­trie, des Af­faires étran­gères et des Fi­nances. Maxime Ca­lixte a agi au­pa­ra­vant à titre de pré­sident du CA de la SDCVQ, un or­ga­nisme à but non lu­cra­tif qui re­pré­sente 230 éta­blis­se­ments dans le Vieux-Qué­bec. La SDCVQ pro­meut la col­lec­ti­vi­té d’af­faires et les at­traits tou­ris­tiques, évé­ne­men­tiels, his­to­riques et pa­tri­mo­niaux. M. Ca­lixte a été au­pa­ra­vant gé­rant de la bou­tique Les Dé­lices de l’Érable. Il est di­plô­mé du Col­lège ré­gio­nal Cham­plain St. La­wrence et du Cé­gep Li­moi­lou. L’Al­liance des ca­bi­nets de re­la­tions pu­bliques du Qué­bec (ACRPQ) a nom­mé Vi­cky Bou­dreau à titre de pré­si­dente. Elle se joint ain­si aux 14 autres membres du CA dé­jà en place et dont les man­dats ont été re­con­duits par les membres de l’Al­liance lors de la der­nière as­sem­blée gé­né­rale. Mme Bou­dreau di­rige Bi­com Com­mu­ni­ca­tions, une en­tre­prise qu’elle a co­fon­dée il y a 12 ans. Son équipe compte au­jourd’hui une qua­ran­taine d’em­ployés ré­par­tis à Mon­tréal et à To­ron­to. Elle a étu­dié en de­si­gn de mode au Col­lège La­salle et en mar­ke­ting et ges­tion de la mode à l’UQAM. Ro­bert Yal­den se­ra pre­mier ti­tu­laire du Pro­fes­so­rat Ste­phen Si­gurd­son en droit des so­cié­tés et en fi­nance. Il a exer­cé le droit pen­dant 25 ans au sein du ca­bi­net Os­ler, où il a été co­chef du groupe na­tio­nal des fu­sions et des ac­qui­si­tions, chef du sec­teur du droit des so­cié­tés du bu­reau de Mon­tréal, et membre du co­mi­té de di­rec­tion. Il a fait par­tie de l’équipe qui a ou­vert le bu­reau de Mon­tréal en 2001. Pro­fes­seur auxi­liaire à l’Uni­ver­si­té McGill, il a aus­si été l’auxi­liaire ju­ri­dique de l’ho­no­rable juge Ber­tha Wil­son de la Cour su­prême du Ca­na­da.

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