Une liste de vé­ri­fi­ca­tion pour votre por­te­feuille

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1Con­cen­tra­tion par titres ex­ces­sive La vieille théo­rie se­lon la­quelle de 20 à 30 titres bour­siers suf­fisent à consti­tuer un por­te­feuille di­ver­si­fié est sim­ple­ment fausse. Com­ment sau­ver les meubles si vous dé­te­nez, ad­met­tons, la moi­tié de votre por­te­feuille dans des titres du mau­vais sec­teur, du mau­vais pays ou même si vous dé­te­nez 4% ou 5% de vos pla­ce­ments dans l’ac­tion d’une en­tre­prise qui fait faillite? Cer­tains des por­te­feuilles que j’ai ana­ly­sés dé­te­naient plus de 40 % de leur va­leur dans les 10 titres les plus im­por­tants. C’est beau­coup trop. Se­lon moi, vous de­vriez dé­te­nir des mil­liers de titres in­di­vi­duels et pas plus de 20% du por­te­feuille dans les 10 prin­ci­paux titres. moins d’un an. Bien que ces pla­ce­ments pro­duisent de l’in­té­rêt, ils en pro­duisent moins que les obli­ga­tions, dont les échéances s’éche­lonnent de un à trente ans. Se­lon une étude très so­lide com­man­di­tée par Cré­dit Suisse (1), la dif­fé­rence his­to­rique entre le ren­de­ment des obli­ga­tions gou­ver­ne­men­tales à long terme et ce­lui des bons du Tré­sor à court terme est d’en­vi­ron 1,2 %. C’est ce qu’on ap­pelle la prime de risque d’échéance, soit le ren­de­ment sup­plé­men­taire of­fert pour vous convaincre d’ache­ter des obli­ga­tions, qui sont gé­né­ra­le­ment plus vo­la­tiles que les li­qui­di­tés. La prime de cré­dit est éga­le­ment plus éle­vée dans les obli­ga­tions que dans les li­qui­di­tés : la dif­fé­rence de taux entre les titres d’en­tre­prises et ceux de gou­ver­ne­ments est plus grande pour une échéance de 10ans que pour un terme de 30 jours.

Bref, si vous avez beau­coup plus de 5% en li­qui­di­tés sur une base plus ou moins per­ma­nente, vous sa­cri­fiez du ren­de­ment à long terme in­uti­le­ment. Vous n’êtes pas seul : cer­tains por­te­feuilles que j’ai étu­diés com­por­taient jus­qu’à 30 % de li­qui­di­tés. Si vous ne pré­voyez pas de­voir fi­nan­cer une dé­pense à même votre compte de pla­ce­ments, j’au­rais ten­dance à conser­ver la pon­dé­ra­tion en li­qui­di­tés le plus près pos­sible de zé­ro. pré­sentent pour­tant 30 % de la va­leur du mar­ché mon­dial. En nombre, les pe­tites et moyennes ca­pi­ta­li­sa­tions re­pré­sentent la grande ma­jo­ri­té des so­cié­tés co­tées en Bourse. De plus, la re­cherche uni­ver­si­taire do­cu­mente l’exis­tence d’une prime de ren­de­ment sur les pe­tites ca­pi­ta­li­sa­tions. Se­lon moi, vous de­vriez dé­te­nir entre 20 % et 30 % de vos ac­tions en pe­tite et moyenne ca­pi­ta­li­sa­tion pour op­ti­mi­ser le ren­de­ment ajus­té pour le risque de votre por­te­feuille.

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