Cinq trucs pour re­pé­rer les au­baines im­mo­bi­lières

Les Affaires - - Billet | Sommaire - Im­mo­bi­lier Yvan Cour­noyer re­dac­tion­le­saf­faires@tc.tc

En tant qu’in­ves­tis­seur ac­tif, col­la­bo­rer avec plu­sieurs cour­tiers im­mo­bi­liers aug­mente gran­de­ment vos chances de trou­ver la perle rare: le ven­deur mo­ti­vé qui ac­cep­te­ra de vendre au ra­bais ou en­core un im­meuble à fort po­ten­tiel in­ex­ploi­té. Plus vous au­rez de cour­tiers qui cher­che­ront avec vous, plus d’au­baines se pré­sen­te­ront à vous.

Je ne vous ap­pren­drai rien en vous di­sant qu’à pre­mière vue, les au­baines sont rares. Lors­qu’elles sont ap­pa­rentes et ar­rivent sur le mar­ché, vous de­vez être ra­pide, car elles n’y res­te­ront pas long­temps. Pour les au­baines non ap­pa­rentes, il faut ap­prendre à lire entre les lignes. Les fiches des­crip­tives que les cour­tiers vous font par­ve­nir cachent sou­vent de vé­ri­tables mines d’or. À vous de les re­con­naître.

Voi­ci donc quelques trucs et in­dices pour vous ai­der à y par­ve­nir.

Les mo­di­fi­ca­tions de prix

De­man­dez à vos cour­tiers de vous en­voyer ré­gu­liè­re­ment les an­nonces des im­meubles ayant fait l’ob­jet d’une mo­di­fi­ca­tion de prix. La plu­part du temps, elles sont à la baisse. Il y a fort à pa­rier que le prix de­man­dé par le ven­deur était trop éle­vé lorsque vous avez pris connais­sance de l’im­meuble au mo­ment de sa mise en vente ini­tiale.

L’em­pres­se­ment des ven­deurs gran­dit sou­vent avec le temps. Sur­veillez alors les mo­di­fi­ca­tions de prix et al­lez-y avec une offre d’achat si le ven­deur montre une flexi­bi­li­té sou­daine re­flé­tée par une baisse de prix im­por­tante. Sur­veillez éga­le­ment les baisses de prix ré­pé­ti­tives et celles qui sur­viennent ra­pi­de­ment après la mise en mar­ché. Pour­quoi un ven­deur ac­cepte-t-il de bais­ser son prix si ra­pi­de­ment? C’est sou­vent un signe d’im­pa­tience et de mo­ti­va­tion à vendre.

En vente de­puis plu­sieurs mois

De­man­dez à vos cour­tiers de vous four­nir des pro­prié­tés qui sont en vente de­puis plu­sieurs mois. J’ai ache­té à plu­sieurs oc­ca­sions, au cours de ma car­rière d’in­ves­tis­seur, des im­meubles qui étaient sur le mar­ché de­puis quelque temps. Il s’agis­sait d’im­meubles dont per­sonne ne vou­lait ou ne voyait pas le po­ten­tiel.

Mais pour­quoi un im­meuble se­rait-il in­té­res­sant s’il est en vente de­puis des mois, dites-vous. Il peut ne pas être pré­sen­té adé­qua­te­ment du point de vue des usages pos­sibles : peut-être pou­vez-vous y ajou­ter des lo­ge­ments, ou en­core re­fi­ler la fac­ture de chauf­fage aux lo­ca­taires. Le prix des loyers est peut-être trop bas par rap­port au mar­ché.

Ef­for­cez-vous de dé­ve­lop­per un nou­veau sens afin de voir ce que les autres ne voient pas. Je le ré­pète, les au­baines sont ra­re­ment ap­pa­rentes.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.